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Murmures Parisiens
Murmures Parisiens
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Livre électronique177 pages1 heure

Murmures Parisiens

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À propos de ce livre électronique

Moments Parisiens de-ci de-là, au gré de rencontres, de balades, de rendez-vous, de vie, se déroulant plus côté Rive Gauche vers le le bord de Seine, sous une forme poétique effleurant parfois le style du classicisme, et laissant de mon credo, un ajour à l’espérance ;.
LangueFrançais
ÉditeurLes Éditions du Net
Date de sortie19 juil. 2023
ISBN9782312145532
Murmures Parisiens

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    Murmures Parisiens - Olivier Delabre

    cover.jpg

    Murmures Parisiens

    Olivier Delabre

    Murmures Parisiens

    Poésie

    LES ÉDITIONS DU NET

    126, rue du Landy 93400 St Ouen

    Illustration de couverture :

    Limbes

    ©Olivier Delabre

    © Les Éditions du Net, 2023

    ISBN : 978-2-312-14553-2

    Préface

    Olivier Delabre :

    Un poète dans l’entrebâillement d’un monde nouveau.

    Paris, mosaïque complexe et difficilement racontable sur laquelle ricochent en permanence des écaillures de sensibilité contradictoire, baroque et inattendue, demeure une source d’inspiration jamais en déshérence.

    La poésie, art majeur par excellence, y est prioritairement représentée par de multiples attelages de voix qui vont des plus flamboyantes aux plus tamisées. Parmi elles, nous percevons notamment celles de Scarron, de Baudelaire, de Tristan Corbière, de Verlaine, de Victor Hugo, d’Apollinaire, d’Aragon et de milliers d’autres, connus, mal connus ou ignorés. Toutes les écoles, toutes les tendances, toutes les familles d’esprit ou spirituelles, toutes les obédiences du cœur sont au rendez-vous.

    Mais parfois, entre les interstices d’une porte cochère patinée par les saisons, deux reflets obliques sur le flanc lustré d’un gisant nécropolitain, quelques frétillements dans une enclave feuillue où les oiseaux chantent mieux qu’ailleurs, une pépite surgit et se révèle au lecteur. C’est le cas de Olivier Delabre, un poète évadé des sentiers de la norme, un déboîté plénipotentiaire des classifications les plus confidentielles, un cavalier de l’imprévisible qui caracole sans étrier dans un certain Paris, celui de son enfance, de ses premiers pas sur la marelle des adultes, de ses parents dont le souvenir, émerveillé et poignant, se trouve soudé à son histoire, et à l’Espérance.

    Olivier Delabre n’appartient ni à une école doctement référencée, ni à un sillage littéraire bien balisé, ni à une fratrie démoniaque peuplée de hâbleurs ou de Saint-Exupéry sans leur avion qui ne décolleront jamais ! Olivier Delabre écrit parce que c’est plus fort que lui, et le plus souvent en tenue de nostalgie guindée, même si sa démarche fleure le débraillé pour les mazettes de la sensibilité en berne. Car il ne faut jamais confondre le thym d’un poème aux fragrances de lavande et le teint d’un poème de grandes vacances en France ! Là serait le piège ! Et dans les venelles de la poésie, les collets, parfois dissimulés dans la futaie, guettent les scarlatineux du cœur réfractaires à la poésie !

    Mais chez Olivier Delabre le message poétique scintille d’une sensibilité en pleine harmonie, dans une redingote classique, le plus souvent alexandrinesque, sans la moindre gratuité verbale. Et la thématique de son inspiration se nourrit des larmes et des amours qui suintent le plus souvent des vieilles pierres, des colombages arthritiques, des escaliers boiteux, tire-bouchonnés et bien lustrés, des immeubles courts sur pattes et au coude-à-coude qui tricotent dans l’ombre un certain aspect de capitale qui se love dans l’une des enclaves du vieux Paris circonscrit grosso-modo entre le Quai Voltaire et bord de Seine, la rue de Babylone, la rue de Rennes et le boulevard des Invalides, avec, en tête de gondole, notamment la rue de Sèvres, la rue de Verneuil, la rue de Beaune, la rue Vaneau avec une géographie architecturale parfois désabusée, infirme de son histoire et porteuse d’un climat émotionnel appartenant à l’indescriptible comme à l’espérance

    Dans l’œuvre de Olivier Delabre, outre Paris, l’un de ses thèmes privilégiés à peine effleuré ici, le tout dans des habits de gala, la dimension majeure demeure encore dans les coulisses !

    Il s’agit en effet des branchages et du feuillage de son arbre de vie qui portent témoignage d’une sensibilité rare. Elle puise sa sève dans des pelotes d’amours qui se reflètent dans un immense miroir de nostalgie, comme celui d’un volcan éteint sur les flancs duquel refleurissent des capucines polychromes porteuses d’une espérance joufflue pour traverser le monde nouveau tapissé d’orties et de ronces.

    La poésie de Olivier Delabre n’est ni mièvre ni ampoulée, ni redevable d’un quelque héritage ni d’un hermétisme suffisant.

    Elle s’impose avec force et vigueur, même si les porte-voix de la meute des épigones est absente pour clamer aux touristes de la vie ordinaire qu’il s’agit d’une œuvre très personnelle promise aux itinéraires les plus fleuris.

    Michel Dansel,

    juin 2023

    … VOÛTE PARISIENNE

    Où êtes-Vous au précieux soir cher Amon ?

    M’avez oublié là… bord de Seine en saison

    Déjà la promenade aspirée de l’été

    S’est déchirée folle et tendue d’un moucheté

    Conviant gris Noroît à me fendre en frissons

    Ses grises pluies rappelant… des jeux polissons

    Nous démarquer des brumes d’alors… un fort tard ;

    Me souffleriez-vous là… un rembruni rencard

    Abrité sous voûte Parisienne… au soir

    Cherchant raison à me plonger dans un vil noir

    Moi ! Fidèle ami de Vous Amon… sans remords

    De doux souvenirs au Quai Voltaire… à tribord

    Resurgissent com’ plausibles sous mille grains

    D’eaux brillant d’effets dorés… saupoudrant chagrin…

    Des silhouettes se rattachant au jadis

    Où Vous Madame… aux beaux soirs… enchantiez Paris

    Où êtes-Vous Madame au dit-soir du retour ?

    Sous cette voûte Parisienne… à rebours

    Le Temps de Nous défile aux lights d’un Boulevard

    Vous imagine à l’abri de l’averse d’Art

    Fulminant idées… à ce choix de rendez-vous

    À scruter Pleine Lune de ces mots à Nous

    Ce matin d’un appel convenant au plaisir

    Respirant nos cœurs… l’intrépide ardeur… au désir

    ©(12)Y8_22juin

    … QUARTIER DE MONTALEMBERT

    Dans la rue Montalembert, sise au Quartier du Septième Parisien, se promènent chats et même chiens ; Autant les chats du Septième grimpent au mur ou se glissent sous les voitures garées bord de trottoirs, lors de votre passage soudain, leur paraissant détestable… Autant les chiens du Septième Vous négligent ne laissant que traces sur ces trottoirs marquant leurs passages reniflants, Vous ignorant puisque même leurs Maîtres les ignorent ;

    – « Ne Vous déplaise, faites attention » sur ces cent mètres,

    une glissade odorante se risque cahotante Vous laissant pantois face aux rires de Gent, Vous grisant l’envie… d’un mot échappé…

    Au bout de la rue Montalembert, la sobre rue Sébastien Bottin la prolonge perpendiculairement étrangement petite, où se rencontrent encore des souvenirs canins, au moins dans la partie publique, où depuis des années se promène l’air à livres des célèbres Editions Gallimard comme de l’évanescence des repas canins, Nous rappelant fort qu’ils existent à chaque pas posé…

    Nonchalamment, leurs charmants propriétaires s’adonnent à contempler le ciel vaste comme les murs lors du laisser de friandises de leurs charmants protégés, un portable à l’oreille semblant fort hélas les préoccuper !

    Au bout de la Rue Sébastien Bottin

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