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Le dernier esprit: Une éblouissante réinvention de Cantique de Noël
Le dernier esprit: Une éblouissante réinvention de Cantique de Noël
Le dernier esprit: Une éblouissante réinvention de Cantique de Noël
Livre électronique141 pages1 heure

Le dernier esprit: Une éblouissante réinvention de Cantique de Noël

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À propos de ce livre électronique

L’hiver resserre son étreinte glaciale sur Londres. Sam est gelé et il est affamé. Lorsqu’il demande de l’argent à un homme riche, Ebenezer Scrooge, il reçoit un refus brutal. Sam est rempli d’une rage violente et il jure de tuer cet homme égoïste. Plus tard, blotti dans un cimetière pour se réchauffer, Sam voit s’approcher la silhouette fantomatique d’un homme. Le fantôme prévient Sam de l’avenir terrible qui l’attend s’il choisit la voie de l’assassinat. Sam entreprend un voyage mené par des esprits terrifiants à travers le passé, le présent et le futur. Après quoi il doit choisir de prendre ou non la vie de Scrooge — et décider ainsi de son propre destin.
LangueFrançais
ÉditeurÉditions AdA
Date de sortie27 oct. 2015
ISBN9782897528409
Le dernier esprit: Une éblouissante réinvention de Cantique de Noël
Auteur

Chris Priestley

Chris Priestley vit à Cambridge avec son épouse et son fils. Ses romans sont des ajouts originaux fantastiques à une longue tradition d’histoires d’horreur par des auteurs comme M. R. James et Edgar Allan Poe. Chris a écrit un livre pour la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur pour l’année 2011 et il a été sélectionné pour une variété de prix prestigieux dans la catégorie des livres pour enfants.

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    Aperçu du livre

    Le dernier esprit - Chris Priestley

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    Copyright © 2014 Chris Priestley

    Titre original anglais : The Last of the Spirits

    Copyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française

    Cette publication est publiée en accord avec Bloomsbury Publishing.

    Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

    Éditeur : François Doucet

    Traduction : Rénée Thivierge

    Révision linguistique : Féminin pluriel

    Correction d’épreuves : Catherine Vallée-Dumas

    Montage de la couverture : Matthieu Fortin

    Illustration de la couverture : © Zdenko Basic

    Mise en pages : Matthieu Fortin

    ISBN papier 978-2-89752-838-6

    ISBN PDF numérique 978-2-89752-839-3

    ISBN ePub 978-2-89752-840-9

    Première impression : 2015

    Dépôt légal : 2015

    Bibliothèque et Archives nationales du Québec

    Bibliothèque Nationale du Canada

    Éditions AdA Inc.

    1385, boul. Lionel-Boulet

    Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7

    Téléphone : 450-929-0296

    Télécopieur : 450-929-0220

    www.ada-inc.com

    info@ada-inc.com

    Imprimé au Canada

    199932.png

    Participation de la SODEC.

    Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.

    Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

    Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

    Priestley, Chris, 1958-

    [Last of the spirits. Français]

    Le dernier esprit  : une éblouissante réinvention de Cantique de Noël

    Traduction de  : The last of the spirits.

    ISBN 978-2-89752-838-6

    I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre. III. Titre  : Last of the spirits. Français.

    PR6116.R54L3714 2015 823’.92 C2015-941139-4

    Diffusion

    Canada : Éditions AdA Inc.

    France : D.G. Diffusion

    Z.I. des Bogues

    31750 Escalquens — France

    Téléphone : 05.61.00.09.99

    Suisse : Transat — 23.42.77.40

    Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

    Conversion au format ePub par:

    Lab Urbain

    www.laburbain.com

    À Philippa

    Chapitre 1

    Le jeune garçon n’avait jamais parlé au vieil homme. À peine l’avait-il même remarqué. Et si on avait posé la question au vieil homme, il aurait juré sous serment, la main sur la Bible, que lui non plus n’avait jamais aperçu le garçon.

    Mais en vérité, au cours des dernières années, ils étaient passés une centaine de fois à quelques centimètres l’un de l’autre. Alors que l’homme se faufilait tel un scarabée jusqu’à son bureau, il lui était même arrivé plus d’une fois de repousser le garçon.

    Pour le vieil homme, le garçon n’était qu’un autre obstacle fastidieux à éviter. Pour le garçon, le vieil homme n’était qu’une raison de plus pour détester le monde, comme tous les autres étrangers au visage aussi dur que celui-là.

    Mais aujourd’hui, en cette veille de Noël glaciale et imprégnée de brouillard, cette journée serait différente.

    — Monsieur, s’écria le garçon en essuyant son nez avec le dos de sa main.

    Le vieil homme tressaillit, mais ne se retourna pas. Habillé d’un manteau noir, le dos courbé comme s’il affrontait un vent fort, il accélérait le pas, la pointe d’argent de sa canne faisant toc-toc-toc sur les dalles. Toc-toc-toc. Le temps, c’est de l’argent. Le garçon se mit à marcher plus vite et entraîna sa sœur dans son sillage.

    — Monsieur !

    Cette fois-ci, le garçon mit plus d’aplomb dans son cri et tira sur le manteau de l’homme. L’effet fut instantané. Le vieil homme dérapa dans son élan et se retourna, une expression féroce sur le visage, affichant un regard qui en aurait fait défaillir plus d’un. Les enfants avaient l’habitude de ce genre de réaction. Ils s’arrêtèrent, mais gardèrent leurs distances.

    — Qu’est-ce que vous voulez ? siffla le vieil homme.

    Son cache-nez était tiré jusqu’à sa lèvre inférieure ; son chapeau, enfoncé sur son front plissé de sorte que ses sourcils blancs se recourbaient le long du bord noir. Ses yeux étaient d’un bleu glacial.

    — S’il vous plaît, monsieur, dit le garçon. Nous nous demandions, parce que c’est la veille de Noël et tout le reste, s’il vous était possible de nous donner quelques pièces de monnaie, monsieur. C’est juste que…

    — Oh, vous vous demandiez, n’est-ce pas ? dit l’homme en plissant encore plus ses yeux aux contours rougis, la seule couleur chaude dans son visage de mort. Vous pensiez que comme c’était la veille de Noël et que c’est une saison où les gens sont bienveillants, que vous me voleriez, n’est-ce pas ?

    — Nous ne volons personne, dit le garçon. Nous demandons, voilà. Quelques pièces de monnaie. C’est pas un crime, non ?

    Le vieil homme leva sa canne et découvrit ses dents jaunes tordues.

    — Éloignez-vous ou j’appelle un agent de police ! s’écria-t-il. Et je vous donnerai peut-être une raclée avant qu’il n’arrive.

    Le garçon et la fille se mirent à courir et tournèrent bruyamment dans une ruelle, où le garçon attrapa sa sœur et se retourna pour jeter un coup d’œil vers l’homme. Celui-ci s’était maintenant transformé en une tache floue dans le brouillard tandis qu’il grimpait les trois marches de pierre jusqu’à son bureau, ouvrait la porte noire et la faisait claquer derrière lui.

    La violence de ce claquement sembla ébranler la rue et délogea du toit un grand glaçon, qui tomba comme une flèche pour se fracasser sur le trottoir au-dessous. La neige de la semaine précédente avait fondu sur la plupart des toits de la rue, mais, de toute évidence, le bureau du vieil homme était plus froid de quelques degrés que les maisons qui l’entouraient. De toute façon, ce qui avait fondu regelait maintenant rapidement.

    Le bruit de claquement de la porte semblait avoir aussi délogé quelque chose dans l’esprit du garçon. Ce n’était pas le refus du vieil homme de leur donner de l’argent ni sa menace d’appeler un policier — ces deux réactions étaient courantes ; non, c’était l’expression dans les yeux du vieil homme, ce regard froid et méprisant qui avait transpercé le garçon jusqu’aux os. Il revint sur ses pas et se tint sur un terrain vague en face du bureau du vieil homme, le regard fixe et malveillant.

    — Sam, dit sa sœur, qui marchait derrière lui. Allons-y. J’ai froid.

    — Aller où ? siffla-t-il, sans quitter des yeux la porte d’un noir brillant. Quelle importance où nous allons, Lizzie ? Nous aurons aussi froid là-bas qu’ici.

    Elle tira sur son bras, et il la repoussa en haussant les épaules.

    — Personne ne t’oblige à rester, dit-il. Va-t’en si tu veux.

    Lizzie se retourna et se mit à marcher et à glisser sur la glace et la neige fondante. Ses bottes surdimensionnées étaient tellement en lambeaux qu’on aurait pu trouver le spectacle comique si ses bras n’avaient pas été aussi minces ; son visage, si pâle et si maigre ; et ses yeux, si enfoncés et sans aucune étincelle de vie.

    — Attends ! dit Sam avec un soupir de colère, et il se mit à courir pour la rattraper.

    À treize ans, il était plus âgé de trois ans, sans être beaucoup plus grand ni beaucoup plus lourd. Son visage était tout aussi maigre que celui de sa sœur, mais il y avait une dureté dans ses traits qu’on ne retrouvait pas dans ceux de la fillette. Il fronçait constamment les sourcils et sa mâchoire se projetait vers l’avant, comme s’il défiait le monde de le frapper. Il serrait les poings même lorsqu’il dormait.

    Ils travaillaient dans les rues, tendant leurs mains sales à tous ceux qui passaient et, quand ils en avaient la chance, ils les plongeaient rapidement dans les poches et les sacs à main.

    La veille de Noël était un temps où le cœur des gens était un peu plus chaleureux, mais cette chaleur s’adressait surtout à leurs êtres chers. Il en restait donc très peu pour ceux qui en avaient le plus besoin.

    Au milieu de l’après-midi, Sam et Lizzie avaient amassé juste assez pour s’acheter une très petite tarte à partager entre eux. Et à ce moment de la journée, la plupart des gens rentraient déjà à la maison, partis plus tôt en raison des festivités prévues. Fatigués et encore affamés, les deux enfants se retrouvèrent à nouveau en face du bureau du vieil homme, sur ce même terrain vague inhospitalier.

    Un beau jeune homme s’avança dans la rue en sifflant. Il monta les marches vers la porte en sautillant et cogna avec le marteau de la porte en soufflant dans ses mains. Pendant que la porte se refermait, Sam se mit à traverser la route.

    — Sam ? dit Lizzie.

    — Viens, dit-il sans se retourner.

    — Qu’est-ce qu’on fait ?

    Sam ne répondit pas. Il ne connaissait pas la réponse. Il ressentait tout simplement une sorte d’attirance. Il se dirigea vers les balustrades bordant la fenêtre. À travers la vitre poussiéreuse, il apercevait le dos osseux du vieil homme, qui travaillait devant son secrétaire. Sam tendit l’oreille pour écouter.

    — Joyeux Noël, mon oncle, cria un jeune homme qui entrait en traversant le couloir.

    — Bah ! murmura le vieillard. Des foutaises !

    Lorsqu’il put voir le jeune homme, Sam se baissa derrière les balustrades. De toute évidence, il ne faisait pas plus chaud à l’intérieur qu’à l’extérieur du bureau, car

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