La Farce de Maître Pathelin: une pièce de théâtre (farce) de la fin du Moyen Âge
Par François Villon et Guillaume Alexis
()
À propos de ce livre électronique
"La Farce de Maître Pathelin" est une pièce de théâtre emblématique de la fin du Moyen Âge, incarnant l'art de la farce à travers une satire sociale mordante. L'histoire tourne autour de Maître Pathelin, un avocat rusé mais sans le sou, qui tente de tromper un drapier pour obtenir du tissu sans payer. Utilisant son éloquence et son esprit, Pathelin parvient à déjouer le drapier, mais la situation se complique lorsque ce dernier se retrouve impliqué dans une affaire judiciaire. La pièce explore les thèmes de la ruse, de la justice et de la tromperie, tout en offrant une critique sociale acerbe des classes sociales et des professions de l'époque. Le personnage de Pathelin est à la fois comique et tragique, représentant l'ingéniosité des classes inférieures face aux injustices sociales. La pièce est un exemple parfait de la richesse du théâtre médiéval français, combinant humour, critique sociale et une structure narrative complexe. Elle illustre également l'importance de la parole et de la manipulation dans les relations humaines, un thème universel qui résonne encore aujourd'hui. Grâce à son style vif et son dialogue percutant, "La Farce de Maître Pathelin" demeure une oeuvre intemporelle, captivant les lecteurs et les spectateurs par sa capacité à mêler divertissement et réflexion.
__________________________________________
BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR :
L'identité exacte des auteurs de "La Farce de Maître Pathelin" reste incertaine, bien que les noms d'Alexis Guillaume et François Villon soient souvent associés à cette oeuvre. François Villon, poète français du XVe siècle, est célèbre pour ses écrits empreints de réalisme et de satire. Il est connu pour son "Testament" et ses "Ballades", qui capturent la vie quotidienne et les préoccupations de son époque avec une profondeur inégalée. Villon a mené une vie tumultueuse, marquée par des démêlés avec la justice, ce qui a sans doute influencé son regard critique sur la société. Alexis Guillaume, quant à lui, est une figure moins définie dans l'histoire littéraire. Bien que son nom soit souvent mentionné, peu d'informations concrètes subsistent à son sujet, ce qui laisse une part de mystère autour de sa contribution exacte à l'oeuvre. Le contexte historique de la pièce reflète une période de transition sociale et culturelle en France, où la littérature servait à la fois de divertissement et de critique sociale.
François Villon
François de Montcorbier dit Villon, né en 1431 et mort après 1463, est un poète français de la fin du Moyen Âge.
En savoir plus sur François Villon
Oeuvres complètes de François Villon Suivies d'un choix des poésies de ses disciples Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationOeuvres complètes de François Villon Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationPoésies Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluation
Lié à La Farce de Maître Pathelin
Livres électroniques liés
Œuvre poétique complète Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationDon Juan de Marana: Pièce de théâtre Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationL'école des femmes Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Tour de Nesle: Pièce de théâtre Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationMarthe, histoire d'une fille Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationUn gros mot: Pièce de théâtre comique Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationL'Illusion Comique Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSaynètes et monologues: Septième série Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLes fables de Jean de La Fontaine Évaluation : 5 sur 5 étoiles5/5L'Ecole des femmes Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationContes Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationDébâcles Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLes Erreurs de la guerre: Comédie en un acte, en vers Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationTendresses et Solitudes Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationMacbeth Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationHenri III et sa cour Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLe Tartuffe Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSoyez donc concierge !: Folie-vaudeville en un acte Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationUn proverbe manqué: Scène à deux personnages Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLe Chevalier de Maison-Rouge: Pièce de théâtre Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationUn garçon de chez Very: Pièce de théâtre comique Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSaynètes et monologues: Cinquième série Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationMes hôpitaux: Autobiographie Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationChatterton Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationL'Imitation de Notre-Dame la Lune: Recueil de poèmes Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationSatires Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Farce de Maître Pathelin (Fiche de lecture): Analyse complète de l'oeuvre Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationLa Comédie de la mort Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationParapilla, poëme en cinq chants Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluationParisina Évaluation : 0 sur 5 étoiles0 évaluation
Avis sur La Farce de Maître Pathelin
0 notation0 avis
Aperçu du livre
La Farce de Maître Pathelin - François Villon
Personnages
Maître Pierre PATELIN.
GUILLEMETTE, sa femme.
GUILLAUME, marchand-drapier.
Thibaut AGNELET, berger.
Le Juge.
(Le théâtre représente deux maisons en regard sur une place, la maison de Patelin, et la boutique du drapier. La scène est tantôt à l’étalage du drapier, tantôt chez Patelin, dont la maison s’ouvre au regard du spectateur.)
Sommaire
Scène Ire
Scène II
Scène III
Scène IV
Scène V
Scène VI
Scène VII
Scène VIII
Scène IX
Scène X
Scène Ire
PATELIN, GUILLEMETTE
PATELIN
Par tous les saints, ma Guillemette,
Pour quelque peine que je mette
Tant à fourber qu’à rêvasser,
Nous ne pouvons rien amasser ;
Et si peux vivre, c’est grâce
A ma langue, dont j’avocasse.
GUILLEMETTE
Par Notre-Dame ! j’y pensais,
Et voyez donc le beau succès !
Il fait bruit, cet avocassage ;
Mais on ne vous tient pas si sage
De quatre parts comme autrefois ;
J’ai vu que chacun faisait choix
De vous pour gagner sa querelle ;
Maintenant, chacun vous appelle
L’avocat sous l’orme, et partout.
PATELIN
Je ne le dirai pas du tout
Pour me vanter : au territoire
Qui limite notre auditoire,
Hors le maire, je n’ai pas vent
Qu’on me passe comme savant.
GUILLEMETTE
Aussi bien il lit le grimoire,
Monsieur le maire, et se fait gloire
De chicane apprise longtemps.
PATELIN
Me direz-vous, en peu d’instants,
Cause dont on ne fût le maître,
Pourvu que l’on voulût s’y mettre ?
Et pourtant, je n’appris jamais
Que bien peu sous les docteurs ; mais
Je m’oserai vanter qu’au livre
Avec le prêtre je peux suivre,
Et comme lui je peux chanter ;
On croirait que j’ai dû rester
Sous le maître autant qu’en Espagne
A la guerre fut Charlemagne.
GUILLEMETTE
Où cela mène-t-il, enfin,
Si ce n’est à mourir de faim ?
J’aime mieux un soulier solide.
Voyez comme d’un train rapide
Nos robes s’en vont nous quittant,
Non sans faire piteuse mine
Sur nos épaules, et passant
A l’état de simple étamine.
Et ma foi, je ne peux savoir
Comment nous en pourrions avoir
De neuves, par votre science.
PATELIN
Taisez-vous, par ma conscience.
Mon sens, s’il le faut éprouver,
Saura bien où vous retrouver
Robes et chaperons encore ;
Et s’il plaît à Dieu que j’honore,
De ce pas nous échapperons,
Sur nos bêtes remonterons,
Et nous ferons à la bonne heure
Rire la fortune meilleure.
Dieu fait belle œuvre en peu de temps :
S’il faut travailler les clients
Cherchez mon pareil, je vous prie.
GUILLEMETTE
Oui, il s’agit de tromperie,
On vous connaît maître passé.
PATELIN
Non pardieu, si je suis rusé,
C’est en droite avocasserie.
GUILLEMETTE
Oh ! oui vraiment, en tromperie,
C’est dit. M’est avis cependant,
Que fort peu clerc et peu savant,
Par le sens naturel vous êtes
Tenu l’une des sages têtes
Que nous ayons en ce lieu-ci.
PATELIN
Qu’on me trouve, ailleurs, comme ici,
Mon maître, je vous en défie.
GUILLEMETTE
Oui, s’il s’agit de tromperie,
Vous aurez le prix en cet art.
PATELIN
Bon pour ces vêtus de brocard,
Avocats, dit-on : je le nie,
Laissons-là cette menterie.
À la foire allons-nous couler.
GUILLEMETTE
À la foire !
PATELIN
J’y veux aller,
Par saint Jean ! La belle marchande,
Vous déplaît-il que je marchande
De bon drap, ou tout autre
