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Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse : Miracle n°1: Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse, #1
Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse : Miracle n°1: Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse, #1
Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse : Miracle n°1: Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse, #1

Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse : Miracle n°1: Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse, #1

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À propos de ce livre électronique

À la frontière entre Donjons & Dragons et Good Omens, découvrez cette saga de l'été à l'humour décapant.

Qu'est donc censé faire un chevalier quand la princesse à qui il a juré fidélité décide de sacrifier une ville entière aux barbares ? Se rendre auprès du tristement célèbre Mage noir de Glauquécluse pour lui demander son aide, vraisemblablement…

Qu'est censé faire un mage noir lorsque le plus grand des preux chevalier vient requérir son aide ? L'adopter, naturellement !

Devan n'approuve pas ce plan de paiement. Tan, si.

LangueFrançais
ÉditeurMnemosyne Lit.
Date de sortie29 juin 2023
ISBN9798223274070
Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse : Miracle n°1: Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse, #1

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    Aperçu du livre

    Traité d'un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse - AJ Sherwood

    AJ Sherwood

    Miracle n°1

    Traité d’un Mage maléfique pour séduire le preux chevalier de la princesse, 1

    Traduit de l’anglais (États-Unis)

    par Terry Milien

    Mnemosyne Lit.

    Titre original : How I Stole the Princess’s White Knight and Turned Him to Villainy, Miracle 1

    Première édition

    © 2022, A.J. Sherwood, pour le texte

    © 2022, Katie Griffin, pour la couverture

    © 2023, Terry Milien, pour la traduction

    Corrections : Jean Ducerf

    ISBN num : 9798223274070

    Tous droits réservés. Cette œuvre ne peut être reproduite, de quelque manière que ce soit, partiellement ou dans sa totalité, sans l’accord écrit de la maison d’édition, à l’exception d’extraits et citations dans le cadre d’articles de critique.

    Ceci est une œuvre de fiction. Les personnages, lieux et évènements décrits dans ce récit proviennent de l’imagination de l’auteur ou sont utilisés fictivement. Toute ressemblance avec des personnes, des lieux ou des évènements existants ou ayant existé est entièrement fortuite. L’auteure reconnaît toutefois que les marques déposées éventuellement mentionnées dans la présente œuvre de fiction appartiennent à leurs propriétaires respectifs.

    Avertissement sur le contenu : cette œuvre pourrait dépeindre des scènes d’intimité entre deux ou plusieurs personnes de même sexe et un langage adulte. Elle vise donc un public averti et ne convient pas aux mineurs. L’éditeur décline toute responsabilité pour le cas où vos fichiers seraient lus par un public trop jeune.

    Lexique moyenâgeux

    Afin de respecter au mieux la licence artistique de l’autrice et la langue française, le traducteur a pris le parti de faire un mélange entre l’ancien français parlé au Moyen Âge et le langage un peu plus moderne que l’autrice a utilisé dans la version originale.

    Bagasse : fille de bas étage

    Battre le velours : faire l’amour

    Boursemolle : impuissant

    Bran : merde

    Chiabrena : chiure de merde

    Coquard : nigaud, sot

    Coquardeau : coquard, agrémenté d’une notion de « vaniteux »

    Cornebouc ou corne de bouc : interjection similaire à « merde », etc.

    Foutredieu* : interjection similaire à « nom de Dieu », « putain », etc.

    Gouge : putain

    Mordieu* : interjection similaire à « nom de Dieu », « putain », etc.

    Paillarder : faire l’amour

    Peau de zébie : rien du tout

    Saperlotte : ancêtre de saperlipopette, une manière de jurer sans blasphémer

    Sottard : couillon, imbécile

    Tudieu* : interjection similaire à « nom de Dieu », « putain », etc.

    Ventredieu* : interjection similaire à « nom de Dieu », « putain », etc.

    * Comme il ne s’agit pas d’un monde monothéiste, les expressions avec « dieu » ont été mises au pluriel là où la logique le dictait.

    Prologue

    Nous avons tous ouï le récit du royaume de Grandcru. Qui ne connaît point la jolie princesse Sérénité, au cœur sur la main et à la beauté sans pareille ? Parfaite héritière du trône ; aimée de tous, chacun attendant le jour où elle deviendrait reine…

    Perpétuellement à son chevet se trouvait le plus fidèle des chevaliers, Messire Devante Salvino. L’incarnation même de ce qu’un chevalier se doit de représenter : éternellement loyal et fort, avec un cœur qui jamais ne flanchait, pas même dans les moments les plus terrifiants. Nombre de gentes dames (et damoiseaux) se pâmaient sur son passage, car son charme ténébreux s’avérait tout aussi redoutable que sa robustesse.

    Le peuple n’avait rien à craindre, pas avec ces deux-là en charge du territoire. Aucun mal ne pourrait advenir au pays aussi longtemps qu’ils seraient l’un comme l’autre prêts à débouter tous ceux qui se présentaient à leurs portes.

    C’était à tout le moins ainsi que l’histoire était supposée se dérouler…

    Chapitre premier

    Devan

    Devan ignorait ce qu’il avait bien pu faire de mal dans une vie antérieure pour mériter une telle chose, mais son crime devait être abominable. L’obliger à demander l’aide de ce sorcier en particulier était… non, les mots lui manquaient.

    Menton levé vers le portique, un soupir s’éleva des tréfonds mêmes de son âme. En accord parfait avec tous les autres territoires de mages maléfiques, la forteresse face à lui était entièrement noire. Ses tours obscures semblaient poignarder les cieux telles des épines de ronces, sinistre promesse des tourments à venir pour quiconque oserait franchir le seuil. Le terrain s’étendant entre le portail en fer et la grande porte du château, néanmoins, semblait parfaitement entretenu… coloré, même, grâce aux roses rouges le long du sentier pavé. Voilà qui était fort étrange, d’après son expérience. En temps normal, lorsqu’un sorcier choisissait le noir comme style esthétique, il s’y adonnait jusqu’au bout, préférant les roses noires, voire aucune végétation du tout.

    La seule présence de Devan sur ces terres attestait du gouffre dans lequel sa vie était plongée. Car aussi mesquine que puisse être la princesse, le Mage noir de Glauquécluse aurait dû être pire. En théorie. À en croire les différents comptes-rendus, le maître des lieux avait détruit un contingent entier de chevaliers ainsi que deux enchanteurs de la Cour à l’âge tendre de dix-huit ans sans aucun remords, terrassait depuis les chevaliers royaux sans sommation et se faisait soi-disant régulièrement servir des chatons au dîner.

    Là où la première de ces accusations était bel et bien confirmée, Devan doutait grandement de la véracité de la dernière, n’ayant jamais réussi à le certifier. Il savait seulement que le sorcier exigeait un chaton en échange de l’octroi d’une audience.

    Oh, sapristi ! Il avait oublié d’amener un chaton.

    Ce n’était de toute façon pas le propos.

    Non, le propos était qu’il se présentait devant un mage noir pour le supplier de l’aider. Lui. Le Haut-Chevalier du Royaume. Tout ça parce que cette bagasse de princesse piquait de nouveau une colère au point de mettre en danger la vie d’autrui. La réputation de Sérénité auprès du peuple était celle d’une souveraine posée et bienveillante. Maintenir cette image intacte demandait d’ailleurs énormément d’efforts à leur équipe de relations publiques. Quand son humeur changeait (c’est-à-dire toutes les deux heures), elle devenait impitoyablement cruelle. Devan était à son service depuis dix ans, à présent… et par là, il entendait qu’il tempérait les ordres qu’elle donnait afin que ceux-ci ne puissent détruire des vies. Comme en cet instant précis. Le seul et unique but de sa venue était une fois encore de contrer l’une de ses exigences avant qu’une ville entière ne se fasse massacrer.

    Peut-être pourrait-il influencer le sorcier d’une certaine manière pendant les négociations pour qu’il se débarrasse de la princesse ? Devan tâcha de ressentir un semblant de culpabilité face à une telle pensée. Il essaya de tout son être. En vain ou presque. Hmm, il lui faudrait creuser l’idée plus avant une prochaine fois.

    Pour l’instant, sa principale inquiétude était d’avoir seulement droit à une audience. Il avait beau ne pas être affublé de sa tenue d’apparat chevaleresque, il n’en restait pas moins le Haut-Chevalier du Royaume et les chances pour que le sorcier Shinawatra engage le combat sur-le-champ étaient élevées. Il pourrait très bien ne pas avoir même le temps de prononcer un traître mot avant d’avoir à lutter pour sa survie.

    Si d’aventure il parvenait à s’assurer une audience, un nouveau problème se présenterait à lui. Devan n’avait pas amené de chaton, tout d’abord, et au-delà de ça, quand bien même sa requête parvenait aux oreilles du mage Shinawatra, ce dernier était connu pour sa grande excentricité ; qui pouvait dire, dès lors, ce qu’il exigerait de Devan en guise de rétribution ?

    Le chevalier expira tout son stress. Une inquiétude à la fois, tu veux ?

    La première étape était déjà de pénétrer dans le château. Il lui faudrait en arriver là pour pouvoir commencer les négociations. Il s’occuperait du reste au fur et à mesure.

    Levant une jambe par-dessus la selle, il descendit gracieusement de sa monture. L’animal se fendit d’un soupir, épuisé après leur longue traversée. En même temps, ils étaient partis bien avant l’aube ce matin-là et avaient chevauché presque toute la journée pour arriver à destination. Il tapota l’encolure blanche et soyeuse en exprimant doucement ses excuses.

    — Navré, Dan. Je te revaudrai ça plus tard avec moult pommes succulentes. Je te demande encore un peu de patience.

    L’étalon lui jeta un regard de biais. Dan n’oublierait pas cette promesse. Il ne les oubliait jamais.

    Devan s’avança, les rênes lâches dans sa main tandis qu’il avisait les deux créatures en poste aux grilles. Il s’agissait de menus diablotins lui arrivant à peine à la taille. Pour le moins typés avec leur peau gris foncé, leur panse bien charnue et leurs yeux verts globuleux au centre d’un visage pointu, ces gardes-ci étaient toutefois bien mieux harnachés que ceux des autres sorciers qu’il avait pu voir. Chacun portait un pantalon, des bottes et même une cotte de mail ainsi qu’un véritable heaume. Leur maître était du genre généreux.

    Ou du moins suffisamment rusé que pour armer correctement ses effectifs.

    Tous deux le jaugeaient d’un œil aussi méfiant que réciproquement.

    — Messire Chevalier, l’interpella celui de gauche d’une petite voix grinçante, êtes-vous venu chercher misère à notre maître ?

    Devan était en mesure de répondre sincèrement à cette question, à tout le moins :

    — Que nenni. Je suis venu parlementer.

    — Oh. Pourquoi ?

    — Car j’ai besoin de son aide.

    Par tous les dieux, c’était bien peu dire.

    Celui de droite se pencha vers l’autre et murmura d’un ton très audible :

    — Je lui fais pas confiance.

    — Mouais, sauf que les chevaliers peuvent pas mentir, répondit De Gauche du même ton.

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