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Tabouleh et kalachnikovs: Ernest Rudel et Cie
Tabouleh et kalachnikovs: Ernest Rudel et Cie
Tabouleh et kalachnikovs: Ernest Rudel et Cie
Livre électronique174 pages2 heures

Tabouleh et kalachnikovs: Ernest Rudel et Cie

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À propos de ce livre électronique

En mission œnologique et viticole pour le Château Safinat Nuh au Liban, Parthena et Ernest Rudel sont enlevés par un groupe armé du Hezbollah. Ils deviennent otages pour forcer le gouvernement français à négocier un renoncement à son soutien à la politique d’Israël pour le Sud-Liban. Un libération rapide semble impossible. Mickey et Claude, les amis du couple, deviennent malgré eux, « honorables correspondants » des services de renseignements français…
LangueFrançais
ÉditeurLes Éditions du Net
Date de sortie9 juil. 2024
ISBN9782312145181
Tabouleh et kalachnikovs: Ernest Rudel et Cie

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    Aperçu du livre

    Tabouleh et kalachnikovs - Jean Luc Buetas

    cover.jpg

    Tabouleh

    et kalachnikovs

    Jean Luc Buetas

    Tabouleh et kalachnikovs

    Ernest Rudel et Cie

    Préface de Bernard Aujoulet

    LES ÉDITIONS DU NET

    126, rue du Landy 93400 St Ouen

    Du même auteur

    Les Voéyaghes d’Albertine. P’rmière Rabalée, Les Éditions du Net, 2017

    Les Voéyaghes d’Albertine. Deusième Rabalée, Les Éditions du Net, 2018

    Mourcias Chouésits de l’Ajhasse Désencruchée, Les Éditions du Net, 2017

    Probabilités et statistique (ce que j’en ai compris si ça peut aider), Les Éditions du Net, 2020

    Initiez-vous à la langue saintongeaise avec Albertine, Les Éditions du Net, 2020

    La Thieusine d’Albertine, Les Éditions du Net, 2021

    A la Santé de César, Ernest Rudel et Cie, Les Éditions du Net 2021

    Néonazis, pesticides et OGM, Les Éditions du Net, 2022

    On n’est pas des saints. Ernest Rudel et Cie, le Défi ; Les Éditions du Net, 2023

    Dictionnaire Français Gabaye, Les Éditions du Net, 2023

    Les Voéyaghes d’Albertine, La Compiète, Les Éditions du Net, 2024

    Sous la direction de l’auteur, ouvrage collectif :

    L’Art Au Château 2022, Les Éditions du Net, 2022

    Art et Culture en Pays Gabaye 2024, Les Éditions du Net, 2024

    Illustration de couverture : DJEDJ

    © Les Éditions du Net, 2024

    ISBN : 978-2-312-14518-1

    À Michel, mon Papa, qui n’aura pas eu le temps de lire la fin de cette histoire.

     « L’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine et la haine conduit à la violence. Voilà l’équation »

    Ibn Rochd de Cordoue Averroès

    Avertissement au lecteur

    Chère lectrice, cher lecteur, cet ouvrage a été autoédité, ce qui signifie que nous avons tout fait nous-mêmes, écriture, corrections, illustrations, édition. Nous avons eu recours parfois à des gens de bonne volonté pour la β lecture et les corrections. Néanmoins, l’ouvrage est loin d’être parfait, il y a encore, sans doute, des fautes, des erreurs, et nous comptons sur vous pour nous permettre de les corriger Merci de votre indulgence et de votre aide.

    Courriel : jeanlucbuetas.auteur@gmail.com

    Deuxième avertissement sans frais

    Toute ressemblance naninanère serait fortuite, indépendante de la volonté de l’auteur, blabla, blabla. Bref, c’est une fiction. Donc, tout est faux, sauf ce qui est vrai, et Lycée de Versailles. Saint-Cloud very moche.

    Préface

    Le hasard est grand, à moins que ce ne soit le monde qui soit petit. Les deux sans nul doute.

    Au cours de ma longue carrière militaire, j’ai croisé le chemin de nombre de soldats d’active comme on dit, des engagés, mais aussi des appelés, tant français qu’étrangers. Alors, comment me souvenir de tous ? À l’exception de quelques collègues restés proches, par amitié ou par la force des choses, des souvenirs de combats, d’interventions, et puis ceux qui nous ont quittés en faisant leur devoir.

    Malgré tout, il arrive parfois que l’on se souvienne de gens qui pourtant ne sont restés qu’une courte période dans notre entourage.

    Ainsi lors d’un dîner avec un ami, lui-même ami d’un ami qui s’occupe d’édition de livres, celui-ci aborde le thème du Liban ayant lu en diagonale l’ébauche d’un manuscrit qui parle de vignes dans la Bekaa et du Hezbollah. Puis la conversation dériva sur d’autres sujets.

    Cette conversation avait néanmoins réactivé des souvenirs, qui, d’ordinaire, restaient paisiblement au fond de ma mémoire. Ceux de la période de ma mission au sein de la FINUL{1} au Liban.

    J’avais été confronté aux accrochages sanglants impliquant les Casques Bleus à la fin des années 1970 et jusqu’au milieu des années 80, aux pertes de septembre 1982, puis de 1983 à 1984, et en particulier suite à l’attaque de l’immeuble Drakkar en octobre 1983, où une soixantaine de parachutistes du 1° RCP furent victimes d’un attentat sanglant à BEYROUTH ouest.

    Le hasard… Les secouristes qui sont intervenus, en plus des marins du navire-hôpital de la Marine Française, sur le DRAKKAR étaient ceux de la Sécurité Civile de Brignoles (UISC7{2}). Le hasard, donc, ce n’est qu’à la fin de ma mission au Liban et suite à mon retour en France, je fus nommé comme chef de corps de… l’UISC7, commandant de l’Unité de Brignoles. Et commandant sur une grosse intervention à Mexico après le tremblement de terre de septembre 1985.

    Le hasard… En mars 1986, vers dix-huit heures, alors que j’allais quitter la caserne, un appelé affecté au poste de garde fait arrêter mon véhicule, et appliquant les ordres à la lettre, inspecte la voiture, les papiers de bord, le permis de mon chauffeur, un appelé lui aussi. Et cela dura un grand moment. D’habitude, à ce poste, les gardes me reconnaissaient, ouvraient la barrière et me laissaient passer. Je soupçonnais donc, ce sapeur de faire du zèle intentionnellement, étant sans doute mécontent d’avoir été affecté à la garde du poste pendant vingt-quatre heures. Mais, je ne pouvais rien lui reprocher, puisque cela correspondait à la procédure. Enfin, j’eus droit au salut réglementaire, presque trop parfait.

    Je demandais à mon secrétaire, un appelé encore, le lendemain, sitôt les couleurs levées, qui était de garde la veille. J’obtenais rapidement le nom du zélé sapeur, que je convoquais sans tarder à mon bureau. À son arrivée, j’eus droit, comme la veille au salut réglementaire et à la présentation par lui-même de l’homme de troupe. Je le félicitais pour sa garde efficace avec un sourire en coin, sourire en coin qu’il arborait lui aussi. Je le fis asseoir, et lors de notre conversation, j’appris rapidement qu’il avait vingt-six ans, alors que la moyenne d’âge de cette unité était de dix-neuf ans pour les appelés, ce qui justifiait son surnom « Papi », qu’il était sursitaire suite à des études universitaires. Et pour lui la discipline bien appliquée n’était qu’une façade. Nous en sommes arrivés rapidement, mais j’ignore toujours par quel chemin, à parler littérature.

    Plus tard, quand il passait devant mon bureau, il venait me saluer, et nos conversations reprenaient sur la littérature, les mérites de tel ou tel auteur.

    Par deux fois, nous avons participé aux mêmes interventions, un feu de forêt près d’Aix-en-Provence, et le tremblement de terre à Kalamata, en septembre 1986.

    Il termina son service en février 1987, et je n’en ai plus entendu parler, jusqu’à ce que mon ami me fasse part de l’existence de ce manuscrit et surtout m’indique le nom de l’auteur, un certain Jean Luc BUETAS, ou devrais-je dire Caporal-chef BUETAS, auquel j’ai eu le plaisir de remettre la médaille de la Défense Nationale.

    Hasard…

    Ainsi, quand la demande m’en a été faite, il m’est paru évident que je ne pouvais refuser de faire la préface de cet ouvrage. En lisant les lignes de ce roman, j’ai revu le Liban que j’ai connu, les intrigues, l’insécurité qui règne encore dans ce pays, alors qu’il est si beau. Quelle que soit leur confession, les gens de là-bas aiment leur Pays, parfois d’une façon que l’on ne comprend pas toujours, mais que l’on doit respecter.

    J’ai fait la connaissance d’Ernest Rudel, œnologue comme l’auteur, géologue au début. Hasard ?

    Général Bernard Aujoulet

    img1.jpg

    Figure 1 Le Colonel (à l’époque) Aujoulet sur les décombres d’entraînement au sauvetage et déblaiement à l’UISC7 de Brignoles (83)

    La galerie des personnages

    Pour celles et ceux qui n’auraient pas participé aux précédentes aventures d’Ernest Rudel et de sa bande, ou bien pour ceux qui auraient oublié, déjà, revenons un instant sur les personnages amenés à participer à ce nouvel épisode ou aux suivants.

    Ernest Rudel, œnologue blayais, personnage principal. Arrière-petit-fils de Clodomir Rudel, héros de la guerre de 14-18, qui lui a légué son bureau et une énigme (voir A la Santé de César). Un peu casanier sur les bords, n’aimant l’aventure que dans les livres ou à la télévision, il est néanmoins amené à en vivre malgré lui. Assez épicurien, le monde de la vigne et du vin lui procure bien des occasions de célébrer les terroirs et leurs richesses. Il parle volontiers en langue régionale, le gabaye, variante girondine du saintongeais et cultive l’amitié, notamment avec Mickey, l’ex-titi parisien, et Claude, le gendarme.

    Il est marié à Parthena, dont il est fou amoureux.

    Parthena Rudel, la jeune femme d’Ernest. Fille d’une Française et d’un Grec, elle a vécu la plus grande partie de sa vie dans le Péloponnèse, au sud de la Grèce, mais elle a fait ses études d’œnologie à Bordeaux, durant lesquelles elle a rencontré Ernest. Leur attirance réciproque n’a pas donné lieu, à cette époque, à une vraie relation amoureuse. Il leur faudra attendre des années avant qu’ils se revoient et qu’ils tombent dans les bras l’un de l’autre. Parthena avait été mariée à Démétrios Emirza (qu’Ernest appelle Dékonos de Pleintubos) et avait eu une fille de cette union, Julia. Parthena est très jolie, avec beaucoup d’esprit, mais elle est d’une jalousie féroce, prête à écorcher vive celle qui s’approcherait trop près d’Ernest, lui-même ayant du mal à calmer son agressivité devant le regard insistant des hommes qui la croisent.

    Clodomir Rudel, héros de la guerre de 14-18, historien amateur à la recherche de la Villa d’Ausone, le poète romain qui vécut dans le Bordelais, et dans le Blayais selon la légende. Passionné d’aviation, et pilote lui-même, il sera le premier à pratiquer grâce à son aéroplane, ce qu’on qualifiera bien des années plus tard de télédétection. Brisé par la guerre et la mort de sa femme, il s’éteindra sous l’occupation, comme pour ne pas subir la domination d’une armée qu’il avait combattue. Il laisse à Ernest son bureau et ses archives.

    Julia Emirza-Rudel, adoptée par Ernest autant qu’Ernest a été adopté par Julia. C’est elle qui a décidé d’accoler officiellement le nom Rudel à son nom de naissance. Elle est aussi jolie que sa mère, douée d’une intelligence prodigieuse, et d’un caractère de cochon, têtue comme une mule, mais affectueuse au possible, on lui pardonne tout.

    Nicolas Rudel, surnommé P’tit Rudel, le petit dernier, adoré par ses grands-parents qu’il mène par le bout du nez, petit caïd de l’école maternelle, souvent puni, mais toujours absout car il est bon élève, apprend vite, et notamment le gabaye grâce à Mickey, au grand désespoir de sa grand-mère, retraitée de l’Éducation Nationale.

    Hanna et Pierre Rudel, les parents d’Ernest. Pierre a suivi le fil de vie du Chateau Gradecap{3}, devenant vigneron après avoir fait les quatre cents coups. Hanna, qui arrivait du Danemark et qui réussit le tour de force d’assagir Pierre. Elle sera professeur d’allemand au Lycée de Blaye.

    Mickey, Michel de son prénom, c’est l’ami fidèle, le compagnon des quatre cents coups, mais aussi l’épaule dont on a besoin parfois. Il s’est totalement intégré à sa région d’adoption, parlant

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