La psychothérapie expliquée par les blagues, contes et métaphores
Par Christophe Bretelle et Muzo
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À propos de ce livre électronique
À PROPOS DE L'AUTEUR
Médecin-cardiologue au centre hospitalier de Valence, Christophe Bretelle s’est également formé à la psychologie médicale et est inscrit au registre des psychothérapeutes de l’Agence Régionale de Santé (ARS). Son expertise englobe la médecine du sommeil et les Thérapies Cognitives et Comportementales (TCC). Artiste en dessin, Muzo est renommé pour ses personnages au style grotesque candide et son humour sarcastique qui ont laissé leur empreinte dans des publications telles que Hara-Kiri, Libération, Le Monde et bien d’autres. À son actif, il compte la parution d’environ soixante ouvrages, parmi lesquels trois livres en collaboration avec le psychiatre Christophe André.
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Avis sur La psychothérapie expliquée par les blagues, contes et métaphores
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Aperçu du livre
La psychothérapie expliquée par les blagues, contes et métaphores - Christophe Bretelle
Introduction
J’exerce le métier de cardiologue dans un centre hospitalier. Depuis le début de mes études de médecine, j’ai toujours été attentif à la qualité de la relation avec mon patient ; pourtant, la psychologie médicale ne faisait pas partie du programme de l’enseignement. Il fallait se débrouiller par soi-même, soit en regardant faire nos aînés (c’est un type d’apprentissage, nous le reverrons), soit en lisant des ouvrages. Lors du choix de la spécialité, j’ai hésité à faire des études de psychiatrie. En tant qu’étudiant, le peu que j’avais vu de la psychiatrie hospitalière m’avait plutôt découragé et les notions de psychanalyse que je connaissais ne m’avaient pas convaincu. Je souhaitais aider les patients et me rendre utile. J’ai entrevu dans la cardiologie la possibilité d’une efficacité concrète.
Lors de ces trente dernières années, les progrès techniques dans notre discipline cardiologique ont été fascinants et fulgurants : révolution de la prise en charge de l’insuffisance cardiaque, progrès dans le traitement des maladies des artères coronaires (angioplastie coronaire), essor des techniques de prise en charge des troubles du rythme… Néanmoins, j’étais confronté à l’idée que, sans changement de comportement du patient, toutes ces interventions techniques perdraient en efficacité. Comment peut-on penser stabiliser un patient sans l’aider, par exemple, à arrêter de fumer ?
Je me suis alors tourné vers la réadaptation cardiaque. L’idée est de proposer à nos patients, dans les suites d’un accident cardiaque, un cycle d’apprentissage afin qu’ils puissent opérer un changement de leur mode vie, dans la mesure où celui-ci leur est néfaste et ressenti comme tel : se sevrer du tabagisme, limiter le surpoids, manger plus sainement, normaliser leur pression artérielle, mieux gérer leur stress, et enfin devenir plus actifs physiquement. Sous la direction d’un kinésithérapeute, les patients réapprenaient à utiliser leur corps et à améliorer leurs performances.
Pourtant, certains d’entre eux n’arrivaient pas à changer de comportement. Le mécanisme limitant, pour beaucoup d’entre eux, était d’ordre psychologique. Toujours dans la démarche d’apprentissage que j’affectionne, j’ai alors repris l’étude de la psychologie au travers de deux diplômes, l’un sur la psychothérapie générale, l’autre sur la thérapie cognitive et comportementale. C’est désormais une évidence pour moi : améliorer un trouble psychologique, quelle qu’en soit la nature permet d’opérer plus facilement et plus durablement le changement de comportement souhaité.
Principalement au travers d’histoires drôles, mais aussi de contes et de métaphores, j’ai voulu expliquer ce que j’avais compris des thérapies cognitives et comportementales. L’utilisation de l’humour en thérapie n’est pas nouvelle et son usage doit se faire avec précaution et respect de la personne. Mon propos n’est pas de montrer que son utilisation peut être thérapeutique, certaines études citées en références tendent à le prouver, comme l’étude Smile réalisée en maison de retraite. Elle montrait, chez les résidents, une amélioration de l’humeur, de l’agitation, de l’engagement dans des activités. Il est aussi possible d’utiliser l’humour pour favoriser l’apprentissage et la mémorisation comme l’a démontré, pour ne citer qu’un exemple, l’étude coréenne sur la technique de réanimation cardio-pulmonaire. Les étudiants suivant un programme vidéo humoristique avec des comédiens connus retenaient mieux que ceux qui avaient suivi un enseignement plus traditionnel. C’est bien là le sujet de cet ouvrage : expliquer certains concepts, outils, pathologies ou traitements en associant à chaque fois une blague, une histoire ou une métaphore adossée à une illustration.
La thérapie cognitive et comportementale n’est pas la seule psychothérapie. Nous verrons, dans une première partie, qu’il existe des facteurs curatifs communs à toutes les psychothérapies. Ensuite, une deuxième partie est consacrée aux bases et aux concepts théoriques. Les troisièmes et quatrièmes parties porteront sur la thérapie comportementale, puis cognitive. Dans un cinquième chapitre seront abordées les thérapies émotionnelles et de pleine conscience. Une courte sixième partie considérera l’intérêt des médicaments. La septième partie traitera différents aspects pathologiques. Enfin, le dernier et huitième chapitre abordera « la troisième vague » des thérapies cognitives et comportementales, la thérapie d’acceptation et d’engagement (pour ne citer qu’elle).
Je n’ai inventé aucune des histoires, blagues ou métaphores. Quand la source m’est connue, celle-ci est citée par une note mais il n’est pas toujours certain que l’auteur en soit à l’origine. L’idée de cet ouvrage a aussi une origine familiale. Avec mon père, hélas disparu depuis quelques années, nous nous amusions depuis longtemps à nous raconter des blagues. Nous avions l’un et l’autre une assez mauvaise mémoire, aussi, nous les écrivions dans un petit carnet. Ce petit jeu a duré des années. Un certain nombre d’histoires drôles, rapportées dans ce livre, en faisaient partie.
Pour terminer cette introduction, je voudrais expliquer l’origine de cette mystérieuse boulimie d’apprentissage qui m’anime depuis toujours. Enfant, j’étais rêveur, j’avais aussi beaucoup de mal à me concentrer en classe, j’étais très inattentif. Ma mère était institutrice. Elle était affectée également par ce problème et de ce fait remarquait facilement les troubles attentionnels chez ses élèves. Ce trouble correspond au trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). La transmission génétique est reconnue. Mon père était aussi affecté par ce problème sous une forme d’hyperactivité dominante, principalement professionnelle. Il était pharmacien et s’était spécialisé dans la reprise de pharmacies. Dès qu’il s’ennuyait, il la revendait pour en prendre une autre. Une anecdote familiale, que nous nous racontons encore, résume la difficulté qu’il avait à ne pas rester en place. Nous étions en randonnée dans les calanques de Marseille et arrivions à un joli point de vue. Il déclara une ou deux minutes après notre pause : « Cet endroit est magnifique, on pourrait y rester des heures, bon allez, on y va ? » Quelques secondes après, on le voyait opérer un demi-tour ! En France, dans les années 1970, ce trouble était assez peu connu et le diagnostic n’était évoqué que chez les enfants agités qui troublaient la classe. Le traitement était peu prescrit. En cas de TDAH sévère, les échecs scolaires, professionnels, ou/relationnels étaient fréquents. J’ai eu la chance de profiter de l’enseignement de stratégies d’apprentissages efficaces prodiguées par ma mère ou par de nombreux enseignants tout au long de ma scolarité. J’ai cependant passé beaucoup plus de temps à travailler qu’à m’amuser quand j’étais enfant ou jeune adulte. L’hyperactivité s’est manifestée chez moi par l’incessante envie de continuer à apprendre et d’exercer le mieux possible la médecine. Dans cet ouvrage, une blague parle du TDAH et explique le trouble brièvement. Je voudrais ici remercier mon épouse qui ne s’est, pour l’instant, pas épuisée par cette agitation. Chercheuse, elle est une alliée de taille et a corrigé un grand nombre de mes publications en commençant par ma thèse de médecine, différents mémoires dont celui qui est à l’origine de ce livre. Comprenant que toutes ces formations étaient nécessaires à mon équilibre, elle a su m’encourager depuis maintenant 30 ans. Comme dit précédemment, le TDAH est transmissible génétiquement, il y a donc d’autres sujets atteints dans la descendance de mes parents. Sur le plan familial, ce sont surtout les stratégies comportementales qui ont été efficaces pour mieux gérer ce handicap, la question des médicaments ne se posait pas à l’époque, car peu de médecins avaient une connaissance de cette affection. Cela dit, pour mon cas personnel, la médication par le méthylphénidate aurait pu être d’une aide considérable, rendre les apprentissages plus faciles et moins pénibles.
Les illustrations sont du dessinateur MUZO. Depuis des années, je lis les livres qu’il a réalisés avec Christophe André. En pensant au projet de ce livre, j’ai immédiatement pensé à lui et décidé de lui envoyer un message. Il m’a rapidement répondu et j’en ai été surpris, honoré et très heureux. Il a trouvé que ce travail avait du sens et je le remercie pour tous nos échanges. J’aime ses dessins qui résument et font comprendre immédiatement le message important à retenir. L’humour (et l’émotion positive qui en découle) aide à mémoriser les informations utiles. Tout en riant ou souriant, j’espère que ce livre sera utile à tous, thérapeutes ou non.
Quelques abréviations utilisées fréquemment dans le livre :
Facteurs communs curatifs et considérations générales sur la psychothérapie
Les psychothérapies agissent, au moins en grande partie, grâce à des facteurs communs curatifs. On les retrouve dans différents types de psychothérapies (plus de 1000 recensées, et probablement plus). Olivier Chambon et Michel Marie-Cardine expliquent que la technique propre à chaque psychothérapie ne serait responsable que d’une partie de leur efficacité.
Ainsi, pour ces auteurs, 30 % des effets seraient liés aux facteurs communs. On observerait 15 % d’effet placebo et 40 % de rémissions spontanées. Seulement 15 % d’amélioration seraient liés à la technique (thérapie cognitive et comportementale, psychanalyse, Gestalt-thérapie…). Autrement dit, plus d’une fois sur deux, l’amélioration du patient n’est pas due à la thérapie en elle-même. Surprenant, non ?
Chambon et Marie-Cardine mentionnent six facteurs : la qualité de la relation thérapeutique, l’amélioration de la motivation, l’augmentation de l’efficacité personnelle, un travail sur les émotions, le changement de perception et la pratique de nouveaux comportements. J’ai pris la liberté d’ajouter d’autres déterminants possibles à prendre en compte : les situations d’injonction paradoxale, la stigmatisation en santé mentale, la communication et les besoins fondamentaux de l’individu.
Les thérapies cognitives et comportementales, et beaucoup d’autres thérapies prennent en compte ces facteurs communs thérapeutiques. Il était utile de le rappeler pour éviter des guerres de chapelle trop intenses ! En effet, il existe une opposition historique entre les thérapies cognitives et comportementales et la psychanalyse. Très schématiquement, la psychanalyse est plus adaptée pour une personne à la recherche d’une connaissance profonde de soi sans impératif de temps ni de budget. La technique utilise, par exemple, la libre association des idées et l’interprétation des rêves. Le thérapeute intervient peu. La cure-type est longue. La thérapie cognitive et comportementale se focalise sur un problème spécifique en essayant d’en comprendre les mécanismes. Elle repose sur les théories de l’apprentissage. Un programme est élaboré avec le patient. La participation du patient est indispensable pendant et en dehors des séances. Le thérapeute est actif, les échanges avec lui
