La Jeune Sibérienne
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Aperçu du livre
La Jeune Sibérienne - Ligaran
EAN : 9782335076776
©Ligaran 2015
La Jeune Sibérienne
Le courage d’une jeune fille qui, vers la fin du règne de Paul Ier, partit à pied de la Sibérie, pour venir à Saint-Pétersbourg demander la grâce de son père, fit assez de bruit dans le temps pour engager un auteur célèbre à faire une héroïne de roman de cette intéressante voyageuse. Mais les personnes qui l’ont connue paraissent regretter qu’on ait prêté des aventures d’amour et des idées romanesques à une jeune et noble vierge qui n’eut jamais d’autre passion que l’amour lilial le plus pur, et qui, sans appui, sans conseil, trouva dans son cœur la pensée de l’action la plus généreuse et la force de l’exécuter.
Si le récit de ses aventures n’offre point cet intérêt de surprise que peut inspirer un romancier pour des personnages imaginaires, on ne lira peut-être pas sans quelque plaisir la simple histoire de sa vie, assez intéressante par elle-même, sans autre ornement que la vérité.
Prascovie Lopouloff était son nom. Son père, d’une famille noble d’Ukraine, naquit en Hongrie, où le hasard des circonstances avait conduit ses parents, et servit quelque temps dans les housards noirs ; mais il ne tarda pas à les quitter pour venir en Russie, où il se maria. Il reprit ensuite dans sa patrie la carrière des armes, servit longtemps dans les troupes russes, et fit plusieurs campagnes contre les Turcs. Il s’était trouvé aux assauts d’Ismaïl et d’Otchakoff, et avait mérité par sa conduite l’estime de son corps. On ignore la cause de son exil en Sibérie, son procès, ainsi que la révision qu’on en fit dans la suite, ayant été tenu secret. Quelques personnes ont cependant prétendu qu’il avait été mis en jugement par la malveillance d’un chef, pour cause d’insubordination. Quoi qu’il en soit, à l’époque du voyage de sa fille, il était depuis quatorze ans en Sibérie, relégué à Ischim, village près des frontières du gouvernement de Tobolsk, vivant avec sa famille de la modique rétribution de dix kopecks par jour, assignée aux prisonniers qui ne sont pas condamnés aux travaux publics.
La jeune Prascovie contribuait par son travail à la subsistance de ses parents, en aidant les blanchisseuses du village ou les moissonneurs, et en prenant part à tous les ouvrages de la campagne dont ses forces lui permettaient de s’occuper : elle rapportait du blé, des œufs ou quelques légumes en payement. Arrivée en Sibérie dans son enfance, et n’ayant aucune idée d’un meilleur sort, elle se livrait avec joie à ces pénibles travaux, qu’elle avait bien de la peine à supporter. Ses mains délicates semblaient avoir été formées pour d’autres occupations. Sa mère, tout entière aux soins du pauvre ménage, semblait prendre en patience sa déplorable situation ; moisson père, accoutumé dès sa première jeunesse à la vie active des armées, ne pouvait se résigner à son sort, et s’abandonnait souvent à des accès de désespoir que l’excès même du malheur ne saurait justifier.
Quoiqu’il évitât de laisser voir à Prascovie les chagrins qui le dévoraient, elle avait été plus d’une fois témoin de ses larmes à travers les fentes d’une cloison qui séparait son réduit de la chambre de ses parents, et elle commençait depuis quelque temps à réfléchir sur leur cruelle destinée.
Lopouloff avait adressé depuis plusieurs mois une supplique au gouverneur de la Sibérie, qui n’avait jamais répondu à ses demandes précédentes. Un officier, passant par Ischim pour des affaires de service, s’était chargé de la dépêche et lui avait promis d’appuyer ses réclamations auprès du gouverneur. Le malheureux exilé en avait conçu quelque espoir ; mais on ne lui fit pas plus de réponse qu’auparavant. Chaque voyageur, chaque courrier venant de Tobolsk (évènement bien rare) ajoutait le tourment de l’espérance déçue aux maux dont il était accablé.
Dans un de ces tristes moments, la jeune fille, revenant de la moisson, trouva sa mère baignée de larmes, et fut effrayée de la pâleur et des sombres regards de son père, qui se livrait à tout le délire de la douleur.
« Voilà, s’écria-t-il lorsqu’il la vit paraître, le plus cruel de tous mes malheurs ! voilà l’enfant que Pieu m’a donnée dans sa colère, afin que je souffre doublement de ses maux et des miens, afin que je la voie dépérir lentement sous mes yeux, épuisée par de serviles travaux, et que le titre de père, qui fait le bonheur de tous les hommes, soit pour moi seul le dernier terme de la malédiction du ciel ! »
Prascovie épouvantée se jeta dans ses bras. La mère et la fille parvinrent à le tranquilliser en mêlant leurs larmes aux siennes ; mais cette scène fit la plus grande impression sur l’esprit de la jeune fille. Pour la première fois, ses parents avaient ouvertement parlé devant elle de leur situation désespérée ; pour la première fois, elle put se former une idée de tout le malheur de sa famille.
Ce fut à cette époque, et dans la quinzième année de son âge, que la première idée d’aller à Saint-Pétersbourg demander la grâce de son père lui vint à l’esprit. Elle racontait elle-même qu’un jour cette heureuse pensée se présenta à elle comme un éclair, au moment où elle achevait ses prières, et lui causa un troubla inexprimable. Elle a toujours été persuadée que ce fut une inspiration de la Providence, et cette ferme confiance la soutint dans la suite au milieu des circonstances les plus décourageantes.
Jusqu’alors l’espérance de la liberté n’était point entrée dans son cœur. Ce sentiment nouveau pour elle la remplit d’une grande joie : elle se remit aussitôt en prière ; mais ses idées étaient si confisses,
