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Mon 10e bébé: L'audace de choisir
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Mon 10e bébé: L'audace de choisir
Livre électronique127 pages1 heure

Mon 10e bébé: L'audace de choisir

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À propos de ce livre électronique

Avec honnêteté et humour, cette sexagénaire, hors de l'ordinaire, nous guide dans ses expériences et nous communique sa philosophie avec l'intention avouée de susciter une réflexion sur notre qualité de vie.

Elle nous invite à nous interroger sur ce qu'on souhaite vraiment faire de notre vie et à nous mettre en marche sans tarder pour vivre pleinement dès à présent, et ce, jusqu'à la fin de nos jours. Elle nous incite à l'introspection et à l'audace malgré les risques d'erreurs. Même les faux pas contribuent à notre apprentissage et à notre mieux-être. Restons vivants jusqu'à notre dernier souffle.
LangueFrançais
ÉditeurDistribulivre
Date de sortie28 févr. 2025
ISBN9782898650703
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    Aperçu du livre

    Mon 10e bébé - Francine Duval

    Introduction

    L’angle de vision

    Hier soir, lors d’une promenade, j’ai rencontré un sans-abri qui semblait être âgé d’environ 40 ans. Faire ce genre de rencontre est à la fois inquiétant et intrigant. J’étais avec mon conjoint donc je me sentais plus en sécurité pour l’aborder.

    Il s’était installé près d’une table de pique-nique sur un terrain qui venait d’être ensemencé par un groupe d’artistes qui nous est proche, en vue d’une prochaine prestation. C’était un terrain privé. Nous l’avons informé du fait que ces travaux étaient récents et qu’on devait éviter d’y circuler pour les deux prochaines semaines.

    Il était là avec une chaise de bureau à roulettes où il avait entreposé ses effets personnels. Il nous a raconté avoir perdu son logement parce qu’il y avait des punaises de lit dans ses effets personnels. Il accusait sa logeuse d’avoir financièrement abusé de lui. Il se voyait donc comme une victime, d’une certaine façon.

    Nous lui avons proposé de se dépanner à Lauberivière, une ressource qui héberge les sans-abris. Il a rétorqué ne pas vouloir y aller, car les usagers réguliers sont, dit-il, toxicomanes et bruyants. J’ai mentionné que plusieurs d’entre eux souffraient sans doute de troubles mentaux, ce qui pouvait expliquer leurs comportements désordonnés.

    Il disait avoir rencontré un psychiatre à quelques reprises, mais ce dernier lui aurait recommandé de retourner chez lui, nous laissant croire qu’il n’avait pas besoin de ces services.

    Comme mon conjoint et moi sommes de jeunes ainés, il a nommé que c’est sa génération qui a fait que nous ayons les conditions de vie que nous avons maintenant. Il a dit cela sans agressivité, comme s’il s’agissait de quelque chose qu’il répétait par habitude.

    Cet homme parlait bien le français, il était probablement Québécois de souche donc avait accès aux mêmes ressources que l’ensemble de la population.

    Quelle est la perception de vie de cet homme ? Quelle responsabilité assume-t-il vis-à-vis sa condition ? Se sent-il victime ? Pourquoi en est-il là ? Quels motifs amènent une personne à vivre ainsi en marge de la société ? Santé mentale, toxicomanie, délinquance, autre… ? On peut penser qu’il a fait de mauvais choix, qu’il n’a pas fait tous les efforts pour avoir une vie plus normale.

    Tous ces gens qui vivent différemment de nous par leur âge, leur santé, leur milieu de vie, leur éducation, leur langue, leur origine ethnique, leur choix sexuel, comment se voient-ils dans notre société ? Qu’attendent-ils de nous, qu’attendent-ils de la vie ?

    Chacun de nous voit la vie d’un angle particulier, comme un artiste qui regarde un paysage. Chacun de nous voit la vie à sa façon. Quel regard est le meilleur ? Chaque perception est réelle. Cependant, plus l’angle est grand et global, plus il risque de refléter une certaine vérité.

    De là mon propos : il est important que chacun communique son point de vue, même partiel, pour enrichir la perspective générale. Il est également important de se documenter pour en apprendre plus sur les situations qui nous sont étrangères.

    Si l’on s’ouvrait plus souvent à la perspective des autres, notre vision du monde serait plus riche et les conflits entre les différents groupes s’amenuiseraient. Nos opinions et nos attitudes seraient plus nuancées.

    Ceci est également vrai pour les conflits entre générations. Au fur et à mesure que nous avançons dans la vie, nos perceptions et nos opinions changent. Nos expériences s’accumulent, notre sensibilité se précise et notre angle de vue se modifie.

    Jeune, on est préoccupé par notre devenir. L’insécurité et l’ambition nous habitent. C’est un combat de tous les jours. Lorsque notre rôle se définit, que nous entamons notre réalisation, nous pouvons élargir notre horizon. Nous nous préoccupons davantage de contribuer positivement à notre société.

    Pour ceux qui ont des enfants, l’objectif est de les guider, de les accompagner pour qu’ils soient autonomes et heureux. Ils doivent dépasser leurs propres préoccupations. Pour d’autres, la mission sera de contribuer autrement à la société dans laquelle ils évoluent. Ils travaillent à améliorer la vie en général, chacun dans son secteur.

    Quand la période de vie active est derrière soi, que les enfants sont autonomes, que reste-t-il à faire ? Pour certains, ce sera une retraite bien méritée où ils s’accorderont le répit tant attendu. Pour d’autres, ce sera le moment de revoir leur rôle dans cette société, sur une base volontaire, bien sûr.

    C’est difficile d’accepter que son rôle social se limite à être un contribuable, un consommateur, quasiment une personne nulle, invisible, en attendant d’être une personne nécessiteuse dont les capacités diminuent et qui dépend de la bonne volonté des proches ou de l’État pour survivre.

    Personnellement, je refuse de tenir ce rôle tant que mes capacités le permettent. Je veux être contributive pour mes proches, pour la société qui m’entoure. Je veux continuer d’exprimer mon opinion, faire mes choix, m’investir, avoir des projets. Je veux rester en vie aussi longtemps que possible.

    Je veux partager mes expériences pour aider les autres à se mettre en perspective. Je veux que mon vécu serve à quelque chose. Voilà, pourquoi je me suis mise à l’écriture. Je voulais partager mon point de vue et susciter des questionnements.

    À 69 ans, je m’estime privilégiée d’avoir eu accès à une vie aussi riche en expériences diversifiées. Adoptée, universitaire, mariée depuis quarante-sept ans, je suis mère de neuf enfants et grand-mère quinze fois auxquels s’ajoutent deux petits-enfants par alliance. La situation de l’enfance et de la famille a beaucoup évolué dans les dernières décennies.

    J’ai aussi été entrepreneure avec mon conjoint, pendant treize ans, avant de me recycler comme auxiliaire au Soutien à domicile et finalement travailleuse sociale. Actuellement, je suis une retraitée, bénévole à la distribution alimentaire pour les plus démunis et à l’animation pour les ainés, dans un centre communautaire, à Québec.

    J’aborde aussi la question du vieillissement, du déclin physique et du changement de paradigme où l’on doit envisager qu’Être prend le dessus sur Faire. Il s’agit d’une ouverture sur l’intériorité et l’acquisition d’une certaine sagesse qui peut soutenir les proches enlisés dans des activités dévorantes et nous préserver de l’angoisse de la mort à venir.

    Mon expérience n’est pas supérieure à celle des autres. Elle est unique comme chacune des vôtres. Cependant, ce que j’en ai retenu, c’est qu’il y a des choix à faire à différents moments de nos vies et que l’on ne doit pas se dérober pour vivre pleinement l’aventure qu’est notre vie.

    Il faut accepter de se tromper et se relever. Il faut saisir les opportunités qui se présentent. C’est le prix à payer pour avancer.

    Je vous suggère donc de m’accompagner pour découvrir le pouvoir qui se cache dans les différents âges de notre vie.

    Chapitre 1

    Le bagage imposé

    Le contexte de notre arrivée dans ce monde et nos premières années de vie sont déterminants pour nous définir comme personne. Vous admettrez avec moi que le milieu de naissance et les conditions environnantes exercent une influence sur le vécu de l’enfant à naitre. Naître au Québec avec la culture et les valeurs environnantes est différent de naître en Afrique ou ailleurs dans le monde. Les valeurs, les ressources et les lois sont différentes.

    L’aventure de la parentalité s’amorce à partir de la décision d’avoir un enfant. Pour certains, c’est facile. Il s’agit d’une décision de couple et la confirmation de la grossesse est une bonne nouvelle attendue. Pour d’autres, il s’agit d’un événement imprévu, dérangeant, qui oblige à prendre une décision. Doit-on interrompre la grossesse ou s’adapter à la situation ? S’agit-il d’une mère seule ou d’un couple ?

    Pour ma part, j’ai été ce bébé non planifié, dans la vie d’une femme de 21 ans, dont les parents désapprouvaient la fréquentation. Elle a donc camouflé la situation au père, qu’elle a sans doute quitté, pour l’informer de la situation, cinq mois après ma naissance. Ils n’ont pas été en mesure de former un couple.

    Je suis donc née à la Crèche de la Miséricorde à Montréal, où j’ai vécu pendant six mois en attendant d’être relocalisée dans un foyer d’accueil, en région. C’est là que mes parents adoptifs sont passés me choisir. Eh oui ! vous avez bien lu, on m’a choisie parmi sept bébés, dont six garçons. Mes parents adoptifs avaient perdu un fils à la naissance et ma mère ne semblait plus capable d’enfanter.

    Ils se sont tournés vers l’adoption pour aller

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