Le droit naturel: De l’amont à l’aval
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À propos de ce livre électronique
À PROPOS DE L'AUTEUR
Poète et romancier francophone, Radi Salem Allouche a été enseignant des langues française et arabe pendant quarante ans. Il a publié, en arabe, neuf ouvrages dont Les quatrains d’amour est le plus connu. Il entend se servir de sa culture pluridisciplinaire pour nous présenter des livres qui traitent de philosophie et de politique.
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Aperçu du livre
Le droit naturel - Radi Salem Allouche
Avant-propos
On est, d’emblée, contraint d’avouer qu’une telle étude s’accompagne de certains risques et difficultés qui pourraient affronter sa démarche, mais la nature séduisante du sujet m’encourage à envisager tout ce qui m’attend.
Il faudrait noter, tout d’abord, que le sujet du droit naturel n’appartient pas culturellement et intellectuellement à une spécialisation donnée et limitée parce qu’il ouvre la porte à plusieurs domaines des connaissances ; philosophie, politique, droit, sociologie, anthropologie… sachant que la majorité des chercheurs préfèrent le confiner dans le domaine de la philosophie politique.
Il conviendrait de signaler que ce sujet a été abondamment suscité par des philosophes et écrivains anciens et modernes d’où la divergence qui se manifeste clairement dans le traitement basé sur leurs regards et leurs opinions.
Il serait préférable d’insister sur l’emploi du mot « loi » qui est plus précis que le mot « droit » parce que ce dernier a plusieurs sens parmi lesquels celui que désigne le mot « loi » c’est-à-dire : « l’ensemble des règles qui régissent la conduite de l’homme en société, les rapports sociaux », mais en fait, le mot « droit » est usuellement fréquent.
L’histoire du droit naturel l’a montré que c’est un sujet polémique et un terrain fécond et apte aux débats et aux disputes. C’est ainsi qu’on observe une certaine oscillation ou instabilité dans sa démarche durant toutes les époques historiques : diffusion et propagation, recul et éclipse, renaissance, évolution.
La multitude et la richesse des références constituent, d’une part, un motif encourageant et séduisant, mais la profondeur et l’amplitude d’une telle étude ou thèse engendre, d’une autre part, une intimidation vaincue par le gré de l’optimisme et de la persévérance.
Ayant choisi ce sujet j’espère que j’ajoute aux énormes études précédentes le résultat qui puisse satisfaire, malgré toute difficulté prévue, mon ambition culturelle persévérante et prometteuse.
Sartrouville, île de France
03 – 03 – 2022
Préliminaires
Notions primaires
Toute notion du droit naturel est obligatoirement liée à la nature, c’est pour cela qu’il est impossible de parler du droit naturel avant la naissance de la philosophie¹ qui découvre la nature et vise ses secrets et détermine ses lois.
Avec l’élan philosophique du droit naturel et sa démarche historique, ses propres notions prirent à s’accentuer et à se diversifier sans perdre un champ significatif commun ; « l’éternité et la généralité ».
La divergence des idées et des opinions a mené les philosophes et les penseurs à une large discussion doctrinale autour de l’existence et du fondement du droit naturel, et cela s’est reflété sur l’apparition des différentes écoles selon le fondement perçu par une telle école ou telle autre. Si nous suivons le cours ou la démarche historique, nous pourrions préciser les différents fondements qui constituent des fonds et des bases idéologiques et spirituelles ; la divinité, la raison, la morale, la sociabilité…
Qu’elle est l’origine ou la genèse du droit naturel ? Quelle différence y a-t-il entre droit naturel et état de nature ? Quels sont les normes et les repères du droit naturel ? Est-ce que l’homme primitif ou sauvage a connu le droit naturel ? Ces questions et beaucoup d’autres s’imposent en vue de leur nature polémique sans aboutir à un accord commun.
Toutes les réponses qu’on pourrait trouver sont en sommaire virtuelles et fictives à cause de l’antériorité préhistorique dépourvue de toute preuve écrite ou concrète, c’est pour cela que l’allégorie reste le plus vaste domaine visé.
Malgré la nostalgie de Rousseau qui le pousse à exalter la vie solitaire, on insiste sur l’impossibilité d’une telle vie. L’isolement mystique reste hors estimation parce qu’il appartient à une autre branche de philosophie. Par son style allégorique et symbolique, l’andalou Ibn Tufayl (1105 - 1185) nous a présenté un roman philosophique inspiré d’Avicenne et intitulé « Hayy Ibn Yaqzan » (vivant fils du vigilant). Ce roman raconte l’histoire d’un nouveau-né accueilli dans une île déserte et nourri par une gazelle qui a perdu son petit. Hayy a vécu dans cette île en apprenant à s’accoutumer avec la nature et en contemplant tous les phénomènes qui l’ont conduit à connaître Dieu d’une manière intuitive et mystique. Sa rencontre, après 50 ans de vie dans l’île, avec Açâl, fuyant sa cité et réfugiant dans l’île, lui permet de comparer ses connaissances avec celles du public. Hayy et Açâl ont quitté l’île pour gagner la cité du dernier afin de faire apprendre au public la vraie lecture allégorique du Coran, mais cette tentative a échoué à cause de leur lecture littérale fixe et immuable, cela les a poussés à quitter la cité et rejoindre leur île déserte.
Ce roman philosophique avait une manifeste influence sur certains philosophes et romanciers de l’occident au XVIe, XVIIe, XVIIIe siècle ; More, Defoe, Locke, Voltaire, Rousseau…
On conclut que la vie humaine depuis Adam jusqu’à nos jours n’a pas réservé une place à la vie solitaire. Elle a débuté par la vie conjugale comme point de départ pour se succéder : la vie familiale, la vie communautaire, la vie civile.
On ne peut jamais limiter la notion du droit naturel à cause des différentes origines et références auxquelles on doit recourir, et cela se reflète certainement sur sa définition, mais, on doit le faire, en dépit de toute conséquence, pour atteindre l’éclaircissement le plus possible.
Il faut signaler tout d’abord que le droit naturel n’est pas un droit écrit, c’est un droit inscrit dans la conscience de l’homme en vue qu’il est tel. « Le droit naturel est l’idée d’un droit qui respecte une règle de nature. Les principes les plus connus du droit naturel classique sont énoncés dans les institutes de Justinien : honeste vivere, alterum non laedere, suum civique reddere (vivre honnêtement, ne pas léser autrui, rendre à chacun le sien). On remarquera qu’il s’agit non des droits individuels mais des rapports envers autrui, non de soumission à une loi de la nature, mais de rapports objectifs entre les individus d’une cité »².
Diderot a mis, dans un article, en question, le droit naturel en disant : « L’idée de droit naturel signifie plusieurs choses. Premièrement que l’homme existe antérieurement aux sociétés auxquelles il appartient. Sans doute sa nature le pousse-t-elle à former avec ses semblables des liens de société (le XVIIIe siècle discutera âprement de cette question), mais ce n’est pas la société qui lui confère les droits que lui connaîtront les lois. C’est inversement parce qu’il possède naturellement des droits que la société doit lui garantir la jouissance pour des lois »³. De la notion même du droit naturel a dit que si « de toutes les notions de la Morale, celle du droit naturel est une des plus importantes », c’est aussi l’une « des plus difficiles à déterminer »⁴.
La notion du droit naturel s’associe, au fond, à l’individu et l’individualisme qui est le principal support du libéralisme politique, mais cela n’empêche de transférer cette notion du plan individuel au plan collectif sous l’influence des doctrines et des écoles politiques et sociales modernes. « La notion de droit naturel affirme le primat de l’individu, ce sont les individus qui ont des droits, et qui s’associent librement pour former la communauté politique »⁵.
Les penseurs de la philosophie politique attribuent la notion de ce droit à la justice comme source perpétuelle et inépuisable. « L’idée de loi naturelle implique l’existence d’une règle de justice immuable, inscrite dans l’univers à laquelle, indépendamment des lois positives, intérieurement ou parallèlement aux conventions civiles, les hommes doivent dans leurs rapports réciproques, se conformer »⁶.
Ce lien étroit entre le droit naturel et la justice revient à l’antiquité grecque, et cela s’inscrit clairement dans la philosophie politique comme critère de la légitimité de tout gouvernement sachant que « l’idée du droit naturel est une notion capitale de la philosophie politique, dont on trouve les prémices dès l’antiquité grecque et latine. C’est toutefois une invention du XVIIe siècle que les lumières reprendront pour en faire le centre de toute leur pensée politique »⁷.
Bien que beaucoup de coutumes et de mœurs s’apparentent avec le droit naturel en vue de leurs valeurs humaines, cependant cela ne signifie pas qu’ils y appartiennent. Les coutumes et les mœurs restent relatives et intrinsèques tandis que le droit naturel surpasse le temps et le lieu pour acquérir son caractère universel et cosmopolitique.
Malgré cette diversité des points de vue sur la notion du droit naturel, nous nous trouvons normalement poussés à poser l’inévitable question : est-ce qu’on peut définir le droit naturel en sachant que la définition signifie : déterminer et mettre les bornes définitives d’une chose ? En tout cas la question polémique incite les chercheurs et les pousse à y répondre ou à essayer de répondre, et cela enrichit la matière de la recherche. Les premières tentatives de formulation reviennent aux théologiens et juridiques Espagnols de l’école de Salamanque au XVIe siècle. Avec tous les philosophes du droit naturel moderne, cette formulation a pris sa place dans leurs ouvrages.
Rousseau a remarqué le peu d’accords des philosophes sur les principes qui régissent et qui s’ouvrent à la définition du droit naturel, « parmi les plus graves écrivains à peine en trouve-t-on deux qui soient du même avis sur ce point. Sans parler des anciens philosophes qui semblent avoir pris à la tâche de se contredire entre eux sur les principes les plus fondamentaux… Les modernes ne reconnaissant sous le nom de loi qu’une règle prescrite à un être moral, c’est-à-dire intelligent, libre, et considéré dans ses rapports avec d’autres êtres, bornent conséquemment au seul animal doué de raison, c’est-à-dire à l’homme, la compétence de la loi naturelle ; mais définissent cette loi chacun à sa manière, ils l’établissent tous sur des principes si métaphysiques qu’il y a, même parmi nous, bien peu de gens en état de comprendre ces principes, loin de pouvoir les trouver d’eux-mêmes. De sorte que toutes les définitions de ces savants hommes, d’ailleurs en perpétuelles contradictions entre elles, s’accordent seulement en ceci, qu’il est impossible d’entendre la loi de nature et par conséquent d’y obéir, sans être un très grand raisonneur et un profond métaphysicien »⁸. De même Diderot a dit : « C’est ici que le philosophe commence à sentir que de toutes les notions de la morale, celle du droit naturel est une des plus importantes et des plus difficiles à déterminer »⁹.
C. F. Volney attribue à la loi naturelle dix caractères ; elle est : primitive, immédiate, universelle, invariable, évidente, raisonnable, juste, pacifique, bienfaisante, seule suffisante. Quant à la définition de cette loi, il a présenté celle-ci : « C’est l’ordre régulier et constant des faits, par lequel Dieu régit l’univers : ordre que sa sagesse présente aux sens et à la raison des hommes, pour servir à leurs actions de règle égale et commune, et pour les guider, sans distinction de pays ni de secte, vers la perfection et le bonheur »¹⁰. Patrick Simon insiste sur la justice et la spontanéité en proposant sa définition du droit naturel ; « ce sont les règles de juste conduite que les hommes pratiquent spontanément ou qu’ils découvrent. À l’opposé la législation impérative à laquelle on ne peut déroger s’exprime par des règles non spontanées qui sont imposées. En forçant le trait et pour bien se faire comprendre, on peut dire que le droit naturel c’est souvent la justice alors que le droit décrété c’est souvent la violence »¹¹.
Comment la science perçoit le droit naturel ? « La science n’affirme pas exactement qu’il existe des lois naturelles, car serait incapable de désigner un législateur, elle considère plutôt que tout se passe comme si les phénomènes naturels obéissent à des lois »¹².
Dès l’antiquité jusqu’à nos jours on recourt au droit naturel pour défendre la dignité humaine et aux droits de l’homme chaque fois qu’on trouve que ceux-ci sont
