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La Fausse Maîtresse
La Fausse Maîtresse
La Fausse Maîtresse
Livre électronique70 pages1 heure

La Fausse Maîtresse

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À propos de ce livre électronique

Par malheur, le capitaine Thaddée Paz est tombé sous les charmes irrésistibles de Clémentine Laginska, la femme de son meilleur ami. Sentant qu'elle s'apprête elle aussi à l'aimer, Paz n'a pas d'autre choix que se sacrifier pour sauver son amitié. Il s'invente ainsi une maîtresse afin de ne pas succomber à la tentation...Bien que la nouvelle soit publiée dans les « Études de Femmes », elle est surtout l'étude d'un homme rongé par la tentation, partagé entre le désir et l'amitié, et emmêlé dans un triangle amoureux.-
LangueFrançais
ÉditeurSAGA Egmont
Date de sortie14 déc. 2021
ISBN9788726729269
La Fausse Maîtresse
Auteur

Honoré de Balzac

Honoré de Balzac (1799-1850) was a French novelist, short story writer, and playwright. Regarded as one of the key figures of French and European literature, Balzac’s realist approach to writing would influence Charles Dickens, Émile Zola, Henry James, Gustave Flaubert, and Karl Marx. With a precocious attitude and fierce intellect, Balzac struggled first in school and then in business before dedicating himself to the pursuit of writing as both an art and a profession. His distinctly industrious work routine—he spent hours each day writing furiously by hand and made extensive edits during the publication process—led to a prodigious output of dozens of novels, stories, plays, and novellas. La Comédie humaine, Balzac’s most famous work, is a sequence of 91 finished and 46 unfinished stories, novels, and essays with which he attempted to realistically and exhaustively portray every aspect of French society during the early-nineteenth century.

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    La Fausse Maîtresse - Honoré de Balzac

    Honoré de Balzac

    La Fausse Maîtresse

    SAGA Egmont

    La Fausse Maîtresse

    Les personnages et le langage utilisés dans cette œuvre ne représentent pas les opinions de la maison d’édition qui les publie. L’œuvre est publiée en qualité de document historique décrivant les opinions contemporaines de son ou ses auteur(s).

    Image de couverture : Shutterstock

    Copyright © 1841, 2021 SAGA Egmont

    Tous droits réservés

    ISBN : 9788726729269

    1ère edition ebook

    Format : EPUB 3.0

    Aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, stockée/archivée dans un système de récupération, ou transmise, sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, sans l'accord écrit préalable de l'éditeur, ni être autrement diffusée sous une forme de reliure ou de couverture autre que dans laquelle il est publié et sans qu'une condition similaire ne soit imposée à l'acheteur ultérieur.

    Cet ouvrage est republié en tant que document historique. Il contient une utilisation contemporaine de la langue.

    www.sagaegmont.com

    Saga est une filiale d'Egmont. Egmont est la plus grande entreprise médiatique du Danemark et appartient exclusivement à la Fondation Egmont, qui fait un don annuel de près de 13,4 millions d'euros aux enfants en difficulté.

    Dédié à la comtesse Clara Maffei.

    Au mois de septembre 1835, une des plus riches héritières du faubourg Saint-Germain, Mlle du Rouvre, fille unique du marquis du Rouvre, épousa le comte Adam Mitgislas Laginski, jeune polonais proscrit. Qu’il soit permis d’écrire les noms comme ils se prononcent, pour épargner aux lecteurs l’aspect des fortifications de consonnes par lesquelles la langue slave protège ses voyelles, sans doute afin de ne pas les perdre, vu leur petit nombre. Le marquis du Rouvre avait presque entièrement dissipé l’une des plus belles fortunes de la noblesse, et à laquelle il dut autrefois son alliance avec une demoiselle de Ronquerolles. Ainsi, du côté maternel, Clémentine du Rouvre avait pour oncle le marquis de Ronquerolles, et pour tante Mme de Sérizy. Du côté paternel, elle jouissait d’un autre oncle dans la bizarre personne du chevalier du Rouvre, cadet de la maison, vieux garçon devenu riche en trafiquant sur les terres et sur les maisons. Le marquis de Ronquerolles eut le malheur de perdre ses deux enfants à l’invasion du choléra. Le fils unique de Mme de Sérizy, jeune militaire de la plus haute espérance, périt en Afrique à l’affaire de la Macta. Aujourd’hui, les familles riches sont entre le danger de ruiner leurs enfants si elles en ont trop, ou celui de s’éteindre en s’en tenant à un ou deux, un singulier effet du Code civil auquel Napoléon n’a pas songé. Par un effet du hasard, malgré les dissipations insensées du marquis du Rouvre pour Florine, une des plus charmantes actrices de Paris, Clémentine devint donc une héritière. Le marquis de Ronquerolles, un des plus habiles diplomates de la nouvelle dynastie, sa sœur, Mme de Sérizy, et le chevalier du Rouvre convinrent, pour sauver leurs fortunes des griffes du marquis, d’en disposer en faveur de leur nièce, à laquelle ils promirent d’assurer, au jour de son mariage, chacun dix mille francs de rente.

    Il est parfaitement inutile de dire que le Polonais, quoique réfugié, ne coûtait absolument rien au gouvernement français. Le comte Adam appartient à l’une des plus vieilles et des plus illustres familles de la Pologne, alliée à la plupart des maisons princières de l’Allemagne, aux Sapiéha, aux Radzivill, aux Rzewuski, aux Czartoriski, aux Leczinski, aux Iablonoski, aux Lubermiski, à tous les grands Ki sarmates. Mais les connaissances héraldiques ne sont pas ce qui distingue la France sous Louis-Philippe, et cette noblesse ne pouvait être une recommandation auprès de la bourgeoisie qui trônait alors. D’ailleurs, quand, en 1833, Adam se montra sur le boulevard des Italiens, à Frascati, au Jockey-Club, il mena la vie d’un jeune homme qui, perdant ses espérances politiques, retrouvait ses vices et son amour pour le plaisir. On le prit pour un étudiant. La nationalité polonaise, par l’effet d’une odieuse réaction gouvernementale, était alors tombée aussi bas que les républicains la voulaient mettre haut. La lutte étrange du Mouvement contre la Résistance, deux mots qui seront inexplicables dans trente ans, fit un jouet de ce qui devait être si respectable : le nom d’une nation vaincue à qui la France accordait l’hospitalité, pour qui l’on inventait des fêtes, pour qui l’on chantait et l’on dansait par souscription ; enfin une nation qui, lors de la lutte entre l’Europe et la France, lui avait offert six mille hommes en 1796, et quels hommes ! N’allez pas inférer de ceci que l’on veuille donner tort à l’empereur Nicolas contre la Pologne, ou à la Pologne contre l’empereur Nicolas. Ce serait d’abord une assez sotte chose que de glisser des discussions politiques dans un récit qui doit ou amuser ou intéresser. Puis, la Russie et la Pologne avaient également raison, l’une de vouloir l’unité de son empire, l’autre de vouloir redevenir libre. Disons en passant que la Pologne pouvait conquérir la Russie par l’influence de ses mœurs, au lieu de la combattre par les armes, en imitant les Chinois, qui ont fini par chinoiser les Tartares, et qui chinoiseront les Anglais, il faut l’espérer. La Pologne devait poloniser la Russie. Poniatowski l’avait essayé dans la région la moins tempérée de l’empire ; mais ce gentilhomme fut un roi d’autant plus incompris que peut-être ne se comprenait-il pas bien lui-même. Comment n’aurait-on pas haï de pauvres gens qui furent la cause de l’horrible mensonge commis pendant la revue où tout Paris demandait à secourir la Pologne ? On feignit de regarder les Polonais comme les alliés du parti républicain, sans songer

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