William Hogarth, le Shakespeare de la peinture: Vers la création d'un art national anglais
()
À propos de ce livre électronique
Considéré comme le père de l'art anglais, celui que ses contemporains surnomment le Shakespeare de la peinture lutte avec ferveur, toute sa vie, pour protéger les artistes locaux et donner à son pays un art national détaché de l'emprise du modèle français. Précurseur dans de nombreux domaines, il marque son temps par ses gravures satiriques, ses scènes de genre aux thèmes moralisateurs et ses peintures théâtrales inaugurant un genre inédit.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
Le contexte politique et culturel dans lequel William Hogarth s’inscritLa vie de l'artiste et son parcoursLes caractéristiques et spécificités de son artUne sélection d’œuvres-clés de HogarthSon impact dans l’histoire de l’artLe mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la série 50MINUTES | Artistes, Delphine Gervais de Lafond se penche sur l'artiste le plus populaire de la première moitié du XVIIIe siècle en Angleterre : William Hogarth. Après un bref panorama de son époque et un résumé complet de son parcours, l'auteure de ce numéro aborde ses principaux apports à l'art de son pays avant d'analyser quelques-unes de ses œuvres les plus célèbres, notamment David Garrick dans le rôle de Richard III et Mariage-à-la-mode - Le Contrat de mariage. Enfin, nous avons également tenu à souligner à quel point Hogarth a été un maillon essentiel dans la construction d'un art national anglais. Toutes les générations d'artistes qui lui ont succédé lui sont redevables. » Stéphanie Felten
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Artistes
La série « Artistes » de la collection 50MINUTES aborde plus de cinquante artistes qui ont profondément marqué l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d’art et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les œuvres des plus grands artistes tout en laissant place à toutes les interprétations.
Lié à William Hogarth, le Shakespeare de la peinture
Titres dans cette série (33)
Auguste Renoir, le peintre du bonheur: Aux sources de l’impressionnisme Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationGustav Klimt et la sensualité féminine: Entre symbolisme et Art nouveau Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationIngres, un néoclassique français: À la recherche de l'idéal esthétique Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSandro Botticelli et la mythologie: L’ambassadeur de la Renaissance italienne Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationRubens, l'Homère de la peinture: Au coeur du baroque flamand Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationRembrandt et le clair-obscur: Le baroque dans toute sa splendeur Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationÉdouard Manet et l'art de la provocation: Le précurseur de l’art moderne Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationAlbrecht Dürer, un artiste humaniste: La Renaissance dans le Nord de l'Europe Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationVan Gogh, peintre de la folie: Un artiste maudit en quête de sens Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationJan Van Eyck et la maîtrise du détail: Un primitif flamand en avance sur son temps Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationPaul Cézanne, précurseur du cubisme: Quand la couleur crée la forme Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLéonard de Vinci, un génie universel: La science au service de l'art Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationWilliam Turner, le peintre de la lumière: Le sublime au coeur du romantisme Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationJean-François Millet, le peintre des paysans: La nature pour unique bagage Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationDante Gabriel Rossetti et la volupté féminine: Le héros du préraphaélisme Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationThéodore Géricault, le père du romantisme français: La fougue et la passion au bout du pinceau Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationMichel-Ange, un artiste qui fascine: Le génie de la chapelle Sixtine Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSir Joshua Reynolds ou le portrait dans tous ses états: À l’aube de la Royal Academy of Arts Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationGeorges Seurat et le pointillisme: Le messie d’un art nouveau Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationAntoine Watteau et le style rococo: De la commedia dell’arte à la fête galante Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationJacques-Louis David et la peinture d'histoire: Le chantre de la Révolution et de l’Empire Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationTitien, le maître de la couleur: La peinture vénitienne au Cinquecento Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationJohn William Waterhouse, le préraphaélite moderne: Un univers de mythes, de légendes et de passions Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationBruegel l'Ancien ou « paysan Bruegel »: Au cœur du folklore des anciens Pays-Bas Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationDiego Vélasquez ou le baroque à l'heure espagnole: Un souffle de modernité dans l’art du portrait de cour Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationPaul Klee, un artiste majeur du Bauhaus: « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible » Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationTintoret et la fureur de peindre: Du maniérisme vénitien aux prémices du baroque Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationCamille Pissarro, le patriarche de l'impressionnisme: Des paysages ruraux aux scènes urbaines Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationWilliam Hogarth, le Shakespeare de la peinture: Vers la création d'un art national anglais Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationBramante et l'architecture renaissante: L’art de ressusciter le classicisme antique Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluation
Livres électroniques liés
Joseph Mallord William Turner et œuvres d'art Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationDiscours sur la peinture de Joshua Reynolds: Les Fiches de lecture d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Peinture Anglaise Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationFrancisco de Goya, un artiste visionnaire: Du faste de la cour à la critique sociale Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationTurner Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5John Constable et la mélancolie du paysage: La campagne anglaise à l’heure romantique Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationThomas Gainsborough, entre portrait et paysage: Un autodidacte aux origines du romantisme anglais Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluation1000 Portraits de génie Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationParis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLe petit Turner: Un livre d'art amusant et ludique pour toute la famille ! Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationJohn William Waterhouse, le préraphaélite moderne: Un univers de mythes, de légendes et de passions Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationGirodet (Paris - 2005): Les Fiches Exposition d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationÉlisabeth Louise Vigée Le Brun (Paris - 2015): Les Fiches Exposition d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLe Musée éphémère de Francis Haskell: Les Fiches de lecture d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationConstable Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationClaude Lorrain et l'esthétique classique: L’art du « paysage idéal », entre réel et imaginaire Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationBurne-Jones Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationGeorges de La Tour (Paris - 1997): Les Fiches Exposition d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationDiego Vélasquez ou le baroque à l'heure espagnole: Un souffle de modernité dans l’art du portrait de cour Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationGiuseppe Arcimboldo Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5Caspar David Friedrich et la tragédie du paysage: Les premiers pas du romantisme allemand Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Littérature artistique. Manuel des sources de l'histoire de l'art moderne de Julius von Schlosser: Les Fiches de Lecture d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationAntoine Watteau et le style rococo: De la commedia dell’arte à la fête galante Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSir John Everett Millais et l'obsession du détail: Du préraphaélisme au portrait de salon Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationA la découverte de Histoire de l'art Réaliste Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5L'Âge d'or du romantisme allemand (Paris - 2008): Les Fiches Exposition d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationCours de peinture par principes de Roger de Piles: Les Fiches de lecture d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationHolbein le Jeune. Les années bâloises (Bâle - 2006): Les Fiches Exposition d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationBeauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde (Paris - 2011): Les Fiches Exposition d'Universalis Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Peinture Russe Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluation
Art pour vous
Léonard de Vinci Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5Apprendre l'anglais avec Lucy, le Chat - La ville Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationVoluptés orientales Évaluation : 3 sur 5 étoiles3/5L'Art baroque Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5Les Peintures de la Renaissance Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5Magie De Commande Et "autisme" Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Peinture Russe Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationL'Art de la Renaissance Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5Edward Hopper Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationKandinsky Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSplendeurs maçonniques Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationBauhaus Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5Titien, le maître de la couleur: La peinture vénitienne au Cinquecento Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationAnalyser la musique de film: méthodes, pratiques, pédagogie: Analyser la musique de film / Analyzing film music series Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5LES CHRÉTIENS ET LES IMAGES: Les attitudes envers l’art dans l'Église ancienne Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationWhistler Évaluation : 3 sur 5 étoiles3/51000 Chefs-d'œuvre de la peinture Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5L'Avant-Garde russe Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5Dessiner avec l'oeil dominant: Neurosciences, créativité et perception : développez votre regard artistique et apprenez à dessiner grâce au cerveau droit Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationCaravage Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationVersailles résidence de Louis XIV Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationL’Art du paysage Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationPaul Cézanne et œuvres d'art Évaluation : 3 sur 5 étoiles3/5Picasso Évaluation : 4 sur 5 étoiles4/5Comment dessiner 100 trucs mignons: Tuto dessin anti-stress Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLes Préraphaélites 120 illustrations Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationResine Epoxy - Projets Creatifs pour Debutants Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5Histoire de l'art - Tome II : L'Art médiéval Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationL'Art nouveau Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluation
Avis sur William Hogarth, le Shakespeare de la peinture
0 notation0 avis
Aperçu du livre
William Hogarth, le Shakespeare de la peinture - Delphine Gervais de Lafond
WILLIAM HOGARTH
Naissance ? Né le 10 novembre 1697 à Londres.
Mort ? Décédé le 26 octobre 1764 dans la même ville.
Contexte ? La naissance d’une peinture nationale en Angleterre dans la première moitié du XVIIIe siècle.
Œuvres majeures ?
Les Enfants Graham (1742)
Mariage-à-la-mode (1743)
David Garrick dans le rôle de Richard III (1745)
La Porte de Calais (1748)
Beer Street et Gin Lane (1751)
Peintre, graveur, théoricien et moraliste, William Hogarth est le plus populaire des artistes britanniques de la première moitié du XVIIIe siècle. Fervent défenseur de la vérité, il dénonce avec humour les dérives de son siècle. S’il est surtout connu pour ses peintures moralisatrices et ses estampes satiriques au ton grinçant et à la ligne énergique, il s’essaye également à de nombreux autres genres (portraits aristocratiques, tableaux de cour, peinture théâtrale ou d’histoire, etc.), toujours avec la même intensité.
Aussi son ambition est-elle à la mesure de son immense talent. Souhaitant mettre un terme à la domination étrangère sur les arts, William Hogarth se donne pour principale mission d’offrir à son pays une véritable identité artistique. Il fonde alors une école qui ouvre la voie à la plus prestigieuse des institutions artistiques anglaises, la Royal Academy of Arts, s’investit personnellement dans l’encadrement du métier d’artiste et œuvre sans relâche pour la reconnaissance de genres (portrait, paysage, scène de genre) et de disciplines (gravure) jusque-là considérés comme mineurs.
De Sir Joshua Reynolds (1723-1792) à David Hockney (né en 1937), en passant par James Gillray (1756-1815), William Blake (1757-1827), William Turner (1775-1851), John Constable (1776-1837) ou encore John Everett Millais (1829-1896), toutes les générations de peintres anglais sont redevables de celui que l’on considère comme le père de la peinture anglaise.
CONTEXTE
L’ANGLETERRE AU XVIIIe SIÈCLE
Au début du XVIIIe siècle, l’Angleterre est la première puissance économique, politique et maritime mondiale, notamment grâce à la Glorieuse Révolution (1688-1689), qui a établi une monarchie constitutionnelle et initié une période de grande prospérité. Plusieurs avancées techniques voient le jour dans les domaines industriel et agricole, et des réformes économiques, sociales et juridiques s’amorcent. Londres connaît une croissance sans précédent
