Explorez plus de 1,5 million de livres audio et livres électroniques gratuitement pendant  jours.

À partir de $11.99/mois après l'essai. Annulez à tout moment.

La Farce de Maître Pathelin: une pièce de théâtre (farce) de la fin du Moyen Âge
La Farce de Maître Pathelin: une pièce de théâtre (farce) de la fin du Moyen Âge
La Farce de Maître Pathelin: une pièce de théâtre (farce) de la fin du Moyen Âge
Livre électronique91 pages39 minutes

La Farce de Maître Pathelin: une pièce de théâtre (farce) de la fin du Moyen Âge

Évaluation : 0 sur 5 étoiles

()

Lire l'aperçu

À propos de ce livre électronique

RÉSUMÉ :
"La Farce de Maître Pathelin" est une pièce de théâtre emblématique de la fin du Moyen Âge, incarnant l'art de la farce à travers une satire sociale mordante. L'histoire tourne autour de Maître Pathelin, un avocat rusé mais sans le sou, qui tente de tromper un drapier pour obtenir du tissu sans payer. Utilisant son éloquence et son esprit, Pathelin parvient à déjouer le drapier, mais la situation se complique lorsque ce dernier se retrouve impliqué dans une affaire judiciaire. La pièce explore les thèmes de la ruse, de la justice et de la tromperie, tout en offrant une critique sociale acerbe des classes sociales et des professions de l'époque. Le personnage de Pathelin est à la fois comique et tragique, représentant l'ingéniosité des classes inférieures face aux injustices sociales. La pièce est un exemple parfait de la richesse du théâtre médiéval français, combinant humour, critique sociale et une structure narrative complexe. Elle illustre également l'importance de la parole et de la manipulation dans les relations humaines, un thème universel qui résonne encore aujourd'hui. Grâce à son style vif et son dialogue percutant, "La Farce de Maître Pathelin" demeure une oeuvre intemporelle, captivant les lecteurs et les spectateurs par sa capacité à mêler divertissement et réflexion.

__________________________________________

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR :
L'identité exacte des auteurs de "La Farce de Maître Pathelin" reste incertaine, bien que les noms d'Alexis Guillaume et François Villon soient souvent associés à cette oeuvre. François Villon, poète français du XVe siècle, est célèbre pour ses écrits empreints de réalisme et de satire. Il est connu pour son "Testament" et ses "Ballades", qui capturent la vie quotidienne et les préoccupations de son époque avec une profondeur inégalée. Villon a mené une vie tumultueuse, marquée par des démêlés avec la justice, ce qui a sans doute influencé son regard critique sur la société. Alexis Guillaume, quant à lui, est une figure moins définie dans l'histoire littéraire. Bien que son nom soit souvent mentionné, peu d'informations concrètes subsistent à son sujet, ce qui laisse une part de mystère autour de sa contribution exacte à l'oeuvre. Le contexte historique de la pièce reflète une période de transition sociale et culturelle en France, où la littérature servait à la fois de divertissement et de critique sociale.
LangueFrançais
ÉditeurBoD - Books on Demand
Date de sortie13 juin 2022
ISBN9782322428755
La Farce de Maître Pathelin: une pièce de théâtre (farce) de la fin du Moyen Âge
Auteur

François Villon

François de Montcorbier dit Villon, né en 1431 et mort après 1463, est un poète français de la fin du Moyen Âge.

En savoir plus sur François Villon

Auteurs associés

Lié à La Farce de Maître Pathelin

Livres électroniques liés

Avis sur La Farce de Maître Pathelin

Évaluation : 0 sur 5 étoiles
0 évaluation

0 notation0 avis

Qu'avez-vous pensé ?

Appuyer pour évaluer

L'avis doit comporter au moins 10 mots

    Aperçu du livre

    La Farce de Maître Pathelin - François Villon

    Personnages

    Maître Pierre PATELIN.

    GUILLEMETTE, sa femme.

    GUILLAUME, marchand-drapier.

    Thibaut AGNELET, berger.

    Le Juge.

    (Le théâtre représente deux maisons en regard sur une place, la maison de Patelin, et la boutique du drapier. La scène est tantôt à l’étalage du drapier, tantôt chez Patelin, dont la maison s’ouvre au regard du spectateur.)

    Sommaire

    Scène Ire

    Scène II

    Scène III

    Scène IV

    Scène V

    Scène VI

    Scène VII

    Scène VIII

    Scène IX

    Scène X

    Scène Ire

    PATELIN, GUILLEMETTE

    PATELIN

    Par tous les saints, ma Guillemette,

    Pour quelque peine que je mette

    Tant à fourber qu’à rêvasser,

    Nous ne pouvons rien amasser ;

    Et si peux vivre, c’est grâce

    A ma langue, dont j’avocasse.

    GUILLEMETTE

    Par Notre-Dame ! j’y pensais,

    Et voyez donc le beau succès !

    Il fait bruit, cet avocassage ;

    Mais on ne vous tient pas si sage

    De quatre parts comme autrefois ;

    J’ai vu que chacun faisait choix

    De vous pour gagner sa querelle ;

    Maintenant, chacun vous appelle

    L’avocat sous l’orme, et partout.

    PATELIN

    Je ne le dirai pas du tout

    Pour me vanter : au territoire

    Qui limite notre auditoire,

    Hors le maire, je n’ai pas vent

    Qu’on me passe comme savant.

    GUILLEMETTE

    Aussi bien il lit le grimoire,

    Monsieur le maire, et se fait gloire

    De chicane apprise longtemps.

    PATELIN

    Me direz-vous, en peu d’instants,

    Cause dont on ne fût le maître,

    Pourvu que l’on voulût s’y mettre ?

    Et pourtant, je n’appris jamais

    Que bien peu sous les docteurs ; mais

    Je m’oserai vanter qu’au livre

    Avec le prêtre je peux suivre,

    Et comme lui je peux chanter ;

    On croirait que j’ai dû rester

    Sous le maître autant qu’en Espagne

    A la guerre fut Charlemagne.

    GUILLEMETTE

    Où cela mène-t-il, enfin,

    Si ce n’est à mourir de faim ?

    J’aime mieux un soulier solide.

    Voyez comme d’un train rapide

    Nos robes s’en vont nous quittant,

    Non sans faire piteuse mine

    Sur nos épaules, et passant

    A l’état de simple étamine.

    Et ma foi, je ne peux savoir

    Comment nous en pourrions avoir

    De neuves, par votre science.

    PATELIN

    Taisez-vous, par ma conscience.

    Mon sens, s’il le faut éprouver,

    Saura bien où vous retrouver

    Robes et chaperons encore ;

    Et s’il plaît à Dieu que j’honore,

    De ce pas nous échapperons,

    Sur nos bêtes remonterons,

    Et nous ferons à la bonne heure

    Rire la fortune meilleure.

    Dieu fait belle œuvre en peu de temps :

    S’il faut travailler les clients

    Cherchez mon pareil, je vous prie.

    GUILLEMETTE

    Oui, il s’agit de tromperie,

    On vous connaît maître passé.

    PATELIN

    Non pardieu, si je suis rusé,

    C’est en droite avocasserie.

    GUILLEMETTE

    Oh ! oui vraiment, en tromperie,

    C’est dit. M’est avis cependant,

    Que fort peu clerc et peu savant,

    Par le sens naturel vous êtes

    Tenu l’une des sages têtes

    Que nous ayons en ce lieu-ci.

    PATELIN

    Qu’on me trouve, ailleurs, comme ici,

    Mon maître, je vous en défie.

    GUILLEMETTE

    Oui, s’il s’agit de tromperie,

    Vous aurez le prix en cet art.

    PATELIN

    Bon pour ces vêtus de brocard,

    Avocats, dit-on : je le nie,

    Laissons-là cette menterie.

    À la foire allons-nous couler.

    GUILLEMETTE

    À la foire !

    PATELIN

    J’y veux aller,

    Par saint Jean ! La belle marchande,

    Vous déplaît-il que je marchande

    De bon drap, ou tout autre

    Vous aimez cet aperçu ?
    Page 1 sur 1