À propos de ce livre électronique
Un jour, il décida d'y remédier. Il se rendit chez un apothicaire et suivit ses conseils. Quelques mois plus tard, sa femme donna naissance à Alaeddin. Le temps s'écoula, l'enfant grandit. Mais plus Alaeddin grandissait, plus Schemseddin craignait qu'un accident lui arrivât. Alors, il l'enferma dans un souterrain pour l'élever, jusqu'au jour où un esclave laissa la porte ouverte…
Voici l'histoire d'Alaeddin, un enfant à la découverte du monde, et de son incroyable aventure.
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Aperçu du livre
Histoire d'Alaeddin - One Thousand and One Nights
One Thousand and One Nights
Histoire d’Alaeddin
SAGA Egmont
Histoire d’Alaeddin
Traduit par Antoine Galland
Titre Original أَلْفُ لَيْلَةٍ وَلَيْلَةٌ
Langue Originale : Arabe
Les personnages et le langage utilisés dans cette œuvre ne représentent pas les opinions de la maison d’édition qui les publie. L’œuvre est publiée en qualité de document historique décrivant les opinions contemporaines de son ou ses auteur(s).
Image de couverture : Shutterstock
Copyright © 900, 2021 SAGA Egmont
Tous droits réservés
ISBN : 9788726789935
1ère edition ebook
Format : EPUB 3.0
Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, stockée/archivée dans un système de récupération, ou transmise, sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, sans l'accord écrit préalable de l'éditeur, ni être autrement diffusée sous une forme de reliure ou de couverture autre que dans laquelle il est publié et sans qu'une condition similaire ne soit imposée à l'acheteur ultérieur.
Cet ouvrage est republié en tant que document historique. Il contient une utilisation contemporaine de la langue.
www.sagaegmont.com
Saga Egmont - une partie d'Egmont, www.egmont.com
Il y avoit autrefois en Égypte un marchand nommé Schemseddin, qui faisoit un commerce fort étendu, et qui jouissoit du plus grand crédit par son exactitude à tenir sa parole. Il possédoit d’immenses richesse, avoit un grand nombre d’esclaves à son service, et tenoit le premier rang parmi les négocians du Caire, qui l’avoient choisi pour leur syndic.
À tous ces avantages, Schemseddin joignoit celui d’avoir une épouse qu’il aimoit beaucoup, et qui le payoit du plus tendre retour ; mais quoiqu’ils fussent mariés depuis plus de vingt ans, ils n’avoient point encore eu d’enfans.
Cette privation affligeoit sensiblement Schemseddin. Il s’en prenoit secrètement à sa femme ; mais il n’avoit jamais osé lui adresser sur cela le moindre reproche. Un jour qu’il étoit assis dans son magasin, et qu’il regardoit ses voisins, qui avoient tous plus ou moins d’enfans, il sentit plus vivement le chagrin de n’en pas avoir, et se trouva par conséquent plus indisposé contre son épouse.
C’étoit un vendredi : Schemseddin se rendit aux bains ; et après s’être baigné, il se fit parfumer, raser la tête, et arranger la barbe comme il avoit coutume de faire tous les vendredis. Tandis qu’il étoit entre les mains du garçon de bain, il prit le miroir, et se mit à considérer sa figure. Sa barbe, qui commençoit à grisonner, augmenta le chagrin qu’il éprouvoit de se voir sans enfans. Il s’en retourna chez lui avec beaucoup d'humeur.
L’épouse du marchand, qui savoit l’heure où il devoit rentrer, avoit eu l’attention de se baigner aussi, et de se parer de ses plus beaux habits pour le recevoir. Quand il rentra, elle s’avança vers lui avec empressement, et lui souhaita le bon soir ; mais il la reçut fort mal, et lui dit qu’il n’avoit pas besoin de son bon soir.
Interdite d’un accueil aussi froid, elle fit servir le souper, et le pria de se mettre à table. « Je ne veux rien manger, lui répondit-il. » En même temps il repoussa du pied la table où le souper étoit servi. « Pourquoi donc, lui dit-elle, ne voulez-vous pas souper, et quel sujet vous donne tant d’humeur aujourd’hui ? »
« Vous-même, répondit le marchand avec aigreur. Ce matin, en ouvrant mon magasin, j’ai vu tous les marchands nos voisins entourés de leurs enfans, et je me suis dit en moi-même : « J’ai été bien bon de jurer à ma femme, la première nuit de nos noces, que je n’en épouserois point d’autre qu’elle, qu’aucune esclave ne deviendroit sa rivale ; enfin, que je ne passerois jamais une nuit hors de chez moi. Je ne prévoyois pas alors que ma femme seroit stérile, et ne me donneroit jamais d’enfans. »
« Qu’appellez-vous stérile, lui répondit la femme en colère : c’est plutôt vous qui ne pouvez avoir d’enfans ! »
Le marchand, étonné de cette repartie, et du ton d’assurance avec lequel elle fut faite, commença à concevoir quelques soupçons sur ce qui le concernoit, et dit à sa femme : « Seroit-il possible, et n’y auroit-il pas, en ce cas, quelque spécifique qui pût me faire avoir des enfans ? Je suis prêt à l’acheter, quel qu’en soit le prix, et à en faire l’essai. »
« Je crois, lui répondit sa femme, qu’il y a de ces spécifiques ; et vous en trouverez, je pense, chez les apothicaires. »
Le marchand passa toute la nuit à réfléchir sur ce que sa femme venoit de lui dire. Ils étoient tous deux intérieurement fâchés des reproches qu’ils s’étoient adressés mutuellement. Le mari se leva de grand matin, et se rendit au marché. Étant entré chez un apothicaire, il le salua, et lui demanda s’il avoit quelque drogue qui eût la propriété de faire avoir des enfans. « J’en avois il n’y a pas long-temps, lui répondit l’apothicaire, mais je n'en ai plus : j’ai tout vendu. Si vous voulez vous donner la peine de passer chez mon voisin, peut-être aura-t-il ce que vous cherchez. »
Le marchand alla de boutique en boutique, répétant sa demande à chaque apothicaire qu’il rencontroit ; mais tous lui rirent au nez, et se moquèrent de lui. Voyant que sa course étoit inutile, il revint s’asseoir dans sa boutique, le cœur accablé de tristesse.
Le chef des courtiers, homme adroit et rusé, nommé Scheikh Mohammed, l’ayant aperçu, le salua, et lui demanda la cause de l’abattement où il le voyoit plongé. Le marchand lui raconta la conversation qu’il avoit eue la veille avec sa femme, et se plaignit beaucoup de ce qu’étant marié avec elle depuis plus de vingt ans, il n’en avoit point encore eu d’enfant. « Elle prétend que c’est ma faute, ajouta-t-il, et m’a fait chercher toute la matinée une drogue qui ait la propriété de faire avoir des enfans ; mais il m’a été impossible d’en trouver. »
« J’ai votre affaire, dit Mohammed ; mais quelle récompense donnerez-vous à celui qui pourra vous procurer le bonheur d’être père, après plus de vingt ans de mariage ? » « Comptez, répondit le marchand, sur toute ma reconnoissance et sur ma générosité. » Scheikh Mohammed lui demanda préalablement un sequin ; et au lieu d’un, le marchand lui en présenta deux.
Mohammed prit alors un grand vase, dans lequel il mit de la canelle, du girofle, du cardamome, du gingembre, du poivre blanc, et quelques autres drogues. Il y joignit de la poudre de crocodile de montagne ; et ayant broyé tout cela ensemble, il le fit bouillir dans d’excellente huile d’olive. Il prit ensuite trois onces d’encens mâle, et une petite mesure d’une certaine graine noire. Il mêla le tout avec du miel, et en fit une espèce de pâte qu'il renferma dans le vase. Il présenta le vase au marchand, et lui dit de faire usage de ce qu’il contenoit, en guise de beurre frais, après avoir mangé de la viande de mouton et des pigeons domestiques. « Vous aurez soin, ajouta-t-il, de boire un grand verre de vin par-dessus. »
Le marchand, résolu de suivre exactement ce conseil, apporta à sa femme du mouton et des pigeons, qu’il la pria de faire cuire pour le souper, et lui remit le vase qui renfermoit la drogue que Mohammed avoit préparée, en lui recommandant d’en avoir grand soin.
Le soir étant venu, on servit le souper. Le marchand, après avoir fait honneur au mouton et aux pigeons, demanda le vase qu’il avoit apporté, mangea, au grand étonnement de sa femme, presque tout ce qu’il contenoit, et but par-dessus un grand verre de vin de Chypre. Après ce souper, le marchand et sa femme se mirent au lit.
Au bout de quelques mois, la femme du marchand s’aperçut qu’elle étoit enceinte. Le moment de ses couches étant arrivé, on appela une sage-femme, qui la délivra heureusement d’un beau garçon. La sage-femme, en bonne Musulmane, n’oublia pas, en détachant l’enfant, de prononcer le nom d’Ali et de Mahomet ; elle lui cria ensuite de toutes ses forces dans les oreilles : « Allah acbar ! ¹ » et le donna à sa mère, qui lui présenta le sein. L’enfant le prit très-bien, teta long-temps, et s’endormit.
Au bout de trois jours, la femme du marchand fut en état de se lever. Le marchand entra dans l’appartement, félicita son épouse sur sa convalescence, et voulut voir l’enfant. Quand on le lui présenta, il fut surpris de
