Trois bombes et une terroriste pour l'Occident
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Aperçu du livre
Trois bombes et une terroriste pour l'Occident - Ouattara Imman Ousmane
Trois bombes
et une terroriste
pour l’Occident
Ouattara Imman Ousmane
Trois bombes
et une terroriste
pour l’Occident
LES ÉDITIONS DU NET
22, rue Édouard Nieuport 92150 Suresnes
© Les Éditions du Net, 2016
ISBN : 978-2-312-04186-5
Avant-propos
Cette œuvre est à l’honneur de toutes les victimes, de tous ceux et celles qui ont perdu la vie injustement à cause de la barbarie humaine. Vos âmes certes ne sont plus de ce monde, mais une chose est certaine, vos esprits resteront à jamais gravés dans la mémoire collective et votre mort sera pour ceux doués d’intelligence, l’alarme qui sonnera le réveil d’une nouvelle pensée humaine. Trimbalant cette œuvre à la recherche du bon éditeur depuis quelques mois, les terribles attentats dont a été la cible, la munificente ville de Paris, m’avaient à ce point dépité et choqué que j’avais voulu renoncer à son édition, me disant très certainement que si j’avais été assez prompt à faire le bon choix, peut-être que le diable aurait fui un de ses démons et lui laisser l’aubaine de faire un choix judicieux quant à la préservation de ces innocentes âmes qui ne demandaient qu’à vivre pleinement cette triste vie qu’elles tentaient vaillamment de rendre plus gaie par leurs sourires et leurs bonheurs.
Alors à ces nombreuses victimes de Paris que je n’aurai plus jamais la chance de rencontrer un jour dans ma misérable vie et dont les noms défilent en boucles dans ma poussiéreuse cervelle comme des gens que j’ai côtoyés et aimés de tout l’amour que l’on puisse donner à la vie !
A toutes ces personnes qui perdent la vie chaque jour à cause des guerres, du terrorisme et de la méchanceté humaine !
Permettez-moi de saluer votre mémoire, et de vous dire que vous n’êtes pas mortes en vain. Votre mort aura servi à quelques personnes éprises de justice de se rendre compte du déclin de la valeur et des vertus humaines, et du travail qu’il reste à bâtir.
A ma très chère mère qui nous a quitté en Octobre 2014, de mort naturelle je précise, au moment où j’ébauchais les prémices de cette aventure !
A tous nos très chers disparus qu’on ne cessera point de pleurer et pour qui la perte nous a très souvent fait prendre des chemins regrettables, et même pour ceux qui ont pu se frayer la bonne voie dans ce tumulte sentimental. Je vous honore !
Très chers lecteurs, je ne rêve pas que mon œuvre soit appréciée par vos tendres cœurs. Mais s’il était possible qu’après la lecture de ce gribouillis, vous vous rendiez compte de la dérive de l’humanité et à quel point l’amour, ce noble sentiment qui jadis avait permis à cette humanité d’affronter toutes les affres auxquelles elle fut confrontée, est entrain de fuir de nos poitrines ensorcelées, endiablées, envoutées par un monde qui ne nous demande plus de nous soucier de nos prochains et de vivre à l’état nature comme il était dit, que l’homme était un loup pour son prochain, alors j’aurais atteint mon objectif !
Sur ce, je préfère m’arrêter là, avant que ma trop grande émotivité n’emboite le pas et que je ne commence à verser des larmes pour lequel bon nombre de personnes jugeraient puériles. Preuves alors de tout ce que j’avançais plutôt !
Innocence violée
Ce matin là, le chaos se faisait sentir sur toute la rive du fleuve noir, l’odeur âcre de la mort avait remplacé celle de la vie, un vent effroyable faisait voguer des vagues ensanglantées du lointain, qui venaient s’affaisser sur les petits rochers noircis de chagrin. Tout était différent, tout venait de changer. Le plus beau petit patelin de toute la contrée venait de perdre sa virginité dans la douleur. Les cris étouffés des hommes agonisants, sur le point de perdre l’âme rappelaient à quel point cela fut douloureux. Sous les débris et les amas de corps, un frêle visage essayait à peine d’ouvrir les yeux. Ses paupières, lourdes d’angoisse refusaient d’affronter une fois de plus l’horreur qu’elles venaient d’échapper. Tout était sang, tout alentour était désarroi.
Aicha, avait réussi d’un coup brusque à pousser le corps sur elle qui l’empêchait de respirer. Elle venait à peine d’émerger de son sommeil et pouvait contempler avec effroi le carnage :
« Qu’est ce qui vient de se passer ? Mais pourquoi je n’arrive pas à sortir de mon rêve ? Se disait-elle toute tremblante.
Il faut que je me réveille, je dois juste fermer les yeux, dormir à peine quelques instants et me réveiller après. Tout ira mieux ». Elle essaya avec la dernière énergie qui lui restait de croiser ses paupières, à la recherche de l’absolue paix. Mais pendant qu’elle s’efforçait à effacer toute cette désolation de sa mémoire, qui ne cessait de vaciller, un cri, un effarant cri la fit sursauter de terreur. Ce cri était si fort et si effrayant qu’il faillit lui faire éclater sa toute petite tête :
« Où suis-je ? Pourquoi tout ici est émoi ? Pourquoi, comment, qui est l’auteur d’un cri aussi épouvantable ? »
Pendant qu’elle cherchait des réponses à toutes ces questions qui devenaient en tout lieu des énigmes, une voix se faisait entendre des méandres, celle d’une femme, si son ouïe ne lui jouait des tours. Il fallait juste qu’elle se concentre pour comprendre. Il fallait juste qu’elle oublie cette douleur qui lui dévorait le bas ventre. Il fallait juste qu’elle soit courageuse, qu’elle soit une femme ! Comme le lui répétait à chaque fois sa grand-mère. Alors Aicha se reprit, fit un effort surhumain et réussit à calmer les afflictions que son pauvre corps était entrain de lui faire subir. Maintenant elle pouvait entendre, elle pouvait comprendre plausiblement ce que la voix disait :
« Aidez-moi ! S’il vous plait sauver mon enfant ! N’y a-t-il pas âme qui soit vivante dans toute cette immondice ? Suis-je la seule à sentir le souffle divin ? »
Aicha, sentant alors que la pauvre dame en détresse s’adressait à elle, cria de toutes ses forces pour se faire entendre ! Mais rien, elle avait beau hurler avec toute la véhémence qu’on lui connaissait, rien, rien ne voulut sortir de sa gorge endolorie. Sentant les angoisses de la pauvre dame s’agrandir, elle décida de se lever au prix de sa vie et lui venir en aide. Après plusieurs tentatives infructueuses, celle-ci fut la bonne. Aicha réussit à se tenir débout sur ses deux petites jambes chétives. Enfin, elle avait franchit un pas, se disait-elle avec niaiserie. Mais pendant qu’elle exultait de ce petit exploit, elle fit une découverte ahurissante. Son pagne était en sang, des filets de sang lui coulaient de l’entrejambe jusqu’aux chevilles, et une douleur, une atroce douleur lui faisait rôtir le bas ventre :
« Oh mon Dieu ! Que m’est-il arrivé ? » Elle n’avait eu le temps de se noyer dans ses complaintes, que la voix, la même voix qui l’avait poussée à se relever, l’appelait par son prénom :
« Aicha ! Aicha ! S’il te plait, viens-moi en aide ! »
Elle reconnut la voix, c’était celle de Namata la guérisseuse, la mère de Finadi, sa meilleure amie. Aicha hocha donc la tête pour voir où était Namata, mais que ne fut macabre ce qu’elle vit. Des corps sans têtes, d’autres calcinés, d’autres encore baignant dans leur sang. Tout alentour sentait la mort. Tout alentour était la mort. Du sang, du sang partout ! Avec une couleur plus vive qu’elle n’en avait eu l’occasion de voir. Une odeur plus acerbe qu’il ne lui avait été permis auparavant de sentir. Tout était différent. On aurait dit qu’un souffle diabolique avait ravagé le petit village et avait tout emporté dans sa furie, âmes et espoirs, rêves et bonheurs :
« Aicha, s’il te plait, viens là, fais un effort, je t’en supplie. Je sens mon âme qui me quitte à petit feu. »
C’était encore Namata. Aicha se résolut donc à aller vers elle, non sans peine, peut être qu’elle au moins avait des réponses à tout cela. Peut être qu’elle au moins savait tout ce qui venait d’arriver au village :
« Mais que s’est-il donc passé ici ? Cogitait-elle dans sa toute fragile pensée.
Oui Namata ! Je suis là ! J’ai du mal à marcher, je saigne de partout, plus grave encore, nulle âme ne respire ici à part nous deux ! Qu’est-il arrivé à ce village ?
– Ma fille s’il te plait ! Va voir dans le panier caché en bas du grand baobab, j’y ai caché Dimali, va le chercher et ramène le vite, après on pourra causer tout le temps qu’il me reste encore à vivre. »
Aicha retourna sur ses pas, courut, courut de toute la vélocité de son être. Dimali était vivant. Dimali, le petit singe rouge, comme on l’avait surnommé dans le village, n’était pas mort comme les autres. Le tout dernier fils d’à peine quelque mois de Namata était vivant. On aurait dit un miracle, un nouvel espoir dans toute cette ruine. Aicha arriva au grand baobab aussi vite qu’elle put, ne prit pas du temps pour retrouver le panier. Elle l’ouvrit d’un geste brusque, et là ; merveille ! Dimali était bien dans le panier. Apeuré il s’était couvert la tête d’un pagne et frissonnait de tout son corps de bébé. La gamine souleva le pagne, dès que Dimali la vit, il écarquilla les yeux, fit le plus beau sourire de ses belles petites lèvres, comme s’il venait de voir Djoumvoli, le génie porteur de bonne nouvelle. On aurait dit qu’il avait pressenti qu’il venait d’échapper au pire. Aicha se saisit de lui, le prit dans ses bras et courut jusqu’à Namata. La pauvre femme était vraiment affaiblie, elle peinait à laisser les yeux entrouverts et même à faire sortir le souffle de ses narines, pourtant si épaisses :
« Namata, voici Dimali, il n’a rien, le petit singe est bien portant ! »
Namata esquissa juste un petit sourire, pour montrer sa gratitude à Aicha. Elle n’avait plus de force, tout s’enfuyait de son vieux corps débridé. Elle ouvrit fort grand les yeux, regarda Aicha et le bébé, d’un air soucieux et dit :
« Va, va ma fille, ce bébé sera pour toi un petit frère et un fils à la fois. Ta camarade Finadi, et tous ses frères ont péri dans l’attaque. Tout le monde est mort. Va, court, fuit cette tombe avant qu’il ne t’arrive malheur ! Prend bien soin de Dimali, ton petit frère à toi aussi. Nous nous révérons très certainement de l’autre côté ».
Namata rendit son dernier souffle. Elle avait attendu des heures, elle avait dompté la mort un laps de temps, juste pour voir son fils, juste pour que quelqu’un susse que son fils était vivant et qu’il pût prendre soin de lui. Le destin avait voulu que ce soit Aicha, la petite fille aux cheveux de feu. Maintenant elle pouvait partir en paix ! Elle connaissait bien Aicha et savait que jamais la petite fille n’abandonnerait Dimali, au prix de sa propre vie. Namata fit un dernier soupir, comme pour dire au revoir à son fils et à Aicha :
« Namata ! Namata ! Que s’est-il passé ici ? » Lui demanda fiévreusement la gamine, mais le cœur de la pauvre dame avait cessé de battre. Aicha comprit ce qui venait de se passer. Ne voulant effrayer le môme, elle détourna son regard de sa mère. Que pouvait-elle lui montrer d’autres ? Tout autour était cadavres et sang. Elle se souvint d’un coup des dernières paroles de Namata : « Va, court, fuit ma fille, avant qu’un malheur ne t’atteigne ».
Aicha prit donc la décision de partir, sans même savoir ce qui était arrivé à son village, à ce petit nid douillé. Toutes sortes de pensées lui traversaient la tête : « Partir, mais où ? » Elle qui n’avait jamais dépassé le fleuve, où elle allait
