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Le retour de la Fée
Le retour de la Fée
Le retour de la Fée
Livre électronique209 pages2 heuresMontérégia

Le retour de la Fée

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À propos de ce livre électronique

S’étant jeté corps et âme dans le piège tissé par la Baba Yaga, Mathis escompte gagner du temps afin que ses amis puissent trouver l’aide nécessaire afin de battre la sorcière. Toutefois, les forêts du nord recèlent une multitude de surprises et ne ressemblent en rien aux terres féériques imaginées par Amaryllis et Zachary.

Alors que la noirceur et la lumière entament un ballet autour de leur ancienne cité, les trois héros se retrouvent rapidement confrontés à un terrible choix: lequel de leur ami sauver et pourquoi?

Dans ces terres meurtries par la magie, seule la Baba Yaga semble encline à s’épanouir. Pourtant, dans l’ombre de son règne, une étincelle brille par intermittence et ne demande qu’à se transformer en un
terrible brasier.

Préparez-vous, chers lecteurs, pour cet ultime voyage qui s’annonce le plus farfelu d’entre tous!
LangueFrançais
ÉditeurÉditions AdA
Date de sortie8 janv. 2018
ISBN9782897679026
Le retour de la Fée
Auteur

Benjamin Faucon

Né en 1983, Benjamin Faucon vit en Montérégie avec sa femme et ses enfants. Diplômé en histoire de l’art de l’Université Bordeaux Montaigne, il s’est consacré à l’écriture dès la fin de ses études. Ses deux premiers romans ont été publiés en Europe. Il a par la suite opté pour l’autoédition de ses six romans suivants. Après un passage par la littérature jeunesse, il s’est consacré entièrement au genre du roman à suspense. Ce choix fut confirmé en 2013 par la signature d’un contrat avec les Éditions AdA pour la série La théorie des géants.

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    Aperçu du livre

    Le retour de la Fée - Benjamin Faucon

    C1.jpg

    Copyright © 2017 Benjamin Faucon

    Copyright © 2017 Éditions AdA Inc.

    Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

    Éditeur : François Doucet

    Révision linguistique : Daniel Picard

    Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux

    Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand

    Photo de la couverture : © Thinkstock

    Mise en pages : Sébastien Michaud

    ISBN papier 978-2-89767-900-2

    ISBN PDF numérique 978-2-89767-901-9

    ISBN ePub 978-2-89767-902-6

    Première impression : 2017

    Dépôt légal : 2017

    Bibliothèque et Archives nationales du Québec

    Bibliothèque et Archives Canada

    Éditions AdA Inc.

    1385, boul. Lionel-Boulet

    Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada

    Téléphone : 450 929-0296

    Télécopieur : 450 929-0220

    www.ada-inc.com

    info@ada-inc.com

    Diffusion

    Canada : Éditions AdA Inc.

    France : D.G. Diffusion

    Z.I. des Bogues

    31750 Escalquens — France

    Téléphone : 05.61.00.09.99

    Suisse : Transat — 23.42.77.40

    Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

    Imprimé au Canada

    Participation de la SODEC.

    Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC)

    pour nos activités d’édition.

    Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

    Conversion au format ePub par:

    Lab Urbain

    www.laburbain.com

    C1.jpg

    À mes lecteurs qui, par leurs bons

    commentaires, m’encouragent à poursuivre dans

    cette incroyable aventure qu’est l’écriture.

    1

    Une balade

    à dos de griffons

    Le vent soufflait dans leurs cheveux à mesure que les griffons prenaient de l’altitude.

    Laissant leur compagnon à son triste sort, Amaryllis et Zachary s’éloignaient de Belœil le cœur gros. Ils n’y pouvaient rien et devaient se rattacher à l’idée de suivre leur plan original, et ce, quel qu’en soit sa minceur. À vrai dire, celui-ci se résumait à une simple théorie émise par le médium : partir à la recherche des origines d’Amaryllis en espérant trouver une quelconque aide sur leur chemin.

    Ce plan était des plus fluets, Zachary devait le concéder, mais au stade auquel ils se trouvaient, la moindre idée leur paraissait comme une solution viable. Prisonnier — volontaire — de la toile de la Baba Yaga, Mathis laissait son destin entre leurs mains ; tout du moins, c’est ce que les deux amoureux croyaient. Toutefois, la réalité serait tout autre.

    Zachary laissa échapper un soupir en repensant à son jeune ami, puis détourna son attention de la cité pour observer les paysages environnants. Les terres désolées défilaient en dessous d’eux de la plus sinistre des façons, le sol revêtant des teintes noirâtres, des pics de glace jaillissant par instant des terres tels de sombres avertissements lancés aux rares voyageurs.

    La vie avait fui la région, mais la vue d’un rideau vert se dessinant à l’horizon leur redonna espoir. Quel que soit son pouvoir, la Baba Yaga n’avait pas réussi à contaminer toutes les régions !

    Ils gardèrent leur regard fixé sur cette parcelle d’espoir qui s’entrevoyait dans le lointain, sentant leur cœur se réchauffer à la vue de cette couleur qui détonait avec la morosité ambiante.

    Les griffons poursuivirent leurs efforts et ce qui n’était au début qu’un trait verdâtre tracé à l’horizon prit progressivement l’allure d’une immense forêt.

    Se laissant guidés par leurs montures ailées, Amaryllis et Zachary s’enfoncèrent vers le nord, survolant ces terres boisées qui s’étendaient à perte de vue.

    — Eh bien, ce n’est pas la verdure qui manque par ici, nota Zachary en se penchant sur le côté pour observer le sol qui défilait des centaines de mètres plus bas.

    N’entendant d’autres réponses que les rafales, il se redressa et voulut crier de toutes ses forces pour attirer l’attention de son amie, mais demeura sans voix. Brillant de mille feux, comme si sa peau miroitait le soleil telles des paillettes dorées, Amaryllis demeurait stoïque, le regard perdu dans le lointain.

    Il esquissa un sourire, sachant une fois de plus que son instinct lui avait donné raison. En se rapprochant du nord et de la contrée d’origine de sa mère, la jeune femme établissait une connexion qui, par la même occasion, lèverait une partie du mystère l’entourant. C’est ce que Zachary espérait du fond du cœur.

    Sortant de ses rêveries, Amaryllis tourna la tête dans sa direction et lui adressa un large sourire.

    Ses cheveux ondulés dansaient dans les airs en une valse des plus gracieuses, et ses yeux bleus ressemblaient à des lagons dans lesquels Zachary se noyait.

    Toutefois, l’apparition soudaine d’une couronne de papillons sur sa chevelure le fit grimacer. Ces insectes lui donnaient froid dans le dos et le poussaient à se méfier de la vraie nature de la jeune femme. Gêné, il se contenta de lui répondre par un timide salut, puis feignit de chercher une quelconque chimère à l’horizon pour tourner la tête.

    — Maudites bestioles, grommela-t-il en repensant aux lépidoptères.

    Tenant toujours son chapeau haut de forme d’une main, Zachary tapota le flanc du griffon et lui demanda de réduire son altitude. Répondant du tac au tac, la bête s’exécuta et à la manière d’un avion de chasse pencha sur la droite pour se laisser tomber en direction du sol, suivie par l’autre griffon.

    Les deux bêtes conclurent leur descente en se stabilisant à quelques centimètres de la cime des arbres, leurs serres traînant parmi ce dense tapis de feuilles.

    Regardant les alentours à la recherche d’un endroit pour atterrir, Zachary désigna une clairière qui se dessinait en avant d’eux.

    Se redressant sur sa monture, il fit signe à Amaryllis dans l’espoir de lui indiquer leur destination. Son manteau flottant au vent et son chapeau menaçant de s’envoler à la moindre inattention de sa part, le médium tanguait dangereusement tout en tentant de se faire comprendre par sa tendre moitié.

    Le voyant s’agiter tel un pantin de bois, Amaryllis ne put s’empêcher de rire. Elle lui adressa une grimace et talonna délicatement le griffon tout en lui demandant de fondre en direction de la clairière.

    Sa manœuvre prit de court Zachary. Le temps perdu à réaliser ce qu’Amaryllis tramait, il ne fut jamais en mesure de combler son retard et dut s’avérer vaincu face à cette course improvisée.

    L’un après l’autre, les griffons se posèrent dans une vaste clairière au milieu de laquelle trônait un cercle de pierres.

    Les bêtes laissèrent dans le sol deux sillons de terre retournée sous l’effet de leurs serres, transformant la clairière en un champ labouré.

    Immobilisée une dizaine de mètres plus loin que son compagnon, Amaryllis se tourna vers Zachary et s’esclaffa :

    — Perdu !

    Il se contenta de garder le silence, préférant contempler son visage. Comme à l’accoutumée, la jeune femme resplendissait sous les rayons du soleil, une multitude de particules dorées l’entourant, accentuant ainsi son allure féérique.

    — Je le savais, se dit-il en la voyant briller de mille feux dans cet environnement. Bienvenue chez toi, Amaryllis ! s’écria-t-il tout sourire, avant d’observer la clairière.

    La lisière de la forêt dégageait ce je-ne-sais-quoi d’enchanteur tandis que les dolmens dressés en direction du ciel formaient un centre à la fois gracieux et mystérieux au milieu de cette étendue de mousse verte.

    Ce cadre lui paraissait des plus féériques et annonciateur de grandes choses. Toutefois, Zachary ne se doutait pas un instant que, telle la plus perfide des moisissures qui rampe sous l’écorce d’un arbre, le mal sommeillait déjà dans cette contrée, n’attendant que le moment opportun pour se révéler au commun des mortels.

    2

    Une marche

    dans les ténèbres

    Mathis leva la tête de la pointe de ses bottes pour regarder en direction du messager aveugle. L’homme à la solde de la Baba Yaga menait la marche, zigzaguant entre les rigoles noirâtres comme si sa cécité n’avait jamais existé. Il enjambait les embûches et il contournait les crevasses avec la plus grande aisance.

    Complétant ce décor macabre, une odeur nauséabonde s’échappait des entrailles de la Terre, forçant le jeune garçon à se pincer le nez. Ces effluves de soufre et de putréfaction se répandaient dans l’atmosphère à mesure qu’ils s’approchaient de la cité et servaient d’avertissement à quiconque souhaitait s’en approcher davantage.

    De près, les hautes murailles donnaient froid dans le dos. Recouvertes de glace et hérissées de pics luisants, ces dernières avaient non seulement perdu de leur lustre d’antan, mais revêtaient une allure guerrière.

    Les cris de dragons fendaient l’air en de sinistres échos, se perdant dans la campagne environnante au gré des rafales. Cette atmosphère glaciale se trouvait complétée par un impénétrable voile nuageux qui ondulait au-dessus de la cité.

    Mathis prit une profonde inspiration, cherchant à garder les idées claires dans sa tête. Il devait impérativement éviter de tomber dans le piège que lui tendait la sorcière.

    La Baba Yaga déployait tous ces artifices dans un but bien précis, et il n’était pas dupe. Malgré son jeune âge, il prenait progressivement conscience de ses pouvoirs, et sa petite voix intérieure lui intimait de demeurer concentré, car son adversaire voulait à tout prix le berner par tous ces stratagèmes.

    Se contentant de suivre le messager, il passa le reste du trajet à soupeser les différentes options qui s’offraient à lui. Devait-il lui fausser compagnie à la moindre occasion ou était-il préférable d’attendre une fois entré dans la cité ? À moins que confronter la sorcière soit la meilleure chose à faire ?

    Il rejeta aussitôt la dernière possibilité, se rattachant à l’idée que l’effet de surprise serait toujours préférable face à une adversaire de cette taille. Mais quel sort allait-elle réserver à Gontrand s’il fuyait le messager ?

    Mathis jeta un coup d’œil en direction de la grande arche qui s’ouvrait dans le mur de fortification ; la herse gelée demeurait suspendue dans les airs, prête à s’abattre à la moindre demande des gardes.

    Mathis se rapprochait inexorablement de la cité et devait faire son choix. Les idées se bousculaient dans sa tête. Les grognements poussés par les dragons résonnaient dans ses oreilles tandis que les courants d’air glacials l’enveloppaient, ralentissant son raisonnement.

    En cet instant, la peur hantait chacun de ses pas.

    « Tu ne dois pas te laisser avoir », tenta-t-il de se convaincre, elle cherche à te distraire. Le démon ! Oui, le démon, songea-t-il, tu as réussi à le vaincre en laissant tes pouvoirs prendre le dessus sur tes questions ! »

    Ce souvenir lui revint en mémoire et éclipsa tout autre sentiment.

    Il esquissa un sourire et franchit les douves, s’engouffrant dans la cité à la suite du messager. À peine avait-il fait quelques mètres que la herse s’abaissa d’un coup sec dans son dos. Toutefois, ce fait ne l’étonna pas ; il s’y attendait !

    La sorcière souhaitait à tout prix le garder enfermé dans la cité. Elle ne voulait pas que sa proie s’échappe de sa toile ; pourtant, c’était exactement ce que comptait faire Mathis, et si ce n’est plus…

    En pensant à son plan qui se dessinait dans son esprit, il ne put s’empêcher de rire. Il allait la prendre de surprise et, qui plus est, en jouant son propre jeu !

    — Suivez-moi, nous nous rendons directement dans la tour de notre très chère reine…

    N’entendant aucune réponse, le messager se retourna brusquement, tendant l’oreille pour guetter le moindre son.

    Pas une seule personne n’arpentait la rue. Il étira le cou, se concentrant sur ses autres sens qui compensaient pour sa cécité. Il se trouvait bel et bien seul ; l’enfant venait de prendre la poudre d’escampette !

    Sa grimace le défigura, puis, au fil des secondes, celle-ci se transforma en un sourire perfide.

    — De toute façon, il finira bien par s’y rendre lui-même, car le seul moyen de sortir de cette cité est… de passer devant la reine ! rit-il en reprenant son chemin.

    3

    Les dolmens

    Amaryllis et Zachary regardèrent les griffons s’envoler dans le ciel en de lents battements d’ailes. Ces bêtes leur avaient rendu un fier service en les amenant ici, mais le temps était venu de les laisser repartir.

    Le médium jeta un coup d’œil complice à son amie.

    — Bon, eh bien maintenant nous sommes seuls, s’exclama-t-il en faisant un pas dans sa direction, bien décidé à gagner un baiser.

    Elle répondit à ses avances par un petit rire et s’éloigna de lui en

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