La maison de pâquerette
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À propos de ce livre électronique
Blotti au creux d'une vallée
Là où une rivière est née
Il flirte avec les gens d'ailleurs.
Gardien de ses plus belles heures,
N'offre qu'une flûte pour mieux
Y deviser, rire et chanter.
Lucie Salsmann Laval
Lucie Salsmann Laval a ses racines profondément enfouies dans son village du Champagne, entouré de vallons et de ruisseaux. Elle aime s'y promener, surtout en automne, où le vignoble prend des allures "d'été indien". Sa retraite s'écoule au gré de nombreux voyages qui lui permettent de s'ouvrir à d'autres cultures. Elle souhaite vous faire partager, amis lecteurs, ces diverses expériences, ces rencontres insolites qui animent ce troisième ouvrage né de sa plume.
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Aperçu du livre
La maison de pâquerette - Lucie Salsmann Laval
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La vie est devant - éd. Les 2 Encres (novembre 2012) - BoD Books on Demand (mai 2016)
Les Cousins d’Amérique - éd. Les 2 Encres (septembre 2015) - BoD Books on Demand (mai 2016)
Sommaire
LA COLÈRE DU CIEL
PÂQUERETTE
LES CATHERINETTES FONT LA FÊTE
ERNEST LE CANTONNIER
TCHERNOBYL
LA VIOLETTE DE TOULOUSE
UNE FICHE RÉFLEXE
LES RETROUVAILLES
L’HOMME QUI N’A RIEN VU, RIEN ENTENDU
LES FAMILLES ENTERRENT LEURS MORTS
LE BÉNÉVOLAT S’ORGANISE
LES DOSSIERS DU PASSÉ
LA SOUPE
LE CLOCHER
UN VOYAGE EN CADILLAC
LA VIGNE
L’ÉLECTRICITÉ À BLIGNY
ALICE, PÂQUERETTE, POUIC ET LES AUTRES
LA COLÈRE DU CIEL
La femme devait habiter le village, mais rien n’était moins sûr. Peut-être tout en haut, peut-être tout en bas. Ou alors plutôt vers le milieu, à proximité de l’église, ou encore dans une modeste maison proche de la chapelle. Enfin, on ne savait vraiment pas grand-chose d’elle.
En tout cas, elle ne venait pas de loin et ne pouvait jamais se permettre de s’absenter, surtout pendant les mois d’été et d’automne. Elle passait le plus clair de son temps à scruter d’un air soucieux le ciel au-dessus des collines entre lesquelles serpentaient des filets d’eau. Elle semblait toujours guetter, surveiller, attendre quelque chose qui allait venir, comme une nouvelle qu’elle pourrait lire là-haut dans les nuages.
La rivière avait des allures tranquilles et paresseuses, mais il ne fallait pas s’y fier pour autant. Elle savait grossir ses flots et se montrer fougueuse dès qu’il pleuvait dru. Elle s’emballait et se faisait tumultueuse surtout quand un orage arrivé par l’ouest se fracassait sur les hauteurs, vers Champignol, et que les nuages venaient se renverser comme des outres éventrées sur les versants. Son flot se faisait plus épais, plus bouillonnant, allant jusqu’à vous inonder la route et les maisons du bas.
La femme en avait vu défiler, des orages ! La chapelle aussi. Elles se connaissaient bien, ces deux-là, pour s’être côtoyées déjà depuis tant de saisons. La chapelle avait hérité d’une cloche particulière, au timbre mélodieux, et dont l’aspect donnait un bronze fortement enrichi d’argent. La cloche n’oubliait jamais de sonner aux heures d’office et de rythmer la journée avec discrétion. Mais elle avait encore bien d’autres occasions importantes de chanter. Par les jours d’orage, les villageois tendaient le dos. Sur les versants, les vignes nombreuses doraient au soleil. Les vignerons craignaient par-dessus tout les averses de grêle meurtrières qui pouvaient en quelques minutes et avec une violence inouïe, hacher menu le vignoble et jeter à terre les grappes lourdes et bouclées.
Heureusement, ils pouvaient compter sur l’aide de la cloche de la chapelle. Dès qu’elle se mettait à sonner, son chant mélodieux s’élevait dans l’air et courait affronter l’orage qui menaçait. Il arrivait droit sur lui et, comme un couteau effilé et tranchant, le coupait en deux et le mettait en fuite. Les nuages gorgés d’eau s’éloignaient et la vallée, le village et ses vignes étaient épargnés !
Mais si belle et si mélodieuse que fût la cloche, elle ne savait pas se mettre à battre seule ! Il fallait bien que quelqu’un vienne tirer la corde pour avertir les villageois et mettre en fuite l’orage qui menaçait.
C’était pour cela que la femme était là, toute proche. C’était pour cela qu’elle regardait souvent le ciel et la crête de la colline. Pour cela aussi que sa vie se trouvait étroitement liée à celles de la chapelle et de la pensionnaire du clocher.
Château de Bligny où se déroulent aujourd’hui des manifestations littéraires
Étang de Bligny
Cygnes sur l’étang de Bligny
Paysage
Cette croix qui appartenait au château de Bligny se trouvait à l’entrée du village, en bordure de la route de Vendeuvre sur Barse. Dans les années 1920, le baron de Cachard la fit déplacer pour la remonter au milieu des vignes, au lieu- dit Le chemin blanc.
Une cérémonie religieuse eut lieu à cette occasion.
Sainte Eulalie
(page →)
Fouilles archéologiques (page →)
Voûte en berceau sous la chapelle Sainte Eulalie (page →)
Bligny
La maison de Pâquerette
Jardin de simples derrière la maison de Pâquerette
Pâquerette et son chien Lago
PÂQUERETTE
Cette maison au passé si prestigieux
est devenue au fil des années,
« Chez Pâquerette ».
Dans un village, au pays du « Bois Maugrénon », à travers des collines vallonnées, vivait une jeune femme qui adorait les travaux d’aiguille. Pâquerette, c’était son prénom, habitait une grande maison très ancienne qui à une autre époque était un couvent. La communauté des sœurs de la Providence y avait été installée en 1850 – pour l’éducation des enfants et le soulagement des malades – par Madame la Marquise de Dampierre, née de Sainte-Maure, et Monsieur le Marquis de Dampierre, Conseiller général de L’Aube, ancien Pair de France, Officier de la Légion d’honneur et Chevalier de Saint-Louis et de Malte.
Une école de filles avait vu le jour, les soins aux malades s’étaient organisés, une pharmacie avait été ouverte. Les sœurs allaient cueillir les simples dans les champs ; des plantes qu’elles utilisaient pour soulager, comme le thym, le serpolet, les feuilles de ronces, la camomille, mais aussi les queues de cerises, le tilleul… Elles faisaient sécher leurs récoltes puis les enfermaient dans de grands bocaux installés sur des étagères au fond de la grande salle près de la cheminée.
Quand une épidémie de typhus avait frappé la région, deux cents malades avaient été recensés et une quinzaine de personnes étaient décédées. Les médecins avaient reconnu ne pas avoir de méthode de traitement au point. Ils recommandaient une meilleure alimentation et l’isolement du malade. Ce ne fut qu’en 1909 que le docteur Charles Nicolle reconnut le pou du corps pour vecteur de la maladie.
Après le départ des sœurs de la Providence vers 1913, Monsieur de La Rochefoucauld, propriétaire des lieux hérités de Monsieur le Marquis de Dampierre, choisit une habitante du village, Anne-Marie, familièrement appelée « Pâquerette », pour poursuivre son œuvre.
Accompagné de sa fille, il lui rendait visite régulièrement, alors il lui proposa de venir chez lui à Estissac prendre divers cours. Savoir lire, écrire avec une belle écriture, une grammaire rigoureuse, une diction parfaite. Et sa fille lui enseignerait la couture et la broderie.
Il fallait le savoir : on ne respecte sa classe, ses maîtres et ses camarades qu’avec une tenue correcte. On ne doit pas y bavarder, y faire du bruit, y courir, même lorsqu’il n’y a personne.
En fin de journée, Mademoiselle l’emmena en promenade aux alentours du parc et lui renouvela l’importance du besoin d’un stage scolaire qu’elle devrait effectuer prochainement avec le maître de Bligny. Ensuite, retour à Estissac où elle terminerait ses études en 1916.
Sur la proposition du Maire qui appuya les avantages de l’enseignement de la couture pour les fillettes de l’école de Bligny, elle accepta en 1934 de devenir « maîtresse de couture ».
C’était une grande maison entourée d’un haut mur, et d’une porte-cochère à l’entrée. Il y avait une cour de récréation pour les enfants, et des dépendances où étaient rangés des outils pour travailler la terre, et une forge pour les réparations et les fabrications. Ses voisins, sa famille étaient fermiers.
Plus loin, pour les enfants, une balançoire était suspendue à une poutre. Appuyée contre un mur, une pile de bois prêt à servir pour le feu cet hiver. Des grands arbres donnaient de l’ombrage pendant les grands jours d’été.
Une salle faisait office de classe d’école, avec des tables pour quatre enfants alignées par rangées, une haute cheminée avec le foyer au sol et un manteau fait d’une bordure en pierre pour poser des bibelots. À hauteur des yeux était appliquée contre le mur une citation de François de La Rochefoucauld qui attirait le regard :
« Quand on ne trouve pas son repos en soi-même, Il est inutile de le chercher ailleurs? »
Pâquerette était très connue dans la région. Du bord de la route, il était très facile de l’observer, assise près de la fenêtre, la tête penchée sur son ouvrage. Facile de deviner ce qu’elle faisait avec, dans ses mains, du tissu et le va-et-vient d’une aiguille au bout des doigts !
Suite à une demande qu’elle formula, les jeunes filles attirées par ce travail arrivèrent avec leur carré de tissu.
Pâquerette était à l’aise. Qu’allait-elle leur apprendre cet après-midi ? Le b.a.-ba de la couture, c’était sûr : comment tenir son tissu, enfiler l’aiguille, faire des petits points pour l’ourlet, réussir les coins, sans oublier l’utilisation du dé ? Plus difficiles étaient les points de bouclette, d’araignée, le passé plat, l’empiétant, le point de nœud, et celui d’Orient qui demande une certaine dextérité.
Chaque jeune fille avait son propre tambour à broderie et bien sûr son dé. Émeline avait reçu de la part de sa grand-mère une collection d’une dizaine de dés fabriqués dans des matières différentes. Très communicative et partageuse, bientôt sa collection trôna dans la salle de cours sur le rebord de la cheminée. Pour le plaisir des yeux, elle invita ses copines Catherine, Jacqueline, Claudette, Liliane, et la petite Toinette qui n’était pas assez grande et devait se hisser sur la pointe des pieds.
Pour remercier sa grand-mère de son cadeau, Émeline décida de lui broder un abécédaire en patois. Là, Pâquerette intervint, déclarant que pour un abécédaire, c’était le point de croix qui s’impose.
C’était parti pour l’apprentissage du point de croix !
L’après-midi s’achevant, tout fut rangé. Assises sur un banc pendant plusieurs heures, les jeunes filles appréciaient la station debout. Elles attendaient. Elles écoutaient. Pâquerette expliquait l’emploi du temps pour le lendemain :
– Vous demanderez à vos mères et grand-mères du tissu en coton, des morceaux de différentes couleurs si possible. Tout ce qu’elles trouveront. Comme d’habitude, vous arriverez ici à quatorze heures. La surprise c’est pour demain.
Dehors, dans la cour, les jeunes filles se détendaient, parlaient, riaient. Elles avaient oublié le chien, Lago, un Berger blanc à grands poils, surpris par ce bruit inhabituel, sortit de sa niche pour les regarder partir. Tout était en ordre ; il s’en retourna couché.
Des doudous pour Noël
Les demoiselles s’installaient dans la salle de travail, les tissus posés sur la grande table, elles regardaient Pâquerette, attendant la surprise. Celle-ci enfin parla :
– J’ai reçu un courrier qui me demandait si nous étions partantes pour fabriquer, à l’occasion des fêtes de Noël, des doudous et des peluches pour les enfants malades de l’hôpital. Bien sûr, j’ai donné mon accord.
Catherine, la plus hardie, s’enquit :
– Et nos tissus, que deviennent-ils ?
– Après les doudous, un autre projet se profile. Pour l’instant, découpez environ une centaine de carrés de 11,5 cm de côté. Choisissez les couleurs. Soyez minutieuses. Quand vous aurez terminé, vous ferez des paquets de couleurs identiques que vous rangerez les uns auprès des autres dans
