La Cité Éveillée: Épées des Hommes et des Anges, #1
Par Arthur Miriello
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À propos de ce livre électronique
Au tout début de l'Histoire de la Terre, l'humanité s'est rapidement multipliée et s'est grandement propagée parmi les terres. Elle assujettissait tout sur son passage, même les grands dinosaures.
Dotés d'une imagination florissante pour les arts et le façonnage de la pierre, les humains construisaient de grandes villes d'une splendeur magnifique.
Ils maîtrisaient aussi la forge de l'acier et la fabrication de grandes armes de guerre.
Ils se regroupaient en armées et étaient de vaillants conquérants à la guerre. Hélas, ils en sont venus, peu à peu, à en oublier leur Créateur et à se laisser conduire par leur orgueil et leurs mauvais désirs.
Alors que les fils de Caïn devenaient de plus en plus mauvais, les fils de Seth, eux, se dressaient contre eux, armés d'une grande foi en leur Créateur.
Les récits de leurs exploits sont devenus des légendes, tout comme l'existence d'une certaine épée… Une épée qui soulevait l'infamie et la crainte, réputée d'avoir été forgée par la main de Dieu. Beaucoup croyaient en l'existence de cette épée qui avait, selon certains, le pouvoir d'octroyer de puissantes victoires et même l'immortalité
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Aperçu du livre
La Cité Éveillée - Arthur Miriello
LE ROI DÉCHU
L’eau scintillait sous les rayons du soleil, alors qu’elle se déversait dans la rivière étroite. À travers son bleu limpide, on pouvait voir des poissons nager doucement, montant et redescendant le courant, tout en demeurant tout près les uns des autres. Soudain, le sifflement d’une flèche vint percer l’air et briser la tranquillité des flots en s’y enfonçant. Un fil à pêche attaché à la flèche suivait celle-ci. En peu de temps, la ligne se tendit et un jeune homme, debout sur une petite falaise aux abords de la rivière, se mit à la remonter. Son cheval, attaché à un arbre à quelques pas de là, regardait la scène calmement.
Alors que la flèche émergeait peu à peu de l’eau, on pouvait apercevoir un poisson se dandinant à sa pointe. Lentement, le jeune homme remonta sa ligne d’un air joyeux, jusqu’à ce qu’il puisse enfin saisir le poisson fièrement en affichant un sourire de satisfaction.
Son nom était Dunen, deuxième fils de Favro, Roi de Teranda. Son visage était doux, mais aux traits bien définis; ses yeux noirs et curieux, et ses cheveux d’un brun foncé. Il était de taille moyenne en comparaison avec la plupart des hommes de la région, mais d’un pas sûr, solide et d’une démarche confiante, témoignant de son éducation au sein d’une importante et fière famille.
Occasionnellement, Dunen quittait le palais et la vie citadine pour passer quelques moments paisibles aux abords de la rivière qui coulait des montagnes. Il aimait beaucoup pêcher le poisson et pratiquer le tir à l’arc dans son domaine privé. Il se disait qu’utiliser des poissons comme cible offrait un plus grand défi que des cibles fixes comme celles utilisées pour ses entraînements. Les cibles mobiles étaient plus difficiles à atteindre, ce qui l’aidait à acquérir un tir plus précis et mieux dirigé.
Alors qu’il s’était assis afin de retirer le poisson de sa flèche, un bruit de sabot de cheval, venant de la forêt, attira son attention. Dunen se leva pour voir qui venait. Sur un sentier étroit de la forêt, il aperçut un cheval et son cavalier.
« Dunen! », s’écria la voix d’une jeune fille.
Dunen reconnut immédiatement la voix d’Aristinne. Elle était la fille d’un seigneur, c’est-à-dire d’un propriétaire de terres, à Teranda. Sa famille était proche amie de la sienne, et certains se demandaient même s’ils ne finiraient pas par se marier un jour. Bien que Dunen appréciait la compagnie d’Aristinne, son intérêt pour elle ne s’était jamais développé au-delà de l’amitié.
« Me voici! », s’écria-t-il, alors qu’elle arrivait à la petite clairière.
La cavalière descendit de sa monture, vêtue de sa tenue d’équitation en cuir beige. Elle s’approcha de Dunen et le salua respectueusement en s’inclinant devant lui comme le veut la coutume. Dunen trouvait cela agaçant puisqu’il la considérait comme une proche amie et, de plus, cela lui rappelait sans cesse sa position princière.
« J’ai été envoyée pour vous chercher! », dit-elle joyeusement.
« Par qui? » demanda Dunen, alors qu’il était retourné enlever le poisson de sa flèche.
« Maître Penahas. Il m’a avisée que votre père réclame votre présence à ses côtés dans la grande salle », l’informa-t-elle, tout en l’observant avec intérêt.
« Des problèmes encore une fois, je présume », dit-il d’un air ennuyé, tout en arrachant le poisson de sa flèche. « Mon père veut m’apprendre comment il traite des affaires légales avec les seigneurs de la ville. »
« Il fait bien. Vous êtes un prince et héritier du trône », dit Aristinne, espérant secrètement qu’un jour il devienne roi.
« Je ne veux pas devenir roi. Mon père a choisi Tharan. Il est le premier-né et le bon choix. Mon frère sera un excellent roi, et moi je me tiendrai à ses côtés », dit Dunen fièrement.
Aristinne sourit, admirant sa dévotion et son esprit humble.
« Allons-y! », dit-il, abandonnant là le poisson et ramassant son arc et ses flèches.
Dunen aida Aristinne à se hisser sur sa monture, il détacha ensuite la sienne et l’enfourcha. Ils partirent tous les deux au galop, fonçant têtes premières dans les bois. Ils chevauchèrent ainsi tout le long du trajet, sous les rayons de soleil perçant ici et là derrière les arbres.
La cité de Teranda reposait sur un large plateau, au cœur d’une vallée entourée de forêts. Non loin de là, à l’ouest, les grandes montagnes Magdin s’étalaient du nord au sud. Tout chemin menant à la ville, en dehors de la vallée et du col de la montagne de Perethes, était périlleux et très difficile. Une grande muraille de pierre, haute et profonde, protégeait la ville de Teranda. Seuls quelques maisons et le palais royal s’élevaient au-dessus de ses murs et pouvaient être vus de loin. Depuis le jour de sa construction, par le roi Anandun, le grand-père de Dunen, aucune armée n’avait été en mesure de la surmonter. La muraille de Teranda était réputée dans tout le pays et elle inspirait le respect.
Dunen et Aristinne approchèrent Teranda du nord, galopant en direction de ses portes principales. Un flot continuel de marchands et de paysans passait par les grandes portes de la ville, sous le regard avisé des gardes qui surveillaient toutes les allées et venues. Dunen se mêla au flot de passants. Les gens du peuple saluèrent leur jeune prince et les gardes s’inclinèrent respectueusement devant lui. Les rues de Teranda étaient remplies de gens vaquant à leurs affaires, alors que Dunen et Aristinne trottaient le long de la rue principale.
« Je vous prie de bien vouloir m’excuser, Dunen », dit Aristinne déçue, alors qu’ils arrivaient à la croisée du chemin conduisant à sa propre maison. « Ma mère m’attend. »
« Au revoir, Aristinne. Salue tes parents pour moi et dit leur que je viendrai leur rendre visite bientôt! », promit Dunen en la regardant partir.
Elle le salua de la main, heureuse d’avoir entendu cette promesse.
Dunen arriva à la place du palais et la trouva, comme d’habitude, bien occupée. Des seigneurs en visite venaient gérer leurs affaires avec le Roi ou auprès des dignitaires de la ville. Leurs serviteurs et gardes personnels se promenaient, pendant que les maîtres terminaient leur besogne. Les serviteurs du palais s’affairaient, s’efforçant de répondre aux besoins des visiteurs durant leur séjour.
Le palais royal s’élevait en hauteur sur plusieurs étages, ses murs d’ivoire brillaient au soleil. Ses tours grandioses s’élevaient encore plus haut, arborant chacune le drapeau de l’emblème royal de la famille, soit un lion d’or. De grandes arches blanches et leurs piliers décoraient les murs. Des marches de marbre blanches conduisaient aux immenses portes principales. Un petit mur de pierre entourait le palais et une immense arche ouvrait la voie. L’entrée n’avait ni grille ni porte.
Quand Dunen atteint l’escalier menant au palais, des serviteurs vinrent immédiatement s’occuper de son cheval dès l’instant où il en descendit. Il monta une à une les marches et aperçut Penahas se tenant devant l’entrée gardée par des soldats royaux. Penahas était le conseiller familial. C’était un homme mince et fragile, pourtant, il ne semblait jamais fatigué malgré toutes les fonctions qui lui étaient confiées par le Roi. Il était fort apprécié, aimé et honoré pour sa sagesse et sa loyauté.
« Dunen! », dit-il en s’inclinant rapidement. « Votre père vous demande à ses côtés en uniforme complet. »
« J’en ai eu vent, Penahas. Qui donc s’est présenté au trône? », lui demanda Dunen en entrant dans le palais à ses côtés.
« Lurion! », lui répondit Penahas d’un ton alarmé.
Dunen le regarda dégoûté, « Il est venu défier mon père encore une fois. Il en a de l’audace! »
« Non par sa propre force, je vous l’assure. Il est grandement soupçonné… », ajouta Penahas.
« Si vous croyez les rumeurs disant qu’il sert Ernum, je n’en doute aucunement, Penahas », répliqua Dunen sous un sourire narquois.
Penahas sourit, content que le jeune prince soit informé des affaires courantes du trône.
Les deux hommes poursuivirent leur marche à travers un large couloir. Des arches en pierre s’élevaient au-dessus d’eux, ornées de motifs délicats. Le sol de marbre brillait de ses nombreux dessins et méandres irréguliers.
« Nous ne savons rien encore de ses manigances », relata Penahas.
« Je suis persuadé que mon père sait mieux que nous ce qui se passe avec ce serpent. Il saura bien comment agir avec lui », répliqua Dunen avec confiance.
Ils quittèrent tous les deux le couloir et firent un virage pour rejoindre l’escalier qui conduisait aux appartements familiaux.
« Je vais rejoindre votre père. Dépêchez-vous, ou il sera mécontent de moi! » supplia Penahas.
« Ne vous inquiétez pas, je le ferai. », lui assura Dunen en dévalant l’escalier en colimaçon.
Dunen atteint sa chambre et y trouva des serviteurs qui l’attendaient, prêts à l’assister pour son habillage. De grandes fenêtres avec vue sur les montagnes du nord étaient ouvertes. Une douce brise traversait la pièce et faisait danser les rideaux bourgogne. Une porte située à côté de la fenêtre menait à un petit balcon. La chambre était très grande. Le lit de Dunen était appuyé contre un mur et couvert d’un édredon bleu pâle. Sur un autre mur se trouvaient des bannières et des trophées qu’il s’était mérité lors de festivals et de concours, ainsi que durant ses diverses études.
Dunen enleva ses vêtements d’équitation, et les serviteurs l’aidèrent aussitôt avec son armure.
« Allez-vous porter votre casque, mon seigneur? », demanda l’un des serviteurs.
« Non. Mon épée seulement », lui répondit-il.
Un serviteur lui apporta son épée et son fourreau et attacha le tout à sa taille.
Dunen se demandait si sa présence dans la grande salle était réellement nécessaire. Il avait vu suffisamment d’affrontement de ce genre pour toute une vie, se disait-il.
Soudainement, des cris se firent entendre à l’extérieur. Dunen et ses serviteurs se regardèrent les uns les autres se demandant la raison de ce bouleversement. Puis ils entendirent le son des trompettes. Le cœur de Dunen sursauta, alors qu’il reconnut le signal d’avertissement d’une attaque sur la ville. Dunen et ses serviteurs se précipitèrent sur le balcon et regardèrent en bas, pour y voir la cour du palais. Les serviteurs furent pris d’étonnement à la vue de ce qui s’y trouvait.
À sa grande surprise, Dunen vit sa garde royale combattre des paysans armés. S’approchant pour voir le combat de plus près, il fut encore plus étonné d’y voir ses soldats en train de perdre la bataille. En état de choc et d’incrédulité, il observa davantage les paysans et put découvrir, par leur maîtrise de l’épée, qu’il s’agissait en fait de soldats ennemis déguisés. À l’instant même Dunen réalisa qu’ils étaient attaqués secrètement; ce qui rendait la situation très périlleuse.
Dans toute cette frénésie, Dunen aperçut encore de nombreux autres paysans armés qui se précipitaient vers le palais. Estimant que ses soldats allaient bientôt se retrouver en infériorité numérique, Dunen songea à sa famille.
Effrayé, il quitta sa chambre en courant, laissant ses serviteurs troublés. Alors qu’il se précipitait vers l’escalier, il entendit un cliquetis d’épées et des cris d’hommes. Dans l’escalier, deux de ses soldats tentaient d’empêcher au moins trois assaillants de monter. Comme la voie était obstruée, Dunen décida de se rendre à la salle du trône par le balcon. S’élançant par le long couloir, il arriva à la porte qui donnait sur le balcon de la salle du trône. Il ouvrit la porte, et se précipita à l’extérieur, mais fut arrêté brusquement dans sa course par la scène qui se déroulait plus bas. La salle du trône était dans un tumulte de combat et de croisement de fer sans pareil. Sur le dais du trône, Dunen vit son père et son frère combattre plusieurs adversaires. Pas plus d’une demi-douzaine de soldats, parmi les gardes du palais, étaient assemblés autour du Roi, tous les autres étaient dispersés.
Même si son peuple se battait habilement, les soldats ennemis ne cessaient de surgir. Dunen craignait pour son père et voulait être à ses côtés.
La porte de la galerie s’ouvrit soudainement et deux envahisseurs, épées tendues vers le ciel, se ruèrent sur Dunen.
Dunen retira rapidement son épée et engagea le combat. Avec adresse, il réussit à les maîtriser jusqu’à ce qu’il puisse trouver une ouverture chez l’un deux et le frappa du tranchant de son épée. Sans hésiter, Dunen reprit le combat avec le soldat restant, alors que le premier gisait sur le sol. Avec grande colère, Dunen renversa ses adversaires et retourna ensuite à la scène qui se déroulait plus bas.
La troupe de gardes entourant son père avait diminué. Pendant qu’il l’observait, Dunen perçut le regard anxieux de son père parcourant la salle à la recherche de quelqu’un, tout en luttant pour retenir ses adversaires. Dunen réalisa soudain que c’était lui que son père cherchait.
« Père! », cria-t-il par-dessus tout le vacarme.
Il dut crier une seconde fois pour que son père lève les yeux et le
