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George Sand
George Sand , nom de plume d'Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, par mariage baronne Dudevant, est une romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire et journaliste française, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains les plus prolifiques, avec plus de 70 romans à son actif et 50 volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. À l'image de son arrière-grand-mère, Louise Dupin, qu'elle admire, George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 1829, et dont elle lance aussi la mode : après elle, Marie d'Agoult signe ses écrits « Daniel Stern », Delphine de Girardin prend, en 1843, le nom de plume de « vicomte Charles de Launay ».
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Aperçu du livre
La Reine Coax - George Sand
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-La Reine Coax
À MADEMOISELLE AURORE SAND
Puisqu’à présent tu sais lire, ma chérie, je t’écris les contes que je te disais pour t’instruire un tout petit peu en t’amusant le plus possible. Tu apprends ainsi des mots, des choses qui sont nouvelles pour toi. Je me décide à publier un de ces contes pour que d’autres enfants puissent en profiter aussi : leurs parents ne m’en sauront point mauvais gré.
Ta grand’mère.
Il y avait dans un grand vieux château en Normandie ou en Picardie, je ne me souviens pas bien, une grande vieille dame qui possédait beaucoup de terres, qui était très-bonne et très-sensée malgré son grand âge. Autour du château, il y avait de grandes douves ou fossés remplis de joncs, de nénuphars, de souchets et de mille autres plantes fort belles qui venaient toutes seules, et où vivaient une quantité de grenouilles, quelques-unes si vieilles et si grosses qu’on s’étonnait de leur belle taille et de leur voix forte. La châtelaine, qui s’appelait dame Yolande, était si habituée à leur tapage qu’elle n’en dormait pas moins bien, et personne autour d’elle n’en était incommodé.
Mais il arriva une grande sécheresse. L’eau manqua dans les fossés, les roseaux et les autres plantes périrent ; beaucoup de grenouilles, de salamandres, de lézards d’eau et autres petites bêtes qui vivaient dans ces herbes moururent et furent cause que la boue fut comme empoisonnée, répandit une vilaine odeur de marécage, et fit venir la fièvre dans le château et dans les environs. Cette fièvre était très-mauvaise, plusieurs personnes en moururent, et madame Yolande, ainsi que presque tous ceux qui demeuraient avec elles tombèrent malades.
Madame Yolande avait des enfants établis dans d’autres pays, il n’était resté auprès d’elle qu’une de ses petites-filles, nommée Marguerite. C’était une enfant de quinze ans, très-avisée, très-courageuse et très-obligeante, qui se faisait aimer de tout le monde, encore qu’elle ne fût point du tout jolie. Elle était très-petite, très-agile de son corps et assez gracieuse ; mais elle avait le nez trop court, les yeux trop ronds, la bouche trop grande. Madame Yolande, qui avait été belle en son temps, disait parfois :
— Quel dommage qu’une enfant si aimable et si intelligente ait la figure d’une petite grenouille !
Est-ce à cause de cette ressemblance que Marguerite aimait les grenouilles et qu’elle les plaignait en les voyant mourir de faim et de soif dans les fossés desséchés ? Malgré sa pitié pour ces innocentes bêtes, elle fit un jour une réflexion. C’est que, si les fossés étaient entièrement taris et cultivés en jardin, il y aurait là de beaux fruits abrités de la gelée, et que le terrain assaini
