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Un cœur convoité
Un cœur convoité
Un cœur convoité
Livre électronique176 pages2 heures

Un cœur convoité

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À propos de ce livre électronique

— Épouser le roi Ferdinand de Slüvonie ? Mais c'est John que j'aime, sanglote Chloris. Non, je n'obéirai pas !
— Tu n'as pas le choix, rétorque sa mère.
— Plutôt me tuer !
— Eh bien, j'irai à ta place, déclare alors Giona.
Giona est prête à se sacrifier pour le bonheur de sa sœur. Car il s'agit bien d'un sacrifice : son futur époux est âgé, sectaire, et on murmure même qu'il ne serait qu'un usurpateur. À bord du train qui l'emmène vers son nouveau pays, la jeune fille va découvrir un fugitif qui se dit prétendant légitime au trône de Slüvonie.
Contraint de vivre dans la clandestinité, il lui demande son aide. C'est un révolutionnaire, un personnage dangereux ! Giona sait bien qu'elle devrait le dénoncer, pourtant, ce n'est pas du tout ce que lui conseille son cœur...
© Barbara Cartland, 1986, 2022, Saga Egmont
Pour la traduction française :
Un cœur convoité © Éditions J'ai lu, 2004
LangueFrançais
ÉditeurSAGA Egmont
Date de sortie1 mars 2023
ISBN9788728393130
Un cœur convoité
Auteur

Barbara Cartland

Barbara Cartland war die produktivste Schriftstellerin der Welt. Sie schrieb zu Lebzeiten 723 Bücher, von denen nicht weniger als 644 Liebesromane waren, die sich weltweit über eine Milliarde Mal verkauften und in 36 Sprachen übersetzt wurden. Neben Liebesromanen schrieb sie außerdem historische Biografien, Theaterstücke und Ratgeber. Ihr erstes Buch schrieb sie im Alter von 21 Jahren – es wurde auf Anhieb ein Bestseller. Ihr letztes Buch schrieb sie im Alter von 97 Jahren und es trug den vielleicht prophetischen Titel »Der Weg zum Himmel«. Zwischen den 1970er und 1990er Jahren wurde Barbara Cartland dank zahlreicher Fernsehauftritte und ihrer Beziehung mit der jungen Lady Diana zu einer Medienikone, doch ihr großes Vermächtnis werden ihre vielen inspirierenden Liebesromane bleiben. Barbara Cartlands offizielle Website: www.barbaracartland.com Bei dotbooks erscheinen von Barbara Cartland mehrere historische Liebesromane in der der HIGHLAND SKY-Reihe sowie in der REGENCY SCANDALS-Serie und Exotikromane in der Reihe TRÄUME UNTER FERNER SONNE.

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    Aperçu du livre

    Un cœur convoité - Barbara Cartland

    Barbara Cartland

    Un cœur convoité

    Traduit de l’anglais

    par Marie-Noëlle Tranchart

    SAGA Egmont

    Un cœur convoité

    Traduit par Marie-Noëlle Tranchart

    Titre Original Crowned With Love

    Langue Originale : Anglais

    © Barbara Cartland, 1986, 2022, Saga Egmont

    Pour la traduction française :

    Un cœur convoité © Éditions J’ai lu, 2004

    Cover image : Shutterstock

    Cover layout : Grafiskstue.dk

    Copyright © 2004, 2022 Barbara Cartland et SAGA Egmont

    Tous droits réservés

    ISBN : 9788728393130

    1e édition ebook

    Format : EPUB 3.0

    Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, stockée/archivée dans un système de récupération, ou transmise, sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, sans l’accord écrit préalable de l’éditeur, ni être autrement diffusée sous une forme de reliure ou de couverture autre que dans laquelle il est publié et sans qu’une condition similaire ne soit imposée à l’acheteur ultérieur.

    www.sagaegmont.com

    Saga est une filiale d’Egmont. Egmont est la plus grande entreprise médiatique du Danemark et appartient exclusivement à la Fondation Egmont, qui fait un don annuel de près de 13,4 millions d’euros aux enfants en difficulté.

    1

    1876

    — Mère est en retard, dit Giona d’un air soucieux en rejoignant sa sœur aînée au salon.

    Chloris, qui était en train d’ajourer une nappe en lin blanc qu’elle avait déjà brodée à son chiffre et à celui de son futur mari, abandonna un instant son ouvrage pour jeter un coup d’œil à la pendule en bronze doré.

    — Tu as raison.

    — Pourvu qu’elle n’ait pas eu un accident.

    — Tu vois toujours tout en noir.

    — Et toi tout en rose.

    — Écoute, il n’y a aucune raison de s’inquiéter : tu sais comme moi que mère a été appelée d’urgence par Sa Majesté. Je suppose que leur entretien a dû se prolonger.

    — J’espère que la reine n’a pas été trop désagréable.

    Chloris haussa les sourcils.

    — Quelle drôle d’idée !

    — Tu sais, on ne sait jamais avec la reine. Et mère a toujours eu peur d’elle.

    — Première nouvelle ! Comment peux-tu dire des choses pareilles, Giona ? Il me semble que tu te laisses emporter par ton imagination.

    D’un petit ton raisonnable, un peu comme si elle faisait la leçon à une enfant, Chloris poursuivit :

    — Sa Majesté aime beaucoup notre mère, qui est sa filleule, ne l’oublie pas.

    Giona ne jugea pas utile d’insister. À quoi bon parler à sa sœur du sombre pressentiment qui l’avait envahie lorsque, la veille, une invitation au château de Windsor était arrivée ?

    La princesse Louise de Grèce avait fait mine de s’en réjouir, mais sa cadette avait compris depuis longtemps qu’elle redoutait de se rendre à Windsor.

    Même si elle n’en avait jamais rien dit à personne, la princesse Louise craignait la reine Victoria. Elle n’était pas la seule à redouter la souveraine. Si le propre fils de Sa Majesté, le prince de Galles, le futur roi d’Angleterre, tremblait lorsqu’il devait se rendre au château de Windsor, que dire des gens de moindre importance ?

    Il fallait cependant admettre que la reine avait beaucoup aidé le prince et la princesse lorsqu’ils étaient arrivés en Angleterre après avoir dû fuir leur pays. Elle leur avait octroyé une petite maison « de faveur ». On appelait ainsi les demeures que Sa Majesté offrait à certains aristocrates ruinés ainsi qu’aux veuves et aux enfants des plus éminents serviteurs de la Couronne.

    Lorsque Giona alla s’asseoir près de la fenêtre, un rayon de soleil illumina les boucles d’or pâle qui encadraient son visage aux traits d’une étonnante finesse. Avec ses grands yeux bleus, elle était absolument ravissante.

    Les deux sœurs ne se ressemblaient guère. Giona avait hérité du teint d’albâtre et des grands yeux bleus de sa mère, qui était d’origine britannique, tandis que Chloris, avec son visage mat, ses prunelles sombres et ses cheveux d’ébène, tenait surtout de son père, un prince grec de sang royal.

    Si Chloris n’avait jamais manifesté beaucoup d’intérêt pour les études, sa cadette se passionnait pour tout : pour les langues étrangères aussi bien que pour les mathématiques, l’art, l’histoire ou la littérature.

    Elle regrettait amèrement de ne pas avoir reçu l’éducation d’un garçon.

    — Comme j’aurais aimé aller à Eton, puis à Oxford, disait-elle souvent.

    La princesse Louise levait les yeux au ciel.

    — Seigneur, ce qu’il ne faut pas entendre ! Ton destin, ma petite Giona, c’est le mariage. À quoi bon apprendre des choses qui ne te serviront jamais ?

    En soupirant, elle ajoutait invariablement :

    — Il est certain que si j’avais eu un fils, comme ton père le souhaitait tant, nous l’aurions envoyé à Eton et à Oxford.

    — J’aurais préféré cent fois – mille fois – , être votre fils plutôt que votre fille.

    — Ne dis pas de sottises.

    Sur ces mots, sa mère haussait les épaules et la conversation s’arrêtait là.

    La princesse Louise et ses filles n’avaient guère d’argent pour vivre. Chaque penny comptait. Elles ne pouvaient pas songer à recevoir, et on ne les invitait nulle part, pour la bonne raison que très peu de gens étaient au courant de leur existence.

    Giona, qui n’avait que dix-sept ans, n’était encore jamais allée au bal. En revanche, quelques mois auparavant, sa sœur Chloris avait été invitée à une grande réception au château de Windsor. Elle y avait rencontré le dernier des huit fils du duc de Hull, John.

    Ce dernier était tombé follement amoureux d’elle et, le lendemain, il sonnait à la porte de la petite maison « de faveur » pour demander la main de la jeune fille à sa mère.

    — Si j’étais la seule en cause, je dirais oui tout de suite, mes chers enfants, avait répondu la princesse Louise. Mais il faut demander la permission de Sa Majesté.

    Chloris avait ouvert de grands yeux.

    — Pourquoi ?

    — Parce que tu es de sang royal. Soit, ton père n’était qu’un lointain cousin de la famille régnante grecque…

    — Qui ne règne plus sur grand-chose, depuis la destitution du roi Othon en 1862, avait terminé Giona.

    La princesse Louise avait soupiré.

    — C’est exact. Désormais, un roi danois préside aux destinées du pays que je considérais comme le mien.

    À mi-voix, elle avait ajouté :

    — Nous n’avions déjà qu’une importance toute relative en Grèce à l’époque du roi Othon. Mais maintenant…

    De nouveau, Giona avait terminé la phrase que sa mère laissait en suspens :

    — Maintenant, nous ne sommes plus rien. Dans ces conditions, à quoi bon solliciter l’autorisation de la reine ?

    — Parce que nous devons respecter l’étiquette. Je dois donc demander une audience à Sa Majesté.

    À cette perspective, la princesse s’était emparée de son flacon de sels. Chloris, qui n’avait d’yeux que pour celui qu’elle appelait déjà son fiancé, n’avait rien remarqué. En revanche Giona, à qui peu de choses échappaient, s’était immédiatement aperçue du malaise de sa mère.

    — Pourquoi est-ce à vous d’aller trouver la reine ? Le duc de Hull n’a qu’à se rendre à Windsor.

    — C’est à moi de me charger de cette démarche : ne suis-je pas la filleule de Sa Majesté ?

    La princesse Louise paraissait absolument terrifiée.

    — Giona, que deviendrons-nous si elle interdit à Chloris d’épouser John ? Ta sœur aura le cœur brisé.

    — Il n’y a aucune raison pour que la reine agisse d’une manière aussi cruelle.

    — Si par hasard c’était le cas…

    Giona avait réponse à tout :

    — Eh bien, ils n’auront qu’à s’enfuir pour se marier en cachette en Écosse. Il paraît que c’est très facile, là-bas.

    — Comment peux-tu dire des choses pareilles ?

    — Pourquoi pas ?

    — Imagine le scandale !

    — Bah !

    — Sa Majesté serait furieuse.

    La princesse Louise avait tort de s’inquiéter, car la reine donna immédiatement son autorisation à ce mariage. Soulagée, la princesse revint annoncer la bonne nouvelle à Chloris, qui se mit à sauter de joie.

    Si les deux jeunes gens avaient pu agir à leur guise, ils seraient immédiatement passés devant le pasteur. Mais comme sa mère était morte récemment, John se trouvait obligé de respecter la période de deuil, que Sa Majesté avait fixée à douze mois.

    Pour la même raison, il ne pouvait être question d’annoncer les fiançailles dans les journaux.

    — Il faudra attendre le mois de novembre pour pouvoir déclarer que vous êtes officiellement fiancés, avait conclu la princesse Louise.

    — Novembre ! avait répété Chloris, horrifiée.

    — Ne sois pas trop impatiente, ma chère enfant. Tu sais parfaitement qu’il est impossible d’aller à l’encontre des conventions. Quant à la cérémonie, il me semble qu’elle pourrait être célébrée au printemps.

    Chloris avait poussé de hauts cris.

    — Encore attendre ? Non, certainement pas. Nous nous fiancerons en novembre puisqu’il n’y a pas moyen de faire autrement, mais nous nous marierons au plus tard en décembre. Ces sévères règlements sont d’un ridicule achevé. John souhaiterait que je fasse la connaissance de ses cousins et de ses amis. Et bien, c’est impossible ! Je ne suis pas censée exister. Nous qui voudrions faire partager notre joie à tout le monde, nous n’en avons même pas le droit.

    — Je reconnais que c’est frustrant, ma petite Chloris. Que veux-tu, c’est ainsi. Ni toi ni moi n’y pouvons rien.

    Avec un sourire quelque peu forcé, la princesse avait enchaîné :

    — Ne te plains pas trop. Avec un peu de chance, Sa Majesté t’offrira ta robe de mariée. Elle fait souvent des cadeaux de ce genre à ceux, parmi ses proches, qui ont des difficultés matérielles.

    Chloris avait esquissé une petite grimace.

    — Ce qui est notre cas.

    Ses yeux se mirent à briller.

    — Une robe de mariée offerte par la reine ! Quel rêve !

    — Sinon, il faudra que nous la confectionnions nous-mêmes ici, tout comme ton trousseau, d’ailleurs. Autant commencer sans tarder.

    Voilà pourquoi Chloris était en train de broder une nappe.

    Giona se pencha pour admirer le travail de sa sœur.

    — C’est très joli, ce que tu fais. Tu as tant de patience !

    Chloris éclata de rire.

    — On ne peut pas en dire autant pour toi.

    — Je n’ai jamais aimé broder. Cela m’agace à un point que tu ne saurais imaginer.

    — En revanche, tu as un don spécial pour couper les robes. Si tu devais travailler, tu pourrais devenir couturière. Toutes les grandes dames voudraient des modèles griffés Giona.

    — Il me faudrait de nombreuses employées pour les coudre. Parce que les travaux d’aiguille et moi…

    Le rire de Chloris retentit de nouveau.

    — Tu ne m’apprends rien.

    Avec espoir, elle avança :

    — Si Sa Majesté a convoqué mère, c’est peut-être pour lui apprendre qu’elle a décidé de me faire cadeau de mon trousseau ? Ou tout au moins de ma robe de mariée ?

    — Peut-être, se contenta de murmurer Giona.

    Mais elle en doutait. La reine n’allait pas appeler la princesse Louise de toute urgence à Windsor pour une robe ! Elle se serait contentée de lui faire envoyer un message. Et, de toute manière, Chloris ne se marierait pas avant de nombreux mois.

    La jeune fille entendit soudain un bruit de voiture. Quelques instants plus tard, la calèche tirée par deux chevaux bais qui était venue chercher la princesse Louise

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