À propos de ce livre électronique
il lui reste encore du temps avant de devoir les présenter à Zeus. Jusqu’ici, elle a fait un excellent travail pour sauver le monde! À vrai dire, le monde se porte assez bien, mais pour ce qui est de ses amis, c’est une autre histoire. Alcie s’est perdue dans les Enfers et Homère jette le blâme sur Pandie, et Iole tombe malade en cours de route. Donc même si le cinquième mal, la Rage, ne se cachait pas dans le pays lointain de la Perse, Pandie aurait tout de même à faire face à un défi important. Heureusement, Pandie trouve de l’aide sous forme du fameux Médecin et de son fils Douban qui est vraiment… vraiment séduisant. Ils racontent à Pandie et à ses amis l’histoire du jardin des djinns ― un lieu secret où les génies dissimulent leurs trésors. Un terrible génie pourrait être la clé de la source de la Rage. Tout ce que Pandie doit faire, c’est de trouver le jardin secret, de découvrir où se trouve le génie, et de le capturer. Cela semble difficile, mais lorsque Pandie rencontre les autres obstacles qui
entravent la découverte de la Rage, elle souhaitera que la tâche ait été aussi facile.
Carolyn Hennesy
CAROLYN HENNESY is the author of all of Pandora's Mythic Misadventures as well as the New York Times bestseller The Secret Life of Damian Spinelli. As an actress, her work can be seen on both big and little screens (primetime and daytime), including her current work on the series True Blood. In addition to her full-time acting and writing careers, Ms. Hennesy also teaches improvisational comedy, is an avid shopaholic, and studies the flying trapeze. She lives in the Los Angeles area with her fab husband, Donald, two cool cats, and two groovy dogs. www.pandyinc.com www.carolynhennesy.com
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Aperçu du livre
Pandora et la rage - Carolyn Hennesy
Chapitre 1
Sur un fond de ciel bleu clair
— Elle est en train de nous rattraper ! cria Pandie, tendant le cou pour regarder par-dessus son épaule.
— Ne regarde pas ! aboya Homère. Tire ta cape par-dessus ta tête !
— Qu’est-ce que c’est ? hurla Pandie.
— Continue ! cria Homère, scrutant frénétiquement l’horizon devant lui pour quelque chose qu’il savait qu’il ne trouverait jamais : un endroit — n’importe où — où lui, Pandie et Iole pourraient se cacher.
Rien.
Que du sable.
Poussés jusqu’à l’hystérie, leurs trois chameaux couraient à une vitesse que Pandie ne pouvait même appréhender. Même lorsqu’elle était chez elle et qu’elle observait des chevaux de course qui couraient à travers les champs, elle n’avait jamais vu quoi que ce soit se déplacer aussi vite. Avec un bras serré autour de Dido qui se recroquevillait en frissonnant devant elle, elle devait investir tous ses efforts pour rester sur sa bête qui volait à travers le désert, essayant de distancer ce qui arrivait derrière eux.
Une masse sombre, brun foncé et épaisse, était maintenant à moins de cinq kilomètres de là, et fonçait durement et rapidement avec un bruit sourd.
Deux heures plus tôt, en milieu de matinée, le ciel avait été d’un bleu pâle clair — presque blanc ; le soleil tapait violemment sur eux comme il l’avait fait au cours des 11 dernières journées et demie qui s’étaient déroulées sans incident. L’ennui du désert arabique n’avait été brisé que par deux choses. La première, c’était une mélancolie suivie d’une irritabilité qui s’était lentement glissée dans l’attitude d’Homère. Pendant les premiers jours de leur voyage, Homère avait été calme et courtois comme à son habitude, alors qu’ils voyageaient à partir d’Aphrodisias, à travers les terres de la Galatie, de la Cilicie, de la Syrie, et finalement dans l’immensité du désert vers Bagdad. Puis, il avait semblé à Pandie qu’Homère était devenu de plus en plus agacé par les gens qui passaient des commentaires et posaient des questions au sujet de leurs bêtes étranges. Il était devenu maussade, presque grossier, lorsqu’il répondait, même si la question ne lui avait pas été posée directement. Pandie pensa qu’elle l’avait entendu dire quelque chose comme : « Nous montons ces bêtes à cause d’elle », et il avait fait un mouvement rapide de la main dans sa direction.
L’autre chose, c’était le fait que deux jours plus tôt, Iole était devenue très malade. Elle était pâle, elle transpirait, et elle ne pouvait garder aucune nourriture dans son estomac. Elle était devenue si malade que Pandie avait très peur pour la vie de son amie. Les pouvoirs de guérison de l’œil enchanté d’Horus n’avaient pas fonctionné, et faire appel au minuscule buste d’Athéna pour recevoir des conseils s’était avéré inutile ; Pandie n’avait pu en sortir le moindre son. Il n’y avait pas de prêtresse aux alentours pour plaider en faveur d’Iole auprès d’Apollon, le dieu de la guérison, et Pandie savait que ses propres prières, si jamais elles arrivaient à bon port, ne feraient pas beaucoup de différence. Même si Apollon avait été très épris d’Iole lorsqu’il l’avait rencontrée à Alexandrie, il lui avait déjà sauvé la vie lorsqu’elle était toute petite, et il aurait peut-être l’impression qu’on l’exploitait si on lui demandait de le faire à nouveau.
Ce n’avait été que lorsqu’elle s’était retournée pour la énième fois ce jour-là pour voir comment Iole se portait que Pandie l’avait aperçue : la mince ligne brune qui ne cessait de grandir pour devenir une large masse brune qui se dirigeait droit vers eux.
— Homère ! avait-elle hurlé à ce moment-là, pointant la chose.
Avec juste un rapide coup d’œil en arrière, Homère avait reconnu ce qui se dirigeait vers eux.
— Fais monter Dido ! avait-il crié.
Pandie avait appelé son chien, qui jusque-là marchait à ses côtés, et immédiatement Dido avait fait un énorme bond. Instantanément, Homère avait éperonné son chameau, puis les autres avaient suivi. Maintenant, il le savait, ils étaient en train de courir pour leur vie. Et ils allaient probablement perdre.
Soudain, un morceau de mousse frappa la joue droite de Pandie. Pendant qu’elle l’essuyait, un autre lui tomba dans l’œil, puis un autre attrapa le bout de l’oreille de Dido. Elle regarda son chameau, sa bouche couverte de bave blanche crémeuse, alors que la créature commençait à se fatiguer. Elle regarda le chameau d’Homère ; ses yeux étaient bordés de rouge, preuve que son cœur battait trop fort. Hermès avait dit qu’un chameau était la plus robuste des bêtes, capable de passer des semaines sans nourriture ni eau dans des conditions désespérées, mais ces trois bêtes avaient couru à fond pendant des heures et elles n’étaient pas immortelles ; de toute évidence, elles étaient surmenées.
— Nous ne pouvons plus continuer ! hurla-t-elle.
— Il le faut ! hurla Homère à son tour, pressant son chameau à aller plus vite.
Pandie revit dans son esprit le pont du bateau Le Paon alors qu’il traversait la mer Ionienne en route vers l’Égypte, essayant désespérément de distancer un entonnoir noir tourbillonnant qui avait finalement détruit le navire et son équipage. Puis, elle songea à la grande masse des cieux formant un mur impénétrable autour de l’Atlas, sous lequel elle avait dû se glisser.
« Oh, dieux ! pensa Pandie en colère, alors que d’autres crachats atterrissaient sur son menton. J’en ai assez de tous ces grands murs et ces masses solides qui essaient de nous détruire ! »
Soudain, Pandie entendit un son différent : quelqu’un qui toussait et s’étouffait en vomissant. Jetant un coup d’œil à sa gauche, elle vit Iole, ayant peine à se tenir sur son chameau, et dont les bras pendaient, sans force, parce qu’elle n’était plus assez forte pour tenir les rênes. Sa tête branlait violemment de haut en bas à chaque foulée, et son minuscule premier repas de pain plat et de dattes remontait et coulait en sortant de sa bouche. Soudain, les mains d’Iole volèrent haut dans les airs pendant qu’elle était lancée à l’arrière et jetée violemment par terre.
— Attention ! hurla Pandie alors que le chameau d’Homère manquait de piétiner la tête d’Iole où elle était étendue sur le sable.
Immédiatement, Pandie et Homère firent faire demi-tour à leurs chameaux et descendirent de leurs montures en quelques secondes. Sans prévenir, le chameau de Homère s’agenouilla sur le sol, ferma les yeux et se mit à hennir vers les deux autres bêtes. C’était un signe certain que les trois chameaux savaient qu’ils ne réussiraient pas à distancer la masse et qu’ils n’iraient pas plus loin. Mais pendant que Pandie regardait, les deux autres chameaux s’approchèrent du premier et s’agenouillèrent à côté de lui, formant un petit demi-cercle — et une barrière entre elle, Homère, et Iole et la tempête. Pandie comprit que cela voulait dire qu’ils étaient en train d’aider leurs conducteurs humains.
La masse brune était presque sur eux.
— Que faisons-nous ? cria Pandie à Homère.
— C’est une tempête de sable, Pandora, cria Homère au-dessus du vacarme de plus en plus envahissant, ses yeux semblant éviter les siens. Nous ne pouvons rien faire.
Dans le milieu du désert, avec une énorme vague de sable sur le point de les frapper de plein fouet, la seule chose qui vint à l’esprit de Pandie fut qu’Homère lui avait parlé comme si elle était la personne la plus stupide au monde. Comme si elle était quelqu’un d’autre. Pendant une fraction de seconde, ce fut la seule chose sur laquelle son cerveau se concentra.
— Viens ici ! cria Homère.
Homère avait transporté Iole vers son chameau et il l’installait, bien blottie, dans un creux entre ses pattes de devant et son ventre, utilisant le dos de l’animal comme un écran protecteur.
— Bouge !
— Dido, viens ! ordonna Pandie, et il fut à ses côtés en une seconde.
Le tenant près d’elle, Pandie se jeta contre le chameau, sentant sa chaleur, sa poitrine encore haletante de la dure course.
— Donne-moi la corde ! hurla Homère, une augmentation momentanée dans l’intensité et le rugissement de la tempête noyant ses mots.
Pandie ne vit que ses lèvres qui bougeaient.
— Quoi ? cria Pandie.
Sans prendre le temps de se répéter, Homère attrapa son étui de cuir et repêcha rapidement la corde enchantée. Il gesticula sauvagement avant que Pandie comprenne.
— Corde, cria-t-elle, les premiers grains de sable se broyant contre ses dents pendant que la tempête commençait à foncer. Plus épaisse et plus longue !
Immédiatement, la corde commença à se modifier dans sa main. Elle s’épaissit, mais se raccourcit aussi. Puis, soudainement, elle se transforma en ficelle. Ensuite, la corde s’allongea, mais on aurait dit qu’elle avait été brûlée dans un incendie.
— Quelque chose ne va pas ! hurla Pandie.
— Donne-la-moi ! hurla Homère, et sans même la regarder, il lui arracha la corde des mains.
Dans la poigne d’Homère, elle demeura suffisamment longue pour qu’il puisse attacher frénétiquement un bout à sa taille, puis la boucler autour d’Iole en faisant un nœud, et un autre autour de Dido, et finalement lier la dernière extrémité à Pandie.
— Tiens-nous solidement ! cria Pandie à la corde, en espérant que ce qui n’allait pas plus tôt, peu importe ce que c’était, n’avait été qu’un petit problème momentané.
Homère était maintenant en train de tirer furieusement sur le tapis de selle du chameau, essayant de le libérer d’en dessous de la selle où il était coincé. Avec un grognement, il l’arracha et le jeta par-dessus Iole et sur lui-même.
— Pour l’amour d’Arès, cria Homère à Pandie, sa voix aussi remplie de rage et de fureur que le bruit de la tempête qui n’était qu’à quelques secondes de l’impact. Mets ta cape par-dessus ta tête et reste au-dessous !
Pandie enveloppa sa cape bien serrée autour d’elle et plongea sous la couverture avec Dido. Au même moment, l’épais nuage de sable dur et tourbillonnant les frappait avec la force d’un mur qui se faisait déchiqueter. Pandie eut l’impression qu’elle était en train de se faire battre de tous les côtés, poussée par des bâtons pointus et piquée par des millions d’abeilles. Et même si la corde les liait tous ensemble, elle sentait la poussée incroyable du vent qui battait contre ses jambes, ses épaules et sa tête. Elle savait que sans la corde, elle aurait facilement été emportée loin des autres et projetée dans le désert. Elle passa ses mains le long de la surface de la corde et découvrit des pointes métalliques minuscules en saillie. L’instant d’après, elles avaient disparu.
Puis, le sable commença à se frayer un chemin à l’intérieur.
Même avec une couverture épaisse qui la recouvrait, la cape de la mère de Pandie n’était pas de taille contre l’immense volume de sable fin qui tournait et tourbillonnait ; et bientôt ses jambes, ses bras, son cou, son visage et ses cheveux furent recouverts d’une couche de sable après l’autre. Elle se couvrit le visage avec ses mains, mais en vain. Le sable se frayait un chemin à travers chaque crevasse — même la plus petite — emplissant ses oreilles, poussant sous ses paupières et dans sa bouche et, pire que tout, entrant lentement, un centimètre à la fois, dans son nez.
Encore une fois, une image du passé éclata dans son esprit : la chute à travers le sol du désert en Égypte et dans la chambre du désespoir, et la pensée qu’elle allait se noyer alors que le sable remplissait instantanément sa bouche, son nez et ses oreilles. Mais cela s’était bientôt terminé alors qu’elle s’était écrasée à travers le plafond de la chambre et était descendue en chute libre à travers l’air obscur, vers le sol.
Cette fois-ci… cette tempête de sable allait être une mort lente et douloureuse pour chacun d’eux… perdus dans un pays étranger, Iole malade ou peut-être déjà morte, Homère inexplicablement distant, et sa quête qu’elle ne pourrait terminer. Malheureuse, elle imagina que leurs poumons se remplissaient lentement de sable.
Le seul point positif, réfléchit Pandie, cherchant désespérément à recracher le sable, c’est qu’Alcie n’était pas là pour souffrir avec eux.
Alcie était déjà partie.
Chapitre 2
Une nouvelle amie
— Que voulez-vous dire, vous ne l’avez pas encore vue ? dit la première ombre, courant le long du corridor du palais, passant devant d’immenses pièces sombres richement décorées, mais vides, des portiques en cul-de-sac, des cours remplies de plantes grimpantes et des fontaines dont l’eau s’écoulait goutte à goutte.
— J’étais en vacances avec la famille de ma fille au campement supérieur des Champs Élysées. J’avais pris mes arrangements avec le sombre seigneur concernant ce voyage il y a plusieurs semaines déjà. Je ne serais pas partie si j’avais su qu’il y aurait une telle agitation. Et qui aurait pu savoir que nous aurions une invitée ! dit la deuxième, suivant le rythme.
Provenant d’une source invisible, une faible lumière déplaisante éclairait à peine la voie aux silhouettes transparentes.
— Parlez-moi d’elle.
— Eh bien, d’abord, elle est très jeune. Trop jeune pour avoir été enlevée de manière si horrible.
— Comment ? demanda la deuxième ombre.
— Une morsure de serpent.
— Aïe !
— Tragique. Mais son parler, c’est quelque chose ! Surtout pour quelqu’un d’aussi jeune. Elle jure comme un guerrier, mais elle emploie des mots qui ont rapport à des fruits, continua la première ombre.
— Original, dit la deuxième.
— Peut-être, mais cela ne convient pas du tout à notre maître. Tout de même, elle est très jolie. De beaux cheveux roux. Du moins, je crois qu’ils sont roux — difficile à voir dans cette pénombre. Mais, oh ! La meilleure chose à son sujet, c’est…
— Oui ? Oui ? demanda la deuxième ombre.
— Elle a une étincelle ! Il y a encore un peu de vie en elle ! dit la première, en s’arrêtant devant la porte d’une petite antichambre. Je ne savais pas à quel point la vraie « vie » me manquait — du sang qui est pompé, la vie d’un cœur qui bat ! C’est une bouffée d’air frais !
— Écorces de citron ! Je vous entends, vous savez ! cria une voix de l’intérieur d’une plus grande pièce.
Dans le couloir, les ombres se turent rapidement et prirent leurs postes, soulageant deux autres ombres qui avaient monté la garde auprès de la jeune fille.
— Et oui, merci de me rappeler que je suis toujours vivante, grenade ! l’entendirent-elles crier. Du moins, je pense que je le suis. Peut-être. Je ne sais plus. Hé ! Combien de temps devrai-je rester ici ? Les tapisseries sont cool et tout, et les lampes ne semblent jamais se consumer, mais puis-je avoir une fenêtre ? Et y a-t-il quelque chose qui ressemble à de la couleur quelque part ? Écoutez, si je suis déjà de la nourriture pour les vers, alors quelqu’un pourrait-il me pointer vers la direction des Champs-Élysées pour que je puisse m’ébattre ?
La première ombre sourit à l’autre.
— Vous voyez ce que je veux dire, commença-t-elle à chuchoter. Elle est remplie de…
Mais une immense silhouette à l’entrée de l’antichambre la fit taire immédiatement.
— Mais si je ne suis pas abricot-abricoti-cot-cot-cot morte, alors quelqu’un devra me donner des explications ! entendirent les ombres, baissant la tête alors que la silhouette passait devant eux, suivie d’une autre, et se déplaçait vers la pièce plus grande.
— Alceste ! dit Hadès, remplissant toute l’entrée. Vous allez vous taire !
Du canapé bas où elle avait été étendue pendant des heures, semblait-il, Alcie se retourna brusquement pour regarder le sombre seigneur des Enfers, s’arrêta un moment au cours duquel elle pensa qu’il serait préférable de rester étendue, se leva, puis tomba sur ses genoux.
— Je sais, commença lentement Hadès, que cela a été difficile pour vous. Cela a été difficile pour nous tous. Croyez-moi.
— Je suis désolée, dit doucement Alcie.
— Oui, je suis certain que vous l’êtes. Je sais aussi que vous ne pouvez pas vous en empêcher. Levez-vous, maintenant.
Comme elle se levait, Alcie eut soudainement l’impression d’avoir cinq ans.
— Je travaille très dur pour trouver une solution à ce gâchis, poursuivit cependant Hadès. Maintenant, alors que le temps ne signifie absolument rien pour nous ici, je viens de me rendre compte que vous avez été notre… invitée… pendant presque 12 de vos jours, et qu’essentiellement, vous n’avez rien fait d’autre que demeurer assise.
Alcie était stupéfaite. Était-elle vraiment restée assise pendant 12 jours dans cette chambre bizarre et magnifique, mais sombre et lugubre ? Une demi-journée, une journée tout au plus. Elle n’avait ni dormi ni mangé. Le temps ne signifiait vraiment rien.
— Je m’excuse, poursuivit Hadès, que ce soit notre première rencontre depuis le jour de votre arrivée ; je ne crois pas qu’aucun d’entre nous n’avait alors l’esprit — sans jeu de mots — à vous accueillir convenablement. Vous vous agitiez tellement qu’on a dû vous soumettre par l’enchantement, et que j’ai dû pratiquement vider ma trésorerie à Charon pour qu’il vous fasse traverser le fleuve Styx. Et depuis, j’ai été occupé. Donc… donc j’ai imploré ma charmante reine de m’accompagner pour vous rendre visite.
Immédiatement, Alcie aperçut la petite silhouette légèrement derrière Hadès : une jeune femme richement vêtue et parée de bijoux, à peine un peu plus âgée qu’Alcie, qui agitait furieusement ses mains de haut en bas dans une salutation très enthousiaste.
Hadès se tourna pour faire face à la femme, qui s’immobilisa immédiatement, raffinée et convenable, ses yeux clairs regardant fixement Alcie, les mains sur ses côtés.
— Même si ce sont maintenant les mois qu’elle devait passer avec sa mère sur le mont Olympe, dit Hadès en désignant la femme, mon épouse, Perséphone, a gracieusement accepté de revenir ici et elle sera heureuse de s’engager…
Hadès se tourna vers Alcie, et Perséphone éclata d’un grand sourire et frappa dans ses mains en silence.
La bouche d’Alcie commença à s’ouvrir légèrement, alors qu’elle regardait fixement la femme délirante.
— …à converser avec vous. Elle peut tout vous raconter sur son royaume souterrain. N’est-ce pas, mon amour ?
Hadès se tourna de nouveau vers Perséphone et la trouva calme, avec un air même un peu ennuyé, hochant légèrement la tête pour montrer qu’elle était d’accord.
— Elle veillera à ce que…
Hadès se retourna vers Alcie alors que Perséphone levait les mains et les agitait joyeusement, marmonnant le mot : « Wow ! »
— …tous vos besoins soient satisfaits. Peut-être avez-vous faim ?
Curieusement, Alcie n’avait pas faim et elle commença à le dire, mais elle remarqua alors que la tête de Perséphone s’agitait furieusement, ce qui orienta sa réponse.
— Ça va bien… non… non. Ça ne va pas bien. J’ai faim, dit lentement Alcie, jetant un coup d’œil derrière Hadès vers Perséphone, qui leva son pouce vers elle et lui sourit frénétiquement. J’ai très… très ?… Très faim !
— Bien alors, dit Hadès. Nous verrons donc à ce qu’on prépare de la nourriture. Et maintenant, si vous voulez bien m’excuser, je crois que je sais comment tout cela peut être conclu à la satisfaction de tous. Femme, dit-il en se retournant vers Perséphone qui baissa solennellement la tête, je la laisse sous vos soins.
Sur ces mots, Hadès sortit de la chambre à grandes enjambées, renvoya les ombres qui montaient la garde, et traversa l’antichambre pour arriver dans le couloir. Perséphone se tordit le cou pour le regarder aussi longtemps qu’elle le put, puis posa un doigt sur ses lèvres comme pour faire signe à Alcie de se taire, attendit quelques secondes de plus, et puis finalement se retourna.
— Salut ! dit-elle en jetant ses bras autour d’Alcie dans une terrible étreinte qui lui coupa presque le souffle.
Alcie capta un léger parfum de roses et de lavande, et elle aperçut des lueurs de fuchsia et de rose pâle dans les fils de sa robe.
— Oh, mes dieux, oh, mes dieux, oh, mes dieux ! Je suis si heureuse de vous voir ! Il a dit que j’avais consenti à revenir ici… bah ! J’ai supplié, m’entendez-vous, j’ai supplié ! Vous connaissez mon histoire, n’est-ce pas ?
— Euh, commença Alcie.
— Oh, bien sûr que vous la connaissez ! Asseyez-vous ici, asseyez-vous !
Enjouée, Perséphone poussa à nouveau Alcie sur le canapé et se laissa tomber près d’elle.
— Une jeune fille, c’est-à-dire moi, se promenait dans les champs. Un grand dieu sombre, effrayant, mais beau d’un genre plutôt pâle, Buster — oups, c’est son surnom — je veux dire Hadès, me voit, tombe amoureux, et conduit son char à travers la terre à partir de l’enfer et me kidnappe, ouais, ouais. Me ramène ici, me marie — je sais, comme si j’avais eu le choix —, et ensuite ma maman, Déméter, la glorieuse mère de la Terre, commence à me chercher, est incapable de me trouver, punit la terre avec un hiver qui dure toute l’année. De mauvaises nouvelles pour l’humanité. Puis, il y a tout cet incident de la graine de grenade, et finalement Zeus veut que je passe six mois là-haut, ce qui rend maman heureuse, et c’est pourquoi vous autres mortels, vous avez, allez, dites-le…
— Euh, le printemps et l’été ? dit Alcie.
— Exact ! Et je passe six mois ici, maman est larmoyante, et vous autres vous avez… ?
— L’automne et l’hiver.
— Exact ! Bon, peu importe, n’est-ce pas ? Ma mère et mon mari qui se battent pour moi, bizarre, hein ? Je sais. Parlons de problèmes, je les ai ! Alors, c’est assez ennuyeux ici, mais alors, je dois rentrer à la maison, et maman ne me laisse pas sortir de sa vue, pas même pendant un tic de cadran solaire. Je ne peux même pas me rendre seule aux bains. Les mères ! Je sais ! Une torture absolue ! Alors, puis-je
